Si vous percevez quelques erreurs dans les traductions, rappelez-vous :
« À la Légion, 144 langues, un seul langage : se comprendre. »
Á PROPOS DE LÉGION'ARTS
La solidarité à la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
La solidarité ne naît pas dans la joie. Elle naît dans la douleur. On se sent plus proche de celui avec qui l’on a souffert que de celui avec qui l’on a réussi. Le bonheur flatte l’ego. L’épreuve, elle, soude les hommes.
Dans toute victoire collective se glisse une part d’amertume. Chacun évalue sa contribution, chacun se compare, parfois se juge lésé. Les familles se déchirent à l’heure des héritages, les groupes se fragmentent après le succès, les mouvements se disloquent une fois le pouvoir conquis. Le triomphe divise. Le malheur unit.
La cohésion d’un groupe de référence se forge ailleurs, dans le souvenir d’un calvaire partagé. C’est là que l’individu s’efface pour laisser place au corps. À la Légion étrangère, ce souvenir a un nom. Camerone.
Ce n’est pas un mythe heureux. C’est une défaite, une agonie, une fidélité jusqu’à la mort. Mais c’est précisément pour cela qu’elle fonde la solidarité légionnaire. On n’y célèbre pas la victoire, mais le sacrifice. Non pas le succès, mais la loyauté dans l’épreuve.
L’étymologie le dit sans détour. Sympathie et compassion veut dire « souffrir avec ». À la Légion, la solidarité n’est pas un sentiment abstrait. Elle est une expérience vécue, transmise, rappelée. Elle est ce lien invisible qui unit ceux qui sont tombés, ceux qui souffrent encore et ceux qui continuent de servir.
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Regards d'anciens
Entre fidélité et changement
Ce texte me semblait polémique , aussi je l'ai lu avec attention. Mais non, Antoine ne règle pas des comptes et ne regrette pas un âge d’or. Il observe, avec l’expérience de près de quarante années de service à la Légion étrangère, ce qui change aujourd’hui, parfois à bas bruit, dans les usages, les symboles et les repères.
Ses remarques peuvent surprendre ou déranger. Elles n’en sont pas moins sincères. Elles posent une question simple et essentielle, comment évoluer sans perdre ce qui fait l’âme d’une institution ?
Ce texte n’apporte pas de réponse toute faite. Il invite à réfléchir, et c’est précisément pour cela que j’ai estimé qu’il méritait d’être lu.
Enfin, le texte me laisse une impression de solitude générationnelle. Celle de quelqu’un qui se demande, honnêtement, s’il est devenu « vieux chnoque » ou s’il est simplement l’un des derniers gardiens d’une cohérence.
C’est un témoignage inquiet mais loyal, écrit non pour condamner le présent, mais pour rappeler que toute modernisation a un coût symbolique, et que ce coût mérite d’être regardé en face.
Louis Perez y Cid
Évolution, dérive ou les deux ?
Antoine Marquet (LCL. Te-er)
Les produits périssables portent tous une date de péremption. Comme tout animal, je suis périssable moi aussi et, à mesure que cette échéance approche, sans qu’heureusement je connaisse la date fatidique, je sens bien que je deviens un vieux chnoque, peut-être passé de mode. Sans doute à tort, je m’étonne — et parfois m’inquiète — des changements notables observés dans le monde professionnel militaire, et plus particulièrement dans celui de la Légion étrangère, où j’ai évolué pendant presque quatre décennies.
Chaque jour semble apporter son lot de nouveautés, certaines anecdotiques, d’autres plus révélatrices. Lire la suite...
Les produits périssables portent tous une date de péremption. Comme tout animal, je suis périssable moi aussi et, à mesure que cette échéance approche, sans qu’heureusement je connaisse la date fatidique, je sens bien que je deviens un vieux chnoque, peut-être passé de mode. Sans doute à tort, je m’étonne — et parfois m’inquiète — des changements notables observés dans le monde professionnel militaire, et plus particulièrement dans celui de la Légion étrangère, où j’ai évolué pendant presque quatre décennies.
Chaque jour semble apporter son lot de nouveautés, certaines anecdotiques, d’autres plus révélatrices. Lire la suite...
Refléxions du moment
La question du Groenland
Par Louis Perez y Cid
A travers ce texte je salue Peter, son épouse Kirsten ainsi que Lars, et nos autres anciens légionnaires qui vivent au Danemark.
Un monde dont on parle sans jamais écouter ceux qui l’habitent
En juin 1951, après de longs mois passés parmi les Inuits du nord-ouest du Groenland, Jean Malaurie* voit surgir de la toundra une vision irréelle, une ville de métal, de hangars et de fumée. Là où régnaient encore le silence et la chasse vient de naître la base secrète américaine de Thulé. Pour l’explorateur, ce surgissement marque un basculement irréversible, celui du monde inuit.
En un été, les États-Unis projettent 12 000 hommes et une flotte entière pour édifier, sur un sol gelé, l’une de leurs plus vastes bases militaires à l’étranger.
La menace d’une attaque soviétique par la route polaire sert de justification. Pour les Inuits, c’est une annexion silencieuse, l’irruption brutale d’un univers de machines, de vitesse et d’armes nucléaires dans un monde régi par la chasse et le rythme du vivant.
En un été, les États-Unis projettent 12 000 hommes et une flotte entière pour édifier, sur un sol gelé, l’une de leurs plus vastes bases militaires à l’étranger.
La menace d’une attaque soviétique par la route polaire sert de justification. Pour les Inuits, c’est une annexion silencieuse, l’irruption brutale d’un univers de machines, de vitesse et d’armes nucléaires dans un monde régi par la chasse et le rythme du vivant.
La présence américaine
La présence américaine au Groenland ne date pourtant pas de la guerre froide. Dès 1941, après l’occupation du Danemark par l’Allemagne nazie, les États-Unis y installent plusieurs bases afin de sécuriser l’Atlantique Nord et les routes aériennes vers l’Europe. L’accord de défense signé en 1951 entre Washington et Copenhague formalise cette implantation et permet la construction de Thulé. Lire la suite...
Dossiers
AALE et JAL, évolution?
Entre traditions impeccablement rangées… et évolutions qui débordent du cadre
Les amicales d’anciens légionnaires ont été créées pour rassembler ceux qui ont vécu quelque chose que l’on n’explique jamais vraiment aux autres. Une histoire de boue, de fatigue, de fraternité… et de souvenirs qu’on ne raconte qu’à moitié, parce que l’autre moitié se devine, ou se tait.
Officiellement, on parle de cérémonies, de drapeaux et de traditions. Officieusement, on sait bien que l’essentiel est ailleurs, dans le coup de fil passé au bon moment, le verre partagé sans raison valable, et ce lien étrange qui permet parfois de se comprendre sans finir les phrases. Bref, l’esprit Légion ne vit pas dans les statuts. Il circule entre les gens et aime bien prendre des raccourcis.
Chaque amicale a son caractère. Ville de garnison, campagne profonde ou bout du monde, chacune raconte une histoire différente. C’est ce qui fait leur richesse… et parfois leurs réunions interminables.
Les jeunes anciens (JAL), la question qui revient toujours à l’ordre du jour
Explorations littéraires
« Papa pourquoi tu pars ? »
Pourquoi ce livre pour enfant sur notre site ?
Par Louis Perez y Cid
« Papa pourquoi tu pars ? » est un livre pour enfants écrit par une jeune auteure. S’il a toute sa place sur notre site, c’est avant tout parce que son histoire est profondément liée à la nôtre.
Son auteure, Marion Maloigne, est une sœur d’armes, engagée dans l’Armée de l’air. Comme tant de militaires, elle a dû partir en mission, laissant derrière elle ce qu’elle avait de plus précieux, sa famille.
Maman, elle a vécu la séparation non seulement avec son cœur d’adulte, mais aussi à travers le regard de son enfant.
De cette épreuve est née une évidence. En mêlant son vécu à sa passion pour la littérature, elle a choisi d’écrire pour les enfants. Pour ceux qui attendent. Pour ceux qui ressentent l’absence sans toujours pouvoir la nommer. Pour nos enfants.
« Chaque jour des centaines d’hommes et de femmes sont envoyés loin de chez eux, bien sûr nous pensons à eux et les soutenons, mais qu’en est-il de ceux qui restent, qu’en est-il de ces bouts de chou qui souffrent en silence ?
En tant que maman, je voyais la terrible tristesse dans le regard de mon tout petit. Quelle sinistre épreuve pour un parent que d’assister à cette puissante déchirure qui s’installe dans le cœur de nos enfants. Je ne pouvais laisser mon fils dans ce chagrin si pesant et c’est grâce à ce genre de petites histoires que j’ai réussi à panser ses blessures. »
Marion Maloigne Lire la suite...
Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
La vie sur Terre
Sur la Terre, la disparition des dinosaures et l’apparition de l’Homme.
En furetant dans une médiathèque, un livre pour enfants, une BD, attira ma curiosité. Il évoquait notre Terre et la vie, aussi bien sur les continents, dans les mers et dans les airs.
Je fus surpris devant une image représentant des hommes, certes habillés de peau de bête, mais qui chassaient des dinosaures. Comment peut-on laisser d’insinuer dans la tête de nos chères têtes blondes que ces deux espèces vivantes ont pu se côtoyer ?
Rappelons très brièvement ces périodes où la Terre vit gambader ces deux « colonisateurs », les dinosaures et les Hommes.
Disparition des dinosaures
Les scientifiques situent la création de l’Univers, le Big Bang, aux alentours de 13,5 milliards d’années en arrière.
Notre Système solaire, avec la Terre, est né voici un peu moins de 5 milliards d’années, pour arrondir les chiffres.
Il faut remonter à un peu plus de 500 millions d’années pour voir la Terre s’animer un tout petit peu avec des êtres vivants. Les méduses, les poissons commencent à peupler les mers. Puis, sur les continents, les liquens, les plantes colonisent les sols.
Viennent ensuite les mammifères et les dinosaures à la fin de l’ère primaire, 250 millions d’années. Lire la suite...
Notre Système solaire, avec la Terre, est né voici un peu moins de 5 milliards d’années, pour arrondir les chiffres.
Il faut remonter à un peu plus de 500 millions d’années pour voir la Terre s’animer un tout petit peu avec des êtres vivants. Les méduses, les poissons commencent à peupler les mers. Puis, sur les continents, les liquens, les plantes colonisent les sols.
Viennent ensuite les mammifères et les dinosaures à la fin de l’ère primaire, 250 millions d’années. Lire la suite...
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QUI SOMMES NOUS
Légion’Arts est une maison d’édition associative et indépendante créée par d’anciens légionnaires- artistes : préserver et partager la mémoire de la légion étrangère à travers des œuvres authentiques, humaines et inspirantes. Chaque légionnaire a une voix. Avec Légion’Arts, ces histoires deviennent mémoire collective, accessibles à tous.