Si vous percevez quelques erreurs dans les traductions, rappelez-vous :
« À la Légion, 144 langues, un seul langage : se comprendre. »
Edito de PYC
LE PAPE ET L’EMPIRE IMAGINAIRE
Par Louis Perez y Cid
Parler du pape sur un site légionnaire peut surprendre.
Et pourtant, à la Légion, aucune grande cérémonie ne s’ouvre ni ne s’achève sans une messe.
Entre silence des armes et parole du sacré, il n’y a pas contradiction, mais une habitude ancienne.
C’est depuis cet équilibre que certaines paroles, même lointaines, trouvent ici un écho particulier.
Il suffit parfois d’une phrase lancée sur un plateau télé pour faire ressurgir un siècle entier.
Ces derniers jours, au détour d’un débat, certains ont cru voir dans la tension verbale entre le pape et le président des États-Unis l’écho d’un autre affrontement, celui qui opposa Jean-Paul II à l’Union soviétique.
L’image est belle. Elle est même rassurante. Un pape, une puissance, une parole morale face à un empire. Et, au bout du récit, la promesse d’une chute.
Mais l’histoire ne se répète pas à la demande des plateaux.
Car enfin, que compare-t-on ?...Lire la suite...
Regards d'anciens
La Légion sans fard 2
Par Christian Morisot
La vieillesse est, comme chacun le sait, le crépuscule de la vie. C’est le moment ou jamais, non pas de rédiger son testament, mais de transmettre un héritage écrit en puisant dans les souvenirs et les « éclipses » qui ont marqué nos existences. Pour nous, légionnaires, c'est aussi l'heure de faire le point sur ces années passées au service de l'Institution, qui ont occupé la plus grande part de notre jeunesse.
Un constat s’impose : nous sommes les héritiers de ces anciens aux destinées fabuleuses. En toute objectivité, et sans vouloir nuire à l'image de cette magnifique Institution, nous souhaitons simplement présenter — sans naïveté — certains aspects méconnus ou occultés par les écrivains qui ont relaté l'histoire légionnaire.
La motivation d'un tel partage est claire : s'appuyer sur les écrits accumulés durant notre service pour dévoiler, en filigrane, des réflexions et des anecdotes vécues. Car si aucun corps militaire n’a autant captivé l’imagination populaire, nous en sommes, nous, les témoins encore vivants. Actuellement, notre site reflète surtout les réactions d'officiers à titre étranger, alors qu’il est ouvert à tous les anciens — comme nous le démontre chaque semaine notre camarade Michel Gravereau.
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La vieillesse est, comme chacun le sait, le crépuscule de la vie. C’est le moment ou jamais, non pas de rédiger son testament, mais de transmettre un héritage écrit en puisant dans les souvenirs et les « éclipses » qui ont marqué nos existences. Pour nous, légionnaires, c'est aussi l'heure de faire le point sur ces années passées au service de l'Institution, qui ont occupé la plus grande part de notre jeunesse.
Un constat s’impose : nous sommes les héritiers de ces anciens aux destinées fabuleuses. En toute objectivité, et sans vouloir nuire à l'image de cette magnifique Institution, nous souhaitons simplement présenter — sans naïveté — certains aspects méconnus ou occultés par les écrivains qui ont relaté l'histoire légionnaire.
La motivation d'un tel partage est claire : s'appuyer sur les écrits accumulés durant notre service pour dévoiler, en filigrane, des réflexions et des anecdotes vécues. Car si aucun corps militaire n’a autant captivé l’imagination populaire, nous en sommes, nous, les témoins encore vivants. Actuellement, notre site reflète surtout les réactions d'officiers à titre étranger, alors qu’il est ouvert à tous les anciens — comme nous le démontre chaque semaine notre camarade Michel Gravereau.
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Refléxions du moment
Réflexions sur la genèse de la fête identitaire de la Légion
Par Antoine Marquet.
« Camerone n’est pas une victoire, c’est une fidélité »
Le 30 avril 1863, sous le soleil implacable du Mexique, dans le petit village de Camerone, une poignée de légionnaires allait écrire l’une des plus éclatantes leçons de fidélité et d’honneur militaire. Soixante hommes, commandés par le capitaine Jean Danjou, se retrouvèrent face à près de deux mille combattants.
La disproportion des forces était telle que l’issue ne faisait aucun doute. Et pourtant, ils tinrent. Ils tinrent jusqu’au bout, jusqu’à la dernière cartouche, jusqu’au dernier souffle.
Le serment d’un capitaine tissait déjà le linceul de ces hommes et allait faire d’un obscur combat dans les ingrates terres chaudes du Mexique une épopée appelée à devenir mondialement connue.
Le combat qui opposa une soixantaine de braves légionnaires à deux mille Mexicains entra de plein-pied dans l’Histoire pour devenir l’immortel Camerone.
Élevé à la hauteur d’un mythe, ce combat fut pourtant bien réel, si intimement lié à la Légion étrangère et à l’histoire de l’Armée française. Il est devenu l’expression d’un symbole de résistance farouche, jusqu’au dernier souffle du dernier homme : faire Camerone... Lire la suite...
La disproportion des forces était telle que l’issue ne faisait aucun doute. Et pourtant, ils tinrent. Ils tinrent jusqu’au bout, jusqu’à la dernière cartouche, jusqu’au dernier souffle.
Le serment d’un capitaine tissait déjà le linceul de ces hommes et allait faire d’un obscur combat dans les ingrates terres chaudes du Mexique une épopée appelée à devenir mondialement connue.
Le combat qui opposa une soixantaine de braves légionnaires à deux mille Mexicains entra de plein-pied dans l’Histoire pour devenir l’immortel Camerone.
Élevé à la hauteur d’un mythe, ce combat fut pourtant bien réel, si intimement lié à la Légion étrangère et à l’histoire de l’Armée française. Il est devenu l’expression d’un symbole de résistance farouche, jusqu’au dernier souffle du dernier homme : faire Camerone... Lire la suite...
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Explorations littéraires
Le livre de Camerone
Par Louis Perez y Cid
Livre d'Alain Gandy, aux Presses de la cité. 1995
À l’approche de Camerone, il m’a semblé naturel de rendre hommage à l’homme autant qu’à l’écrivain.
Alain Gandy ne fut pas seulement un auteur reconnu, mais avant tout un soldat au parcours peu commun. Officier engagé lors de la campagne de France pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit ensuite en Indochine puis en Algérie. C’est là qu’il fit un choix rare, quitter son statut d’officier pour s’engager comme simple légionnaire.
Ce choix en dit long sur l’homme.
Il poursuivit alors sa... Lire la suite...
Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Gérer les jours qui passent
Par Michel Gravereau
Marignan : 1 515.
Combien de fois vous a-t-on demandé votre date de naissance ?
Connaissez-vous quelqu’un né le 29 février et qui ne fête son anniversaire que tous les 4 ans ?
Nous pourrions continuer ce genre de questions longtemps, des questions qui se rapportent au temps qui passe inscrit sur nos calendriers.
Justement, notre calendrier à 28, 29, 30 ou 31 jours, d’où vient-il et n’est ce pas le résultat d’un souci perpétuel de l’humanité de savoir compter le temps ?
Les Romains.
Voici plus de 2 000 ans, en 46 avant notre ère, Jules César chargea l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie d’inventer un calendrier qui mettrait fin aux énormes imperfections du précédent qui, selon les années, comportait 12 ou 13 mois. En effet, il était basé sur les phases de la Lune qui se renouvellent tous les 29,5 jours. Ainsi, nous avions des mois de 29 et des mois de 30 jours. Si bien que l’année totalisait 354 jours.
Pour correspondre aux saisons, il était nécessaire de rajouter un treizième mois tous les trois ans.
Pour arriver à ses fins, Sosigène prit l’année solaire, 365,25 jours, et eut l’idée de la diviser en 12 alternant des mois de 30 et 31 jours Comme février était le premier mois de l’année chez les Romains, il n’en compterait que 28. Pour atteindre les 0,25 et se caler sur le Soleil, force était d’ajouter un jour tous les 4 ans, d’où la fameuse année bissextile... Lire la suite...
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