Si vous percevez quelques erreurs dans les traductions, rappelez-vous :
« À la Légion, 144 langues, un seul langage : se comprendre. »
Á PROPOS DE LÉGION'ARTS
l’art de bien former les caractères.
La calligraphie (du grec kallos = beauté, graphein = écrire).
Elle apparaît dès les premières civilisations, en Égypte antique avec les hiéroglyphes, en Chine où elle devient très tôt un art majeur (plus de 2 000 ans avant notre ère), puis dans le monde islamique où l’écriture arabe prend une dimension spirituelle.
Au Moyen Âge européen, les moines copistes décorent les manuscrits dans les scriptoria. L’invention de l’imprimerie au XVe siècle réduit son rôle utilitaire, mais elle demeure un art... Lire la suite...
Au Moyen Âge européen, les moines copistes décorent les manuscrits dans les scriptoria. L’invention de l’imprimerie au XVe siècle réduit son rôle utilitaire, mais elle demeure un art... Lire la suite...
Regards d'anciens
Le vieil homme du camp Kossei
Par Jean-Marie Dieuze
Nous sommes au Tchad, à N’Djamena, dans l’enceinte du camp Kossei, base aérienne du dispositif français depuis les années soixante. Début des années 1990 : la chaleur écrasait tout, jusqu’aux certitudes. J’étais déployé avec le 2ᵉ R.E.P. lors de l’opération Épervier.
Je me souviens de ce vieil homme comme d’une présence discrète et singulière. Un de ces visages que l’on croise chaque jour sans toujours connaître le nom, l’histoire, l’origine.
Humble employé local de la Poste aux Armées, il ne portait aucun galon. Ce qui avait été une veste d’uniforme couvrait à peine sa silhouette maigre et longue. Sur sa poitrine, des décorations aux rubans usés par le temps racontaient une histoire prestigieuse. Ses sandales, aussi vieilles que ses souvenirs, ne laissaient derrière lui aucune trace. Le son de sa voix restera un mystère.
Son visage noir affichait une terre ancienne, africaine, ancestrale. La calvitie y gagnait du terrain, laissant quelques touffes blanches, hérissées comme de l’herbe brûlée. Le temps avait labouré sa peau, la vie l’avait marquée au fer, la guerre y avait laissé ses cicatrices. On ne voyait pas seulement un vieil homme : on lisait le temps passé. Lire la suite...
Son visage noir affichait une terre ancienne, africaine, ancestrale. La calvitie y gagnait du terrain, laissant quelques touffes blanches, hérissées comme de l’herbe brûlée. Le temps avait labouré sa peau, la vie l’avait marquée au fer, la guerre y avait laissé ses cicatrices. On ne voyait pas seulement un vieil homme : on lisait le temps passé. Lire la suite...
Refléxions du moment
Les lumières ne s’éteindront pas… elles attendent simplement d’être portées.
Par Louis Perez y Cid
Les cycles de la puissance
L’histoire ne progresse pas en ligne droite, elle se déplace. Elle glisse d’un centre de gravité à un autre.
Le basculement européen des XVe–XVIe siècles ne fut pas d’abord militaire, il fut intellectuel. La redécouverte des textes antiques, la circulation des manuscrits byzantins, l’imprimerie, la pensée humaniste, les travaux de Nicolas Copernic et de Galilée, autant de fissures dans un monde ordonné autour du Saint-Empire romain germanique et de l’autorité religieuse. Ce moment a un nom : la Renaissance.
L’innovation naît lorsque la connaissance circule, la puissance suit.
Le XVe siècle portugais ouvre les routes maritimes.
Le XVIe siècle espagnol organise l’empire.
Le XVIIe siècle néerlandais invente la finance moderne.
Le XVIIIe siècle français structure la pensée politique.
Le XIXe siècle britannique industrialise la planète.
Mais l’histoire n’est pas seulement une alternance de dominations. Elle est une succession de modèles anthropologiques. Chacun, à son tour, impose sa manière d’organiser l’homme, le pouvoir et le monde.
Ces puissances furent inégales, parfois brutales, toujours concurrentes. Leur affrontement culmine dans les deux guerres mondiales, un suicide européen qui ouvre le XXe siècle dominé par d’autres, les États-Unis et l’Union soviétique.
Le XXe siècle fut bipolaire et le XXIe siècle paraît hésitant. La question n’est pas seulement de savoir qui domine aujourd’hui. Elle est de comprendre ce qui fait durer une puissance. Lire la suite...
Le basculement européen des XVe–XVIe siècles ne fut pas d’abord militaire, il fut intellectuel. La redécouverte des textes antiques, la circulation des manuscrits byzantins, l’imprimerie, la pensée humaniste, les travaux de Nicolas Copernic et de Galilée, autant de fissures dans un monde ordonné autour du Saint-Empire romain germanique et de l’autorité religieuse. Ce moment a un nom : la Renaissance.
L’innovation naît lorsque la connaissance circule, la puissance suit.
Le XVe siècle portugais ouvre les routes maritimes.
Le XVIe siècle espagnol organise l’empire.
Le XVIIe siècle néerlandais invente la finance moderne.
Le XVIIIe siècle français structure la pensée politique.
Le XIXe siècle britannique industrialise la planète.
Mais l’histoire n’est pas seulement une alternance de dominations. Elle est une succession de modèles anthropologiques. Chacun, à son tour, impose sa manière d’organiser l’homme, le pouvoir et le monde.
Ces puissances furent inégales, parfois brutales, toujours concurrentes. Leur affrontement culmine dans les deux guerres mondiales, un suicide européen qui ouvre le XXe siècle dominé par d’autres, les États-Unis et l’Union soviétique.
Le XXe siècle fut bipolaire et le XXIe siècle paraît hésitant. La question n’est pas seulement de savoir qui domine aujourd’hui. Elle est de comprendre ce qui fait durer une puissance. Lire la suite...
Dossiers
Chronique Laotienne 2/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
24 janvier 2024
La découverte de cette petite ville m’étonne, mais pas mes coéquipiers qui vivent en Thaïlande ! Vers 4 heures 30 du matin je suis réveillé par un bruit sourd, répété avec une constance de métronome.
J’apprends qu’il s’agit du gong du temple proche dont nous connaîtrons quelques moines au moment de l’aumône. Se substituant au gong, nous avons droit à un discours prononcé par une voix masculine monocorde qui délivre en laotien des messages sociétaux, politiques et sans doute de conditionnement de la population qui semble indifférente à cette harangue communiste.
Aux premières lueurs de l’aube les étalages de marchandises de toute sorte gagnent les bords des rues.
Nous y trouvons de tout. Beaux légumes frais arrachés à leur sol natal, des plats cuisinés, de l’outillage, des animaux, dont une espèce a retenu spécialement mon attention de gourmet : des rats séchés, des rats grillés… certains spécialistes au goût exquis s’en délecteraient.
La visite du marché est, elle aussi très instructive : l’on vient de tuer un veau, là, à même le sol. Dépecé sur place il attire une clientèle humaine mais aussi canine et féline. Cela ne surprend personne hormis nous… Lire la suite...
24 janvier 2024
La découverte de cette petite ville m’étonne, mais pas mes coéquipiers qui vivent en Thaïlande ! Vers 4 heures 30 du matin je suis réveillé par un bruit sourd, répété avec une constance de métronome.
J’apprends qu’il s’agit du gong du temple proche dont nous connaîtrons quelques moines au moment de l’aumône. Se substituant au gong, nous avons droit à un discours prononcé par une voix masculine monocorde qui délivre en laotien des messages sociétaux, politiques et sans doute de conditionnement de la population qui semble indifférente à cette harangue communiste.
Aux premières lueurs de l’aube les étalages de marchandises de toute sorte gagnent les bords des rues.
Nous y trouvons de tout. Beaux légumes frais arrachés à leur sol natal, des plats cuisinés, de l’outillage, des animaux, dont une espèce a retenu spécialement mon attention de gourmet : des rats séchés, des rats grillés… certains spécialistes au goût exquis s’en délecteraient.
La visite du marché est, elle aussi très instructive : l’on vient de tuer un veau, là, à même le sol. Dépecé sur place il attire une clientèle humaine mais aussi canine et féline. Cela ne surprend personne hormis nous… Lire la suite...
Explorations littéraires
Les 18
D’après l’histoire vraie du voyage de Fernand de Magellan
Une série BD de Louis Perez y Cid.
En 1519, ils sont 240 à quitter Séville. Des marins aguerris, des étrangers sans expérience, des hommes traqués par leur passé et des enfants.
Cinq nefs s’élancent vers la mer Océane sous le commandement de Fernand de Magellan.
Personne ne connaît la véritable destination. Deux ans de vivres sont embarqués.
Les cartes s’arrêtent là où commence leur route. Ils partent vers le vide.
Trois ans plus tard, un seul navire revient, à son bord, plusieurs tonnes de clous de girofle et … 18 survivants.
Le capitaine Juan Sebastián Elcano boucle la première circumnavigation de l’Histoire.
Mais entre le départ et le retour, il n’y a pas la gloire.
Il y a la faim, la peur, la trahison, le froid la chaleur suffocante, la mutinerie, les combats et le sang, beaucoup de sang.
Ce n’est pas une légende. C’est pire.
Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Les lunes du système solaire.
Pendant très longtemps, nous ne parlions que d’une seule Lune, la nôtre celle de la Terre. Certes d’autres corps en révolution autour de certaines planètes étaient connus, comme ceux gravitant autour de Jupiter depuis que Galilée les ait découvert en 1 609, mais l’homme les nommait « satellites ».
Depuis le lancement en grand nombre de satellites, conçus par l’homme, de toute sorte, communication, météo, militaire, etc, le terme de satellite leur a été consacré et les satellites naturels des planètes ont pris le nom officiel de « lune ».
Depuis le lancement en grand nombre de satellites, conçus par l’homme, de toute sorte, communication, météo, militaire, etc, le terme de satellite leur a été consacré et les satellites naturels des planètes ont pris le nom officiel de « lune ».
Y-a-t-il des lunes autour de toutes les planètes ?
Sur les huit planètes, seules six en possèdent.
En effet, Mercure et Vénus n’ont pas de lune.
La Terre en a une, 3 476 km de diamètre. La Terre fait figure de parent pauvre concernant le nombre de ses lunes car les autres planètes n’en manquent pas... Lire la suite...
En effet, Mercure et Vénus n’ont pas de lune.
La Terre en a une, 3 476 km de diamètre. La Terre fait figure de parent pauvre concernant le nombre de ses lunes car les autres planètes n’en manquent pas... Lire la suite...
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Légion’Arts est une maison d’édition associative et indépendante créée par d’anciens légionnaires- artistes : préserver et partager la mémoire de la légion étrangère à travers des œuvres authentiques, humaines et inspirantes. Chaque légionnaire a une voix. Avec Légion’Arts, ces histoires deviennent mémoire collective, accessibles à tous.