Si vous percevez quelques erreurs dans les traductions, rappelez-vous :
« À la Légion, 144 langues, un seul langage : se comprendre. »
Á PROPOS DE LÉGION'ARTS
Isabelle Maury,
un peintre d'exception
Par Christian Morisot
Isabelle Maury est possédée par la passion de peindre la Légion étrangère et plus précisément le légionnaire.
Son passage à Saumur récemment à tout particulièrement laissé une empreinte délicate et de grande qualité.
Elle affiche avec discrétion sa position sur la tauromachie sans prendre réellement position et ses tableaux peuvent être interpréter par les deux parties, pour ou contre, tous trouvent leur compte. Pour autant, aucun quiproquo, en filigrane, Isabelle sait avec subtilité faire passer son message.
La peinture n’est pas un savoir. Elle n’est pas non plus jouissance. Le peintre avant d’en faire l’expérience est plongé dans la nuit. Il doit en sortir pour que s’accomplisse la transgression de l’invention des formes objectives et subjectives. C’est se projeter dans un univers intérieur tout en utilisant le monde incorruptible de la réalité visuelle.
La peinture, c’est découvrir la sensibilité du beau, celui qui conduit à la connaissance de l’art et à l’incertitude des lois et critères de beauté qui restent souvent inexpliqués.
“Isabelle” c’est la beauté intellectuelle qui se traduit par un savant dosage de multiples variétés de couleurs qu’une indiscipline volontaire mais contrôlée transforme en oeuvre d’art... Lire la suite...
La peinture, c’est découvrir la sensibilité du beau, celui qui conduit à la connaissance de l’art et à l’incertitude des lois et critères de beauté qui restent souvent inexpliqués.
“Isabelle” c’est la beauté intellectuelle qui se traduit par un savant dosage de multiples variétés de couleurs qu’une indiscipline volontaire mais contrôlée transforme en oeuvre d’art... Lire la suite...
Regards d'anciens
Lettre de mon jardin 4
Regards sur une France silencieuse
Ainsi parlait le général Bigeard : « J’ai mal à la France ! ». Je dois bien reconnaître que je me trouve dans l’inconfortable position d’un observateur inquiet, qui regarde le monde s’agiter autour de lui et qui ressent une grande peine à l’âme.
Jamais au grand jamais, je n’ai réellement été intéressé de près ou de loin par ce qui touche à la politique, je me suis contenté de faire un choix, plus par devoir que par conviction et j’ai toujours accorder ma confiance à celle ou celui qui représentait au mieux mes valeurs... Lire la suite...
Refléxions du moment
Les lumières ne s’éteindront pas… elles attendent simplement d’être portées.
Par Louis Perez y Cid
Les cycles de la puissance
L’histoire ne progresse pas en ligne droite, elle se déplace. Elle glisse d’un centre de gravité à un autre.
Le basculement européen des XVe–XVIe siècles ne fut pas d’abord militaire, il fut intellectuel. La redécouverte des textes antiques, la circulation des manuscrits byzantins, l’imprimerie, la pensée humaniste, les travaux de Nicolas Copernic et de Galilée, autant de fissures dans un monde ordonné autour du Saint-Empire romain germanique et de l’autorité religieuse. Ce moment a un nom : la Renaissance.
L’innovation naît lorsque la connaissance circule, la puissance suit.
Le XVe siècle portugais ouvre les routes maritimes.
Le XVIe siècle espagnol organise l’empire.
Le XVIIe siècle néerlandais invente la finance moderne.
Le XVIIIe siècle français structure la pensée politique.
Le XIXe siècle britannique industrialise la planète.
Mais l’histoire n’est pas seulement une alternance de dominations. Elle est une succession de modèles anthropologiques. Chacun, à son tour, impose sa manière d’organiser l’homme, le pouvoir et le monde.
Ces puissances furent inégales, parfois brutales, toujours concurrentes. Leur affrontement culmine dans les deux guerres mondiales, un suicide européen qui ouvre le XXe siècle dominé par d’autres, les États-Unis et l’Union soviétique.
Le XXe siècle fut bipolaire et le XXIe siècle paraît hésitant. La question n’est pas seulement de savoir qui domine aujourd’hui. Elle est de comprendre ce qui fait durer une puissance. Lire la suite...
Le basculement européen des XVe–XVIe siècles ne fut pas d’abord militaire, il fut intellectuel. La redécouverte des textes antiques, la circulation des manuscrits byzantins, l’imprimerie, la pensée humaniste, les travaux de Nicolas Copernic et de Galilée, autant de fissures dans un monde ordonné autour du Saint-Empire romain germanique et de l’autorité religieuse. Ce moment a un nom : la Renaissance.
L’innovation naît lorsque la connaissance circule, la puissance suit.
Le XVe siècle portugais ouvre les routes maritimes.
Le XVIe siècle espagnol organise l’empire.
Le XVIIe siècle néerlandais invente la finance moderne.
Le XVIIIe siècle français structure la pensée politique.
Le XIXe siècle britannique industrialise la planète.
Mais l’histoire n’est pas seulement une alternance de dominations. Elle est une succession de modèles anthropologiques. Chacun, à son tour, impose sa manière d’organiser l’homme, le pouvoir et le monde.
Ces puissances furent inégales, parfois brutales, toujours concurrentes. Leur affrontement culmine dans les deux guerres mondiales, un suicide européen qui ouvre le XXe siècle dominé par d’autres, les États-Unis et l’Union soviétique.
Le XXe siècle fut bipolaire et le XXIe siècle paraît hésitant. La question n’est pas seulement de savoir qui domine aujourd’hui. Elle est de comprendre ce qui fait durer une puissance. Lire la suite...
Dossiers
Chronique Laotienne 3/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
31 janvier 1954
07 h 30
Le détachement du commandant Cabaribère quitte Mouang Khouei dans l’ordre 3e compagnie du 2e BCL, 6e compagnie, personnel de la CCB et 7e compagnie.
08 h 15
Le détachement Menigoz quitte Kouang Rip après avoir laissé le commandant Vaudrey et le 5e Tabor partir une heure avant eux.
09 h 00
Les éclaireurs de la section de tête de la 3e compagnie du 2e BCL tombent nez à nez avec une section de réguliers Viêts qui marchent en direction de Mouang Khouei. Les Laotiens réagissent les premiers et ouvrent le feu abattant les 3 Viêts de tête.
L’ennemi riposte et après une demi-heure de combat le lieutenant Banlier rend compte de ce que son unité de feu est presque épuisée et le commandant le fait dépasser par la 6e compagnie.
Pendant ce temps l’ennemi s’est sans cesse renforcé et les sections Debret, Bondietete et Ducati qui sont déployées de part et d’autre de la piste, auront à repousser 4 assauts successifs au cours desquels l’ennemi laisse sur place une cinquantaine de tués et de l’armement. Du côté de la 6e compagnie il y a un tué, 6 disparus, dont le lieutenant Debret, et 12 blessés, plus 3 blessés à l’élément de la CCB.
L’ennemi peut remplacer ses pertes alors que la 6e compagnie déjà réduite à 80 légionnaires au départ de Mouang Khoua ressent durement la diminution qui représente le quart de son effectif dont 2 chefs de section. Elle sera renforcée par la 7e compagnie... Lire la suite...
31 janvier 1954
07 h 30
Le détachement du commandant Cabaribère quitte Mouang Khouei dans l’ordre 3e compagnie du 2e BCL, 6e compagnie, personnel de la CCB et 7e compagnie.
08 h 15
Le détachement Menigoz quitte Kouang Rip après avoir laissé le commandant Vaudrey et le 5e Tabor partir une heure avant eux.
09 h 00
Les éclaireurs de la section de tête de la 3e compagnie du 2e BCL tombent nez à nez avec une section de réguliers Viêts qui marchent en direction de Mouang Khouei. Les Laotiens réagissent les premiers et ouvrent le feu abattant les 3 Viêts de tête.
L’ennemi riposte et après une demi-heure de combat le lieutenant Banlier rend compte de ce que son unité de feu est presque épuisée et le commandant le fait dépasser par la 6e compagnie.
Pendant ce temps l’ennemi s’est sans cesse renforcé et les sections Debret, Bondietete et Ducati qui sont déployées de part et d’autre de la piste, auront à repousser 4 assauts successifs au cours desquels l’ennemi laisse sur place une cinquantaine de tués et de l’armement. Du côté de la 6e compagnie il y a un tué, 6 disparus, dont le lieutenant Debret, et 12 blessés, plus 3 blessés à l’élément de la CCB.
L’ennemi peut remplacer ses pertes alors que la 6e compagnie déjà réduite à 80 légionnaires au départ de Mouang Khoua ressent durement la diminution qui représente le quart de son effectif dont 2 chefs de section. Elle sera renforcée par la 7e compagnie... Lire la suite...
Explorations littéraires
Les 18
D’après l’histoire vraie du voyage de Fernand de Magellan
Une série BD de Louis Perez y Cid.
En 1519, ils sont 240 à quitter Séville. Des marins aguerris, des étrangers sans expérience, des hommes traqués par leur passé et des enfants.
Cinq nefs s’élancent vers la mer Océane sous le commandement de Fernand de Magellan.
Personne ne connaît la véritable destination. Deux ans de vivres sont embarqués.
Les cartes s’arrêtent là où commence leur route. Ils partent vers le vide.
Trois ans plus tard, un seul navire revient, à son bord, plusieurs tonnes de clous de girofle et … 18 survivants.
Le capitaine Juan Sebastián Elcano boucle la première circumnavigation de l’Histoire.
Mais entre le départ et le retour, il n’y a pas la gloire.
Il y a la faim, la peur, la trahison, le froid la chaleur suffocante, la mutinerie, les combats et le sang, beaucoup de sang.
Ce n’est pas une légende. C’est pire.
Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Quand le Soleil s’éteindra
Par Michel Gravereau
Nous avons pris l’habitude de considérer que le début de l’Univers fut marqué par cette immense explosion nommée « Big Bang », voici 15 milliards d’années environ.
Notre système solaire naquit bien après, 4,8 milliards d’années seulement. Au centre, le Soleil, notre étoile, trône. Il semble éternel, indestructible et pourtant, comme toute chose, comme toutes les étoiles, il est né, il vit et il va mourir.
Il est aujourd’hui à la moitié de son existence.
Voici dans ses grandes lignes la chronique de cette mort annoncée.
Dans environ 5 milliards d’années, il enflera démesurément, jusqu’à atteindre une taille 20 fois supérieure à sa taille actuelle.et se mettra à briller comme jamais. Il engloutira alors dans ses feux la plupart des planètes du Système solaire, dont la Terre.
Sa fin programmée sera riche en rebondissements. Son éclat, sa taille et sa température varieront jusqu’à ce qu’il atteigne la phase ultime de sa vie, devenant un corps sombre et froid qui s’éteindra à petit feu.
Pour nous qui nous réchauffons à sa lumière depuis que le monde est monde, difficile d’imaginer qu’il n’est pas éternel.
Pendant cette longue agonie et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les planètes qui en sont le plus proches ne finiront pas gelées sur place mais carbonisées par les feux du Soleil. Lire la suite...
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QUI SOMMES NOUS
Légion’Arts est une maison d’édition associative et indépendante créée par d’anciens légionnaires- artistes : préserver et partager la mémoire de la légion étrangère à travers des œuvres authentiques, humaines et inspirantes. Chaque légionnaire a une voix. Avec Légion’Arts, ces histoires deviennent mémoire collective, accessibles à tous.