Isabelle Maury,
un peintre d'exception
Par Christian Morisot
Isabelle Maury est possédée par la passion de peindre la Légion étrangère et plus précisément le légionnaire.
Son passage à Saumur récemment à tout particulièrement laissé une empreinte délicate et de grande qualité.
Elle affiche avec discrétion sa position sur la tauromachie sans prendre réellement position et ses tableaux peuvent être interpréter par les deux parties, pour ou contre, tous trouvent leur compte. Pour autant, aucun quiproquo, en filigrane, Isabelle sait avec subtilité faire passer son message.
La peinture n’est pas un savoir. Elle n’est pas non plus jouissance. Le peintre avant d’en faire l’expérience est plongé dans la nuit. Il doit en sortir pour que s’accomplisse la transgression de l’invention des formes objectives et subjectives. C’est se projeter dans un univers intérieur tout en utilisant le monde incorruptible de la réalité visuelle.
La peinture, c’est découvrir la sensibilité du beau, celui qui conduit à la connaissance de l’art et à l’incertitude des lois et critères de beauté qui restent souvent inexpliqués.
“Isabelle” c’est la beauté intellectuelle qui se traduit par un savant dosage de multiples variétés de couleurs qu’une indiscipline volontaire mais contrôlée transforme en oeuvre d’art... Lire la suite...
La peinture, c’est découvrir la sensibilité du beau, celui qui conduit à la connaissance de l’art et à l’incertitude des lois et critères de beauté qui restent souvent inexpliqués.
“Isabelle” c’est la beauté intellectuelle qui se traduit par un savant dosage de multiples variétés de couleurs qu’une indiscipline volontaire mais contrôlée transforme en oeuvre d’art... Lire la suite...
l’art de bien former les caractères.
La calligraphie (du grec kallos = beauté, graphein = écrire).
Elle apparaît dès les premières civilisations, en Égypte antique avec les hiéroglyphes, en Chine où elle devient très tôt un art majeur (plus de 2 000 ans avant notre ère), puis dans le monde islamique où l’écriture arabe prend une dimension spirituelle.
Au Moyen Âge européen, les moines copistes décorent les manuscrits dans les scriptoria. L’invention de l’imprimerie au XVe siècle réduit son rôle utilitaire, mais elle demeure un art... Lire la suite...
Au Moyen Âge européen, les moines copistes décorent les manuscrits dans les scriptoria. L’invention de l’imprimerie au XVe siècle réduit son rôle utilitaire, mais elle demeure un art... Lire la suite...
LE CARRE LEGION DE PUYLOUBIER
Une filiation assumée
Par Louis Perez y Cid
Le Carré Légion de Puyloubier n’est pas un simple espace funéraire. Il est l’héritier direct de la mémoire de la Légion en Algérie et le prolongement spirituel de Sidi Bel Abbès.
Son histoire s’inscrit en deux temps.
Le Carré Légion de Puyloubier n’est pas un simple espace funéraire. Il est l’héritier direct de la mémoire de la Légion en Algérie et le prolongement spirituel de Sidi Bel Abbès.
Son histoire s’inscrit en deux temps.
1954 : les pensionnaires de l’Institution des Invalides
La première étape remonte à 1954.
Les pensionnaires de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE), installée à Puyloubier, sont inhumés au cimetière communal du village.
Ces anciens, blessés par la guerre ou par la vie, trouvent là une sépulture digne, dans la continuité de l’esprit de camaraderie propre à la Légion. À ce stade, il ne s’agit pas encore du « Carré Légion » au sens historique du terme, mais d’un lieu de repos pour les anciens de l’Institution.
Les pensionnaires de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE), installée à Puyloubier, sont inhumés au cimetière communal du village.
Ces anciens, blessés par la guerre ou par la vie, trouvent là une sépulture digne, dans la continuité de l’esprit de camaraderie propre à la Légion. À ce stade, il ne s’agit pas encore du « Carré Légion » au sens historique du terme, mais d’un lieu de repos pour les anciens de l’Institution.
1962 : le transfert du « Panthéon » de Sidi Bel Abbès
Le véritable Carré Légion naît après le départ d’Algérie.
En 1962, la Légion quitte définitivement Sidi Bel Abbès, sa maison-mère depuis 1843. Il faut alors préserver l’essentiel : la mémoire.
Les cendres du « Panthéon Légion » sont transférées en métropole à Puyloubier.
• le général Paul-Frédéric Rollet, figure fondatrice de la Légion moderne.
• le prince Aage de Danemark, officier de Légion.
• Le légionnaire Zimmermann, dernier tué en Algérie
Leurs tombes, dites « éternelles », sont alignées le long du mur du cimetière, à l’image... Lire la suite...
En 1962, la Légion quitte définitivement Sidi Bel Abbès, sa maison-mère depuis 1843. Il faut alors préserver l’essentiel : la mémoire.
Les cendres du « Panthéon Légion » sont transférées en métropole à Puyloubier.
• le général Paul-Frédéric Rollet, figure fondatrice de la Légion moderne.
• le prince Aage de Danemark, officier de Légion.
• Le légionnaire Zimmermann, dernier tué en Algérie
Leurs tombes, dites « éternelles », sont alignées le long du mur du cimetière, à l’image... Lire la suite...
Les traditions de la Légion étrangère
Les bases fondamentales
Par Louis Perez y Cid
Les traditions de la légion étrangère font partie intégrante de son patrimoine et de sa culture. Elles ont été forgées de manière empirique, sont garantes de son identité, de son unité et reste un facteur essentiel d'intégration et de sa cohésion.
Certaines sont très anciennes et trouvent leurs origines dans des coutumes antérieures à la création de la légion étrangère (1831). D'autres sont plus récentes, leur adoption prouve la capacité de la légion à s'adapter à son temps et démontre que ces traditions ne sont pas figées, mais sont appelées à évoluer.
Elles reposent néanmoins sur quelques bases immuables qui en constituent les fondements et contribuent à en assurer la pérennité.
Les quatre piliers fondamentaux.
La vie courantes, l'entraînement et les opérations sont guidés par quatre principes :
• Le caractère sacré de la mission.
• La rigueur dans l’exécution.
• La solidarité.
• Le culte du souvenir.
Une devise spécifique.
Les traditions de la légion étrangère font partie intégrante de son patrimoine et de sa culture. Elles ont été forgées de manière empirique, sont garantes de son identité, de son unité et reste un facteur essentiel d'intégration et de sa cohésion.
Certaines sont très anciennes et trouvent leurs origines dans des coutumes antérieures à la création de la légion étrangère (1831). D'autres sont plus récentes, leur adoption prouve la capacité de la légion à s'adapter à son temps et démontre que ces traditions ne sont pas figées, mais sont appelées à évoluer.
Elles reposent néanmoins sur quelques bases immuables qui en constituent les fondements et contribuent à en assurer la pérennité.
Les quatre piliers fondamentaux.
La vie courantes, l'entraînement et les opérations sont guidés par quatre principes :
• Le caractère sacré de la mission.
• La rigueur dans l’exécution.
• La solidarité.
• Le culte du souvenir.
Une devise spécifique.
« Légio Patria Noatra »
La légion respecte la nationalité d'origine de chaque légionnaire et ne lui imposera jamais d'aller se battre contre sa patrie d'origine, c'est dans le contrat d'engagement.
Cependant elle « constitue » une « deuxième patrie » , d'abord pour fédérer tous ces hommes venant de pays différents, ensuite pour servir de culture commune et enfin pour leur donner une cause à défendre, une raison de se battre, voire de mourir. Lire la suite...
Cependant elle « constitue » une « deuxième patrie » , d'abord pour fédérer tous ces hommes venant de pays différents, ensuite pour servir de culture commune et enfin pour leur donner une cause à défendre, une raison de se battre, voire de mourir. Lire la suite...
La solidarité à la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
La solidarité ne naît pas dans la joie. Elle naît dans la douleur. On se sent plus proche de celui avec qui l’on a souffert que de celui avec qui l’on a réussi. Le bonheur flatte l’ego. L’épreuve, elle, soude les hommes.
Dans toute victoire collective se glisse une part d’amertume. Chacun évalue sa contribution, chacun se compare, parfois se juge lésé. Les familles se déchirent à l’heure des héritages, les groupes se fragmentent après le succès, les mouvements se disloquent une fois le pouvoir conquis. Le triomphe divise. Le malheur unit.
La cohésion d’un groupe de référence se forge ailleurs, dans le souvenir d’un calvaire partagé. C’est là que l’individu s’efface pour laisser place au corps. À la Légion étrangère, ce souvenir a un nom. Camerone.
Ce n’est pas un mythe heureux. C’est une défaite, une agonie, une fidélité jusqu’à la mort. Mais c’est précisément pour cela qu’elle fonde la solidarité légionnaire. On n’y célèbre pas la victoire, mais le sacrifice. Non pas le succès, mais la loyauté dans l’épreuve.
L’étymologie le dit sans détour. Sympathie et compassion veut dire « souffrir avec ». À la Légion, la solidarité n’est pas un sentiment abstrait. Elle est une expérience vécue, transmise, rappelée. Elle est ce lien invisible qui unit ceux qui sont tombés, ceux qui souffrent encore et ceux qui continuent de servir.
C’est pourquoi, dans l’histoire de la Légion, les grandes œuvres de solidarité naissent toujours après les guerres. Après les charniers de 1914, le général Rollet agit pour les anciens meurtris et suite au crash financer de 1929 apparaîtra la maison du légionnaire à Auriol. Après 1945, le colonel Gaultier poursuit cette œuvre fraternelle. Et après l’Indochine, cette guerre que le général Coullon qualifiera de « génocide de l’armée française », le général Koenig donne à la Légion l’institution des invalides à Puyloubier, refuge des blessés et des anciens.
À chaque fois, la même logique, la douleur appelle l’entraide. La perte appelle la fidélité. Rien n’est théorique. Tout est charnel.
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La Légion étrangère et l’art
Par louis Perez y Cid
Depuis plus de deux siècles, la peinture et la sculpture militaires occupent une place singulière dans la création artistique française. Des maîtres comme Horace Vernet (1789-1863), Édouard Detaille (1848-1912) ou Alphonse de Neuville (1835-1885) ont façonné une véritable tradition visuelle où s’entremêlent réalisme historique, exaltation du courage et mémoire des combats. Cette lignée d’artistes a donné naissance à une iconographie puissante, souvent monumentale, qui raconte autant l’évolution de l’armée française que l’esprit de ceux qui la servent.
Depuis plus de deux siècles, la peinture et la sculpture militaires occupent une place singulière dans la création artistique française. Des maîtres comme Horace Vernet (1789-1863), Édouard Detaille (1848-1912) ou Alphonse de Neuville (1835-1885) ont façonné une véritable tradition visuelle où s’entremêlent réalisme historique, exaltation du courage et mémoire des combats. Cette lignée d’artistes a donné naissance à une iconographie puissante, souvent monumentale, qui raconte autant l’évolution de l’armée française que l’esprit de ceux qui la servent.
La Légion étrangère, une source d’inspiration artistique
Les livres les plus pertinents sur la Légion étrangère
Par Louis Perez y Cid
La Légion étrangère n’a cessé d’inspirer. Depuis près de deux siècles, elle attire les plumes d’historiens, d’écrivains, de journalistes… mais aussi celles d’anciens légionnaires eux-mêmes, qui ont couché sur le papier leurs souvenirs de combats, d’amitiés et de sacrifices. À travers les livres, c’est toute l’âme de la Légion qui se transmet, entre mémoire et légende.
Les récits qui font l’Histoire.
Difficile de parler de la Légion sans évoquer ces trois ouvrages de références à mon sens, essentiels pour saisir l’ampleur de l’épopée légionnaire :
« Honneur et fidélité. C'est la Légion » Louis Gaultier. Charles Jacquot, anciens de la légion. Illustrations de Louis Frégier,1963.
Paru en trois tomes,pour le centenaire de Camerone, les auteurs nous propose de parcourir les combats de ce corps d'élite de ses origines à la guerre d'Algérie,1962.
« Histoire de la légion étrangère » Georges Blond - 1981 .
Paru à l'occasion du 150 ème anniversaire de la création de la légion. C'est à la fois le plus extraordinaire récit d'aventures et un siècle et demi d'histoire de France.
« la Légion étrangère 1831-1962» Douglas Porch- 1991.
Paru aux USA en langue anglaise et 1994 pour la traduction française et la préface. Cette enquête fondamentale, sans complaisance, est un modèle d'étude d'histoire militaire qui retrace l’évolution de la Légion depuis sa création en 1831 jusqu’aux opérations modernes. Lire la suite
« Honneur et fidélité. C'est la Légion » Louis Gaultier. Charles Jacquot, anciens de la légion. Illustrations de Louis Frégier,1963.
Paru en trois tomes,pour le centenaire de Camerone, les auteurs nous propose de parcourir les combats de ce corps d'élite de ses origines à la guerre d'Algérie,1962.
« Histoire de la légion étrangère » Georges Blond - 1981 .
Paru à l'occasion du 150 ème anniversaire de la création de la légion. C'est à la fois le plus extraordinaire récit d'aventures et un siècle et demi d'histoire de France.
« la Légion étrangère 1831-1962» Douglas Porch- 1991.
Paru aux USA en langue anglaise et 1994 pour la traduction française et la préface. Cette enquête fondamentale, sans complaisance, est un modèle d'étude d'histoire militaire qui retrace l’évolution de la Légion depuis sa création en 1831 jusqu’aux opérations modernes. Lire la suite