Avant que le dernier bivouac ne nous emporte…
nous avons reçu une histoire, nous avons le devoir de la transmettre.
Christian Morisot
Histoires vaines en vrac de réflexion:
L’esprit critique se porte encore bien, surtout en ce qui concerne les événements du passé, chacune et chacun, nous affichons notre version des faits, parfois différents des faits eux-mêmes. Mais à quel point la vérité du moment peut-elle se transforme en réalité historique ? Figer notre mémoire collective dans des certitudes immuables et imagée serait pour le moins… critiquable ? Ainsi se construit aussi certaines traditions embuées de paresse intellectuelle incompréhensible…
Il me vient en tête une idée impossible à réaliser : la prochaine fois que je participe ou écoute une conversation lors d’une rencontre amicale entre anciens légionnaires, je la consignerais par écrit, elle pourrait venir, avec bonheur, alimenter la mémoire de notre Histoire légionnaire.
Aujourd’hui, il semble que parler du monde présente une sorte de labyrinthe de deux notions opposées : le chaos et l’ordre absolu, de sorte que symboliquement, se constate une aberration incompréhensible dotée d’une structure que nous ne pouvons que difficilement déchiffrer. Un piège mortel qui produit néanmoins un espoir. Il est sidérant de penser qu’à un moment, le « monde libre » était représenté par des monstres ainsi Pinochet, Stroessner ou Videla.
La méthode de récupération des histoires est en plein essor et pourtant les origines remontent à plusieurs dizaines d’années au Royaume Uni où un institut de recherches biologiques créé en 1936 avait pour mission d’enregistrer auprès de gens très différents ce qu’ils pouvaient exprimer sur leur vie quotidienne.
En fait, la “BBC” réalisa une émission radio qui visait à faire un portrait de la Grande-Bretagne en réunissant des milliers de conversations enregistrées un peu partout dans le pays. Depuis les extraits choisis sont diffusés tous les jours avant les informations.
Mais bien au-delà du bavardage que cela provoque, cette initiative s’inscrit dans le sillage du succès d’un livre sur la société londonienne dans lequel est mis sur un pied d’égalité les témoignages, d’un conducteur de cyclo-pousse, d’un fonctionnaire municipal, d’un urbaniste, etc… l’ensemble créant un singulier et révélateur portrait du pays.
J’imagine faire la même chose avec notre Fédération ; « Archiver les récits de vie d’Anciens en un témoignage venant de personnes très différentes, mais surtout les enregistrer avant qu’il ne soit trop tard !
Certes, l’expérience se présente comme un rêve difficile à réaliser. Il semble très difficile de récupérer les souvenirs que nous savons cachés et il est pratiquement impossible à ce qu’ils ne disparaissent à jamais lors du départ de ceux qui ont tant de choses à nous dire pour un ailleurs qui nous est inconnu que nous appelons pompeusement « le dernier bivouac ».
Cette volonté de consigner et de conserver ces archives est symptomatique de l’état d’esprit qui devrait animer notre Fédération. Malheureusement, il faudrait se remettre en question au rythme de notre vie moderne et de nos Assemblées Générales, qui sont écrites en avance dans un ordre du jour qui ne change jamais et qui ne tient pas compte des éventuels débats, le compte-rendu pouvant ainsi être écrit bien avant ladite réunion…
Notre Amicale, par bonheur, à ce sujet ne manque pas de projets. Un de ceux-ci, celui du « déjeuner improbable » devrait nous permettre « d’alimenter » les discussions sur l’avenir qui se présente à nous et de façonner sans bousculade, étape par étape, la reconstitution de nos règlements intérieurs et de nos statuts pour les adapter aux problèmes d’aujourd’hui pour un lendemain ambitieux.
Rien ne va plus ; faites vos jeux… Il semble évident et il ne fait aucun doute que nous pouvons, avec un peu de lucidité et beaucoup d’humour, dire que : « Nous sommes une espèce non protégée en voie de disparition », à moins que…
Histoires vaines en vrac de réflexion:
L’esprit critique se porte encore bien, surtout en ce qui concerne les événements du passé, chacune et chacun, nous affichons notre version des faits, parfois différents des faits eux-mêmes. Mais à quel point la vérité du moment peut-elle se transforme en réalité historique ? Figer notre mémoire collective dans des certitudes immuables et imagée serait pour le moins… critiquable ? Ainsi se construit aussi certaines traditions embuées de paresse intellectuelle incompréhensible…
Il me vient en tête une idée impossible à réaliser : la prochaine fois que je participe ou écoute une conversation lors d’une rencontre amicale entre anciens légionnaires, je la consignerais par écrit, elle pourrait venir, avec bonheur, alimenter la mémoire de notre Histoire légionnaire.
Aujourd’hui, il semble que parler du monde présente une sorte de labyrinthe de deux notions opposées : le chaos et l’ordre absolu, de sorte que symboliquement, se constate une aberration incompréhensible dotée d’une structure que nous ne pouvons que difficilement déchiffrer. Un piège mortel qui produit néanmoins un espoir. Il est sidérant de penser qu’à un moment, le « monde libre » était représenté par des monstres ainsi Pinochet, Stroessner ou Videla.
La méthode de récupération des histoires est en plein essor et pourtant les origines remontent à plusieurs dizaines d’années au Royaume Uni où un institut de recherches biologiques créé en 1936 avait pour mission d’enregistrer auprès de gens très différents ce qu’ils pouvaient exprimer sur leur vie quotidienne.
En fait, la “BBC” réalisa une émission radio qui visait à faire un portrait de la Grande-Bretagne en réunissant des milliers de conversations enregistrées un peu partout dans le pays. Depuis les extraits choisis sont diffusés tous les jours avant les informations.
Mais bien au-delà du bavardage que cela provoque, cette initiative s’inscrit dans le sillage du succès d’un livre sur la société londonienne dans lequel est mis sur un pied d’égalité les témoignages, d’un conducteur de cyclo-pousse, d’un fonctionnaire municipal, d’un urbaniste, etc… l’ensemble créant un singulier et révélateur portrait du pays.
J’imagine faire la même chose avec notre Fédération ; « Archiver les récits de vie d’Anciens en un témoignage venant de personnes très différentes, mais surtout les enregistrer avant qu’il ne soit trop tard !
Certes, l’expérience se présente comme un rêve difficile à réaliser. Il semble très difficile de récupérer les souvenirs que nous savons cachés et il est pratiquement impossible à ce qu’ils ne disparaissent à jamais lors du départ de ceux qui ont tant de choses à nous dire pour un ailleurs qui nous est inconnu que nous appelons pompeusement « le dernier bivouac ».
Cette volonté de consigner et de conserver ces archives est symptomatique de l’état d’esprit qui devrait animer notre Fédération. Malheureusement, il faudrait se remettre en question au rythme de notre vie moderne et de nos Assemblées Générales, qui sont écrites en avance dans un ordre du jour qui ne change jamais et qui ne tient pas compte des éventuels débats, le compte-rendu pouvant ainsi être écrit bien avant ladite réunion…
Notre Amicale, par bonheur, à ce sujet ne manque pas de projets. Un de ceux-ci, celui du « déjeuner improbable » devrait nous permettre « d’alimenter » les discussions sur l’avenir qui se présente à nous et de façonner sans bousculade, étape par étape, la reconstitution de nos règlements intérieurs et de nos statuts pour les adapter aux problèmes d’aujourd’hui pour un lendemain ambitieux.
Rien ne va plus ; faites vos jeux… Il semble évident et il ne fait aucun doute que nous pouvons, avec un peu de lucidité et beaucoup d’humour, dire que : « Nous sommes une espèce non protégée en voie de disparition », à moins que…