“Redynamiser le mariage” ?
Par Christian Morisot
A propos du mariage pour tous, hypothèse et réflexion…
Sylviane Agacinski, agrégée de philosophie, vous connaissez ? Il s’agit de l’épouse de Lionel Jospin. Elle nous surprend par un étonnant discours concernant le “mariage pour tous”. Jugez plutôt…
“Avant, deux personnes se mariaient en raison de leur volonté de lier leurs familles et de procréer. En ce domaine, les deux sexes ne sont pas interchangeables. L’égalité n’est pas l’identité… Le mariage gay ne peut pas construire la filiation et il faut dissocier les deux.
Ainsi, être père et mère dépend du sexe, non de l’orientation sexuelle”.
Et si… le but réel de la loi n’était pas l’émancipation des homosexuels mais bien l’accomplissement d’une idéologie cachée ?
Franchissons ensemble les portes du temps et remontons celui-ci ; retrouvons-nous une quinzaine d’années après la seconde guerre mondiale, dans les années 60.
Il est incontestable que le succès de la pilule est immédiat, elle apparait comme la possibilité de maîtriser la fécondité féminine.
Mais en même temps, cette pilule et le stérilet apportaient un autre effet, sous-estimé, celui de refouler et de “contrarier” les lois naturelles propres au corps humain. La femme disposait ainsi d’un outil par lequel disparaissaient les contraintes d’un corps naturellement conçu pour permettre de donner la vie, assurant ainsi la perpétuité de l’espèce et elle pouvait enfin se donner une autonomie sans limite.
Conséquence morale, il y a un demi-siècle, la contraception fragilise la conception des couples qui ne connaissent plus la solidarité croisée des corps et des esprits, l’indifférence aux lois naturelles du corps se manifeste, c’est une forme d’égalité entre hétéros et homosexuels. Cette aspiration à être soi contre la vie de son corps se traduit par la suite par le droit à l’avortement, suprême liberté ! L’euthanasie, l’avortement, l’homosexualité ont toujours existé mais c’est seulement dans le sillage de la contraception qu’une reconnaissance de ces pratiques devient légale. Lire la suite...
A propos du mariage pour tous, hypothèse et réflexion…
Sylviane Agacinski, agrégée de philosophie, vous connaissez ? Il s’agit de l’épouse de Lionel Jospin. Elle nous surprend par un étonnant discours concernant le “mariage pour tous”. Jugez plutôt…
“Avant, deux personnes se mariaient en raison de leur volonté de lier leurs familles et de procréer. En ce domaine, les deux sexes ne sont pas interchangeables. L’égalité n’est pas l’identité… Le mariage gay ne peut pas construire la filiation et il faut dissocier les deux.
Ainsi, être père et mère dépend du sexe, non de l’orientation sexuelle”.
Et si… le but réel de la loi n’était pas l’émancipation des homosexuels mais bien l’accomplissement d’une idéologie cachée ?
Franchissons ensemble les portes du temps et remontons celui-ci ; retrouvons-nous une quinzaine d’années après la seconde guerre mondiale, dans les années 60.
Il est incontestable que le succès de la pilule est immédiat, elle apparait comme la possibilité de maîtriser la fécondité féminine.
Mais en même temps, cette pilule et le stérilet apportaient un autre effet, sous-estimé, celui de refouler et de “contrarier” les lois naturelles propres au corps humain. La femme disposait ainsi d’un outil par lequel disparaissaient les contraintes d’un corps naturellement conçu pour permettre de donner la vie, assurant ainsi la perpétuité de l’espèce et elle pouvait enfin se donner une autonomie sans limite.
Conséquence morale, il y a un demi-siècle, la contraception fragilise la conception des couples qui ne connaissent plus la solidarité croisée des corps et des esprits, l’indifférence aux lois naturelles du corps se manifeste, c’est une forme d’égalité entre hétéros et homosexuels. Cette aspiration à être soi contre la vie de son corps se traduit par la suite par le droit à l’avortement, suprême liberté ! L’euthanasie, l’avortement, l’homosexualité ont toujours existé mais c’est seulement dans le sillage de la contraception qu’une reconnaissance de ces pratiques devient légale. Lire la suite...
Le collectionnisme et les marchands du temple
Par Antoine Marquet.
Au milieu des années 80 du siècle dernier l’état-major du COM.LE avait diffusé une note interdisant la fabrication à tout va d’insignes métalliques pour les unités de Légion. Seuls le 1er REC et le 4e RE étaient autorisés à porter les insignes d’unité, port qui provenait d’une tradition déjà ancienne. Par le fait, alors commandant de compagnie, je m’en suis abstenu malgré la demande pressante de mes personnels et d’un grand collectionneur du sud de la France, prêt à subventionner la réalisation d’un insigne à condition, évidemment, qu’un certain nombre – important – d’exemplaires lui soient destinés. J’ai refusé, alors que la maquette dessinée était prête. Mon successeur s’est chargé de cette réalisation sans le concours du collectionneur. Elle a été très réussie.
Avec le temps, ce règlement s’est “adouci” et la moindre unité ou parcelle d’unité - allant jusqu’à l’équipe – désignée pour effectuer un séjour opérationnel hors métropole, se croit obligée de faire fabriquer un insigne marquant l’événement. Les quantités émises et leurs numérotations - en chiffres arabes ou romains ou sans numéro d’ailleurs - montrent le côté mercantile de la démarche car souvent, l’une des différentes numérotations est destinée à des collectionneurs ce qui, à mon sens, enlève de l’intérêt aux collections... La multiplicité des opérations extérieures a multiplié les fabrications... Lire la suite...
Ne nous trompons pas de combat
Par Christian Morisot
Une histoire parmi tant d’autres…
Directeur de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère, j’étais ravi de découvrir toutes les possibilités artistiques et commerciales que nous offraient nos ateliers reliure, céramique et je m’étais appliqué à comprendre tous les secrets de la vigne.
Je pensais que je devais m’intéresser au marketing considérant qu’il ne fallait pas m’égarer dans des enthousiasmes commerciaux sans avenir…Ainsi je m’intéressais à mille et une chose en dehors du bien-être des pensionnaires notre priorité. Je me lançais dans une stratégie visant à comprendre les besoins de ces consommateurs particuliers que sont les légionnaires et les sympathisants et ainsi promouvoir à souhait les produits en influençant le désir d’achat. Lire la suite...
Euthanasie
Nul doute que notre ami Antoine n’a pas fini de nous surprendre. Il sait exprimer et partager ses convictions les plus profondes. Aujourd’hui, il nous livre sa réflexion sur un sujet d’une brûlante actualité : le choix de la fin de vie, débat majeur qui, au rythme précipité des événements, pourrait bientôt nous être imposé sans véritable consensus.
Au-delà de toute considération politique, qui n’a pas sa place sur notre site, cette question nous concerne tous, et plus particulièrement nos Anciens, où qu’ils se trouvent, ainsi que les pensionnaires de nos maisons d’hébergement. Ils placent leur confiance dans celles et ceux qui ont choisi de les accompagner avec fidélité, dignité et humanité, sans jamais les abandonner.
Merci, Antoine, pour cette réflexion empreinte de lucidité et de courage. Elle met en lumière une vérité qu’il n’est pas toujours aisé d’exprimer sans susciter de vives controverses. Une interrogation demeure : si cette loi sur la fin de vie était adoptée, certains redoutent qu’elle n’ouvre progressivement la voie à une société où les critères d’âge, de dépendance ou de handicap pourraient, un jour , peser sur la valeur accordée à une existence.
Cette perspective, inquiétante pour beaucoup, évoque le risque d’une logique froide, administrative ou technologique, où les décisions les plus essentielles seraient confiées à une rationalité purement mathématique, mécanique ou artificielle.
Nous vous invitons à découvrir cet article intitulé : « To Be or Not To Be »... Lire la suite...
Puyloubier, terre de mémoire
Fraternité et renouveau
Par Christian Morisot
Nous nous étions rendus en covoiturage au pèlerinage commémoratif du combat de Camerone, organisé à la maison mère de la Légion étrangère à Aubagne, le 30 avril 2026.
Notre retour étant prévu pour le 1er mai, nous avions dû renoncer à compléter notre périple par la visite, hautement symbolique, de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère à Puyloubier. Cette frustration fut cependant à l’origine d’une idée qui s’imposa rapidement à l’unanimité : revenir au plus vite afin de renouer les liens entre notre Amicale du Puy-de-Dôme et celle de Puyloubier, dite « du Pays d’Aix et de la Sainte-Baume ».
Cette perspective apparaissait d’autant plus intéressante que cette dernière venait de renaître avec l’arrivée d’un nouveau président, le capitaine (er-te) Louis Perez y Cid, personnalité déjà connue et appréciée pour son engagement et son sens de l’accueil.
C’est ainsi que nous nous retrouvions, en ce jeudi 11 juin, dès les premières heures du jour, au carré Légion du cimetière de Puyloubier, accompagnés de membres de l’Amicale locale. Une gerbe y fut déposée avant un moment de recueillement dans ce lieu emblématique de notre Institution, où repose le général Paul-Frédéric Rollet, considéré comme le père de la Légion et premier légionnaire de France. Lire la suite...
Nous nous étions rendus en covoiturage au pèlerinage commémoratif du combat de Camerone, organisé à la maison mère de la Légion étrangère à Aubagne, le 30 avril 2026.
Notre retour étant prévu pour le 1er mai, nous avions dû renoncer à compléter notre périple par la visite, hautement symbolique, de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère à Puyloubier. Cette frustration fut cependant à l’origine d’une idée qui s’imposa rapidement à l’unanimité : revenir au plus vite afin de renouer les liens entre notre Amicale du Puy-de-Dôme et celle de Puyloubier, dite « du Pays d’Aix et de la Sainte-Baume ».
Cette perspective apparaissait d’autant plus intéressante que cette dernière venait de renaître avec l’arrivée d’un nouveau président, le capitaine (er-te) Louis Perez y Cid, personnalité déjà connue et appréciée pour son engagement et son sens de l’accueil.
C’est ainsi que nous nous retrouvions, en ce jeudi 11 juin, dès les premières heures du jour, au carré Légion du cimetière de Puyloubier, accompagnés de membres de l’Amicale locale. Une gerbe y fut déposée avant un moment de recueillement dans ce lieu emblématique de notre Institution, où repose le général Paul-Frédéric Rollet, considéré comme le père de la Légion et premier légionnaire de France. Lire la suite...
L'armée française
entre obéissance, sacrifice et désillusion (1945-1962)
Par Christian Morisot
Indémodable la manière de présenter la condition militaire avec une humanité profonde et une pitié fraternelle tel que le fait Vigny. Celui-ci s’élève avec fermeté contre la doctrine formulée qui exalte le guerrier comme un instrument aveugle et prestigieux d’une mission divine.
Il regarde la guerre comme un fléau et définit la grandeur par l’abnégation, par l’acceptation vaillante de la servitude. Dans les armées modernes, en effet, le troupier et même l’officier ne sont que des esclaves: ils doivent l’obéissance passive à une autorité factice qui les prend à ses gages.
Mais ce renoncement à soi, souvent au prix des plus cruels sacrifices, permet à l’homme de sauvegarder sa dignité personnelle.
Ainsi se définit une religion de l’honneur. Au sein d’un monde où semble régner la fatalité, cette mystique nouvelle rend à la vie un sens et atteste l’existence d’une forme de liberté. Lire la suite...
Indémodable la manière de présenter la condition militaire avec une humanité profonde et une pitié fraternelle tel que le fait Vigny. Celui-ci s’élève avec fermeté contre la doctrine formulée qui exalte le guerrier comme un instrument aveugle et prestigieux d’une mission divine.
Il regarde la guerre comme un fléau et définit la grandeur par l’abnégation, par l’acceptation vaillante de la servitude. Dans les armées modernes, en effet, le troupier et même l’officier ne sont que des esclaves: ils doivent l’obéissance passive à une autorité factice qui les prend à ses gages.
Mais ce renoncement à soi, souvent au prix des plus cruels sacrifices, permet à l’homme de sauvegarder sa dignité personnelle.
Ainsi se définit une religion de l’honneur. Au sein d’un monde où semble régner la fatalité, cette mystique nouvelle rend à la vie un sens et atteste l’existence d’une forme de liberté. Lire la suite...
L’Abandon
Par Christian Morisot
Il me semble que L’Abandon dérange parce qu’il ose montrer ce que notre époque préfère contourner.
Non par des slogans ou des discours militants, mais par des silences, des regards, des renoncements.
Car changer les mots ne transforme pas le réel.
On peut multiplier les précautions oratoires et déplacer les responsabilités dans les marges du langage ; le fond demeure : l’islamisme tue.
Le film ne dit rien d’autre — et il rejoint en cela les paroles de nombreux musulmans qui avaient soutenu Samuel Paty avant que la peur ne l’emporte.
Il me semble que L’Abandon dérange parce qu’il ose montrer ce que notre époque préfère contourner.
Non par des slogans ou des discours militants, mais par des silences, des regards, des renoncements.
Car changer les mots ne transforme pas le réel.
On peut multiplier les précautions oratoires et déplacer les responsabilités dans les marges du langage ; le fond demeure : l’islamisme tue.
Le film ne dit rien d’autre — et il rejoint en cela les paroles de nombreux musulmans qui avaient soutenu Samuel Paty avant que la peur ne l’emporte.
Toute la malhonnêteté de certains reproches adressés au film consiste à confondre critique de l’intégrisme et attaque contre une religion. Comme s’il était devenu impossible de distinguer une foi vécue paisiblement d’une idéologie totalitaire qui instrumentalise cette foi pour imposer la peur et le silence... Lire la suite...
Antoine Marquet...
Le peintre
Par louis Perez y Cid
Notre ami Antoine est reconnu dans notre communauté légionnaire pour la qualité remarquable de son écriture. Mais peu savent qu’il possède aussi un réel talent de dessinateur et de peintre.
Une vision derrière ses tableaux.
Les tableaux d'Antoine ont une vraie personnalité. Ce ne sont pas des exercices décoratifs ni des copies de cartes postales de Lisbonne. Il y a une vision derrière.
A propos du patriotisme, réflexions confuses...
Par Christian morisot
“L’amour de la Patrie est le premier amour et le dernier amour après l’amour de Dieu”
Verlaine.
Comme la religion, la patrie a son culte, ses temples, ses martyrs, ses papes. Les premiers chrétiens mouraient pour leur Dieu, en 14-18, plus d’un million six cent mille français sont morts pour la Patrie.
“L’amour de la Patrie est le premier amour et le dernier amour après l’amour de Dieu”
Verlaine.
Comme la religion, la patrie a son culte, ses temples, ses martyrs, ses papes. Les premiers chrétiens mouraient pour leur Dieu, en 14-18, plus d’un million six cent mille français sont morts pour la Patrie.
Camerone, symbole encore vivant de l'esprit de sacrifice sur le champ de bataille
Par Mélanie Courtemanche- Dancause
Et quel mythe ! Nous sommes en 1863 à Sidi Bel Abbes : les légionnaires du Régiment étranger, qui s’étaient illustrés non seulement comme combattants à Magenta et à Sébastopol, mais aussi comme bâtisseurs réputés en Algérie, embarquèrent sur les vaisseaux aux noms de Saint-Louis et Wagram pour atteindre les plages du Mexique. Il y a à l’aube du récit quelque chose qui invoque déjà l’épopée et ...Lire la suite...
Camerone. Au revoir, camarades
Par Jean-Marie Dieuze
Ce 30 avril, sur la place d'armes du Quartier Viénot, la Légion étrangère a célébré, selon son rite immuable, la commémoration du combat de Camerone.
Comme l'a voulu le Général Cyrille Youchtchenko, le thème de ce 163ᵉ anniversaire du combat de Camerone était : La noblesse de servir.
Parmi les nombreux instants de recueillement qui ont jalonné cette cérémonie, un geste, d'une rare intensité, s'est imposé aux regards et aux mémoires : celui du Général d'armée ... Lire la suite...
L'héritage de Camerone Souvenons-nous du 30 avril 1863 : la bataille de Camerone !
Par le général Olié (1963).
« Le testament de Camerone » (extraits), discours prononcé à l'occasion du baptême de la promotion « Centenaire de Camerone » à Saint-Cyr-Coëtquidan en 1963.
« L'héritage de Camerone toutefois ne réside pas seulement dans ces actions ... Lire la suite...
Avant Camerone, entre mémoire et histoire
Par Christian Morisot
Avant-propos
Je me garde bien de me proclamer “historien”, trop n’en faut, alors même que nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à s’attribuer cette appellation et à déformer par le menu le passé en l’interprétant à leur manière,.. Lire la suite...
Avant-propos
Je me garde bien de me proclamer “historien”, trop n’en faut, alors même que nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à s’attribuer cette appellation et à déformer par le menu le passé en l’interprétant à leur manière,.. Lire la suite...
Réflexions sur la genèse de la fête identitaire de la Légion
Par Antoine Marquet.
« Camerone n’est pas une victoire, c’est une fidélité »
Le 30 avril 1863, sous le soleil implacable du Mexique, dans le petit village de Camerone, une poignée de légionnaires allait écrire l’une des plus éclatantes leçons de fidélité et d’honneur militaire. Soixante hommes, commandés par le capitaine Jean Danjou, se retrouvèrent face à près de deux mille ... Lire la suite...
La Légion étrangère, entre fidélité, mythe et contradictions
Par Christian Morisot
Il est curieux que la France ait toléré l’existence d’un corps plaçant la fidélité au dessus de celle qu’il devait au pays et dont la devise : « Legio Patria Nostra » est une déclaration de demi-allégeance.
Cet état de chose à cependant permis d’attirer des officiers et des hommes plus ou moins hostiles à la France républicaine.
Le général Rollet en développant voire en créant les traditions a provoqué l’isolement, le sentiment d’autosuffisance de la ...Lire la suite...
Le Sacré et l’Homme,
ce qui reste quand tout a été donné
Par Louis Perez y Cid
Il avait porté le képi blanc pendant des années.
Il avait connu la poussière qui colle à la peau, la chaleur qui écrase les volontés, les marches interminables où le corps s’efface peu à peu derrière la seule décision d’avancer. Il se souvenait surtout des silences, ces silences lourds, presque pleins, où les ...Lire la suite...
Il avait porté le képi blanc pendant des années.
Il avait connu la poussière qui colle à la peau, la chaleur qui écrase les volontés, les marches interminables où le corps s’efface peu à peu derrière la seule décision d’avancer. Il se souvenait surtout des silences, ces silences lourds, presque pleins, où les ...Lire la suite...
Le général Rollet. 2/2
Par Christian Morisot
L’entraide légionnaire
L’entraide légionnaire était devenue pour le Général une priorité. Il fallait défendre et appliquer l’idée que le « libéré » puisse trouver du travail, élément indispensable à sa bonne intégration dans un milieu civil sans concession du fait même que celui-ci connaissait une crise économique sans ...Lire la suite...
Le général Rollet. 1/2
Par Christian Morisot
Nous entrons dans le mois de notre commémoration de Camerone et celui de la mort du général Paul-Frédéric Rollet le 16 avril 1941. Au moment où s’amorcent Camerone, il me semble intéressant de mettre sous les feux de la rampe un homme exceptionnel, « premier légionnaire de France » : mondial :
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Moyen-Orient 3/3
Pourquoi les frontières du Moyen-Orient ont tenu
malgré un siècle de guerres
Par Louis Perez y Cid
Beaucoup pensent que le Moyen-Orient est chaotique, mais ils oublient une chose essentielle, les frontières, elles, ont remarquablement tenu.
Beaucoup pensent que le Moyen-Orient est chaotique, mais ils oublient une chose essentielle, les frontières, elles, ont remarquablement tenu.
Le paradoxe
Le Moyen-Orient est souvent présenté comme une
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Moyent- Orient 2/3
La fin du califat en 1924
et ses conséquences politiques dans le monde musulman.
Par Louis Perez y Cid
Pour rester dans cette logique « d'éclairer l’actualité par l’histoire », la disparition du califat constitue un point de bascule majeur, souvent mal compris par nous, les occidentaux.
Le jour où un centre disparut
Le 3 mars 1924, à Ankara, une décision fut prise dans un silence presque ... Lire la suite...
Le Moyen-Orient 1/3
un décor en partie façonné par l’Europe
Par Louis Perez y Cid
Une histoire que nous préférons oublier
Lorsqu’un conflit éclate au Moyen-Orient, l’Europe observe souvent avec une distance mêlée d’incompréhension. Les images défilent, villes bombardées, colonnes de réfugiés, cartes de territoires disputés. Puis vient presque toujours le même soupir fataliste, ces guerres seraient lointaines, anciennes, incompréhensibles. Elles appartiendraient à un monde qui n’est pas le nôtre.
Dans cette vision commode, le Moyen-Orient apparaît comme une terre de rivalités immémoriales, traversée de fractures religieuses et tribales si profondes qu’aucune... Lire la suite...
Une histoire que nous préférons oublier
Lorsqu’un conflit éclate au Moyen-Orient, l’Europe observe souvent avec une distance mêlée d’incompréhension. Les images défilent, villes bombardées, colonnes de réfugiés, cartes de territoires disputés. Puis vient presque toujours le même soupir fataliste, ces guerres seraient lointaines, anciennes, incompréhensibles. Elles appartiendraient à un monde qui n’est pas le nôtre.
Dans cette vision commode, le Moyen-Orient apparaît comme une terre de rivalités immémoriales, traversée de fractures religieuses et tribales si profondes qu’aucune... Lire la suite...
Le mystère de cette humanité étrange
Par Christian Morisot
Les morts célèbres du mois d’Avril… Avant d’entamer un article sur le général Rollet et le capitaine Danjou, il me semble intéressant de parler du colonel de Villebois-Mareuil, un personnage “haut en couleur”, qui marqua les légionnaires qu’il avait sous son commandement.
Singulier, volontaire, pour lui, l’armée...
Les morts célèbres du mois d’Avril… Avant d’entamer un article sur le général Rollet et le capitaine Danjou, il me semble intéressant de parler du colonel de Villebois-Mareuil, un personnage “haut en couleur”, qui marqua les légionnaires qu’il avait sous son commandement.
Singulier, volontaire, pour lui, l’armée...
... Lire la suite...
Frères d’armes venus d’ailleurs
Par Louis Perez y Cid
Dans une démocratie, le soldat reçoit de son peuple une délégation grave et exceptionnelle, celle de porter les armes, de détruire et, si nécessaire, de tuer en son nom. Cette responsabilité n’a rien d’ordinaire. Elle exige une cohésion sans faille, une discipline constante, une rigueur à chaque échelon, mais surtout un sens aigu du devoir, du patriotisme, et parfois du sacrifice.
Le métier de soldat n’est pas un métier comme un autre.*
La Légion étrangère
La Légion étrangère est une formation militaire dont la mission est claire, défendre la ... Lire la suite...
Une grande puissance.
Un dilemme stratégique.
Par Louis Perez y Cid.
Des bruits de bottes résonnent dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les formules s’enchaînent, l’Amérique serait une grande puissance qui nous vassalise, l’Europe pourrait devenir une grande puissance autonome, la France n'est pas que la métropole mais un archipel à travers le monde et doit redevenir une grande puissance, etc... etc. Mais une « grande puissance » peut-elle éviter un complexe militaro-industriel fort ?
Il faut savoir ce que l'on veut, car toute médaille a un revers....Lire la suite...
Un combat sans uniforme : la guerre de l’information
Les conflits modernes ne se livrent plus uniquement sur le terrain. Ils se mènent aussi dans l’esprit des populations, à travers l’information, la désinformation et la manipulation des perceptions.
Pour nous, anciens légionnaires, familiers des formes classiques et asymétriques de l’engagement, ce texte permet de comprendre ces nouveaux champs de bataille qu'affronte notre armée.
Le texte qui suit propose une synthèse claire et accessible des mécanismes du combat informationnel contemporain, tels qu’analysés par des acteurs de premier plan du ministère des Armées. Il éclaire les stratégies adverses, leurs outils, et les réponses possibles pour ...Lire la suite...
Orion 26
Un message stratégique à l’Europe et au reste du monde
À la Légion, on sait que le combat ne se prépare pas dans les mots, mais dans l’effort, la durée et la discipline.
Orion 26 s’inscrit dans cette logique. Pas un exercice de façade, mais une préparation au réel, guerre de haute intensité, longue, dure, sans certitude de retour rapide à la normale.
Pendant près de trois mois, la France prend la tête d’un dispositif multinational. Elle entraîne, coordonne, assume. Nation-cadre par les actes, pas par les communiqués. Orion 26 rappelle une évidence connue de tous ceux qui ont servi, la crédibilité se construit avant le
Orion 26 s’inscrit dans cette logique. Pas un exercice de façade, mais une préparation au réel, guerre de haute intensité, longue, dure, sans certitude de retour rapide à la normale.
Pendant près de trois mois, la France prend la tête d’un dispositif multinational. Elle entraîne, coordonne, assume. Nation-cadre par les actes, pas par les communiqués. Orion 26 rappelle une évidence connue de tous ceux qui ont servi, la crédibilité se construit avant le
Une « nouvelle guerre froide » ?
« Le silence des pantoufles est plus dangereux que le bruit des bottes. »
Par Louis Perez y Cid
La guerre en Ukraine a dissipé une illusion tenace, celle d’une Europe définitivement sortie de l’histoire des rapports de force.
Au-delà des combats, c’est une confrontation de long terme qui s’est installée entre l’Occident et la Russie. Une confrontation appelée à durer, sans solution rapide ni nouvel ordre de sécurité à ... Lire la suite...
La question du Venezuela
Par Louis Perez y Cid
Mon ami Paco, ancien de la 13, ainsi que d'autres anciens légionnaires de Maracaibo au Venezuela, sont « outré » de l'action US à Caracas et me demande ce que nous en pensons ici, en France.
Mon ami Paco, ancien de la 13, ainsi que d'autres anciens légionnaires de Maracaibo au Venezuela, sont « outré » de l'action US à Caracas et me demande ce que nous en pensons ici, en France.
Quand le dollar devient l’enjeu central
Paco,
J’ai bien reçu ton message. Je comprends ta colère, et celle des autres anciens de Maracaibo. Vu d’ici, ce qui se passe à Caracas ne surprend plus vraiment, mais ça continue de choquer. Alors je vais te dire franchement ce que beaucoup pensent, sans Lire la suite...
J’ai bien reçu ton message. Je comprends ta colère, et celle des autres anciens de Maracaibo. Vu d’ici, ce qui se passe à Caracas ne surprend plus vraiment, mais ça continue de choquer. Alors je vais te dire franchement ce que beaucoup pensent, sans Lire la suite...
La question du Groenland
Par Louis Perez y Cid
A travers ce texte je salue Peter, son épouse Kirsten ainsi que Lars, et nos autres anciens légionnaires qui vivent au Danemark.
Un monde dont on parle sans jamais écouter ceux qui l’habitent
En juin 1951, après de longs mois passés parmi les Inuits du nord-ouest du Groenland, Jean Malaurie* voit surgir de la toundra une vision irréelle, une ville de métal, de hangars et de fumée. Là où régnaient encore le silence et la chasse vient de naître la base secrète américaine de Thulé. Pour l’explorateur, ce surgissement marque un basculement irréversible, celui du monde inuit.
Vous avez dit Communauté Européenne* ?
Par Louis Perez y Cid
L'histoire d’une puissance qui a renoncé
Je vous parle de notre Europe, non telle qu’elle se raconte, mais telle qu’elle est objectivement devenue dans le système international.
Ici je mets en relief les rapports de force, ce qui est précisément le rôle de l’histoire.
Ici je mets en relief les rapports de force, ce qui est précisément le rôle de l’histoire.
Le paradoxe européen
L’Europe est un paradoxe historique.
Elle est le continent qui a inventé l’État moderne, la souveraineté, l’impôt, la guerre industrielle, le capitalisme, le droit international et ...Lire la suite...
Elle est le continent qui a inventé l’État moderne, la souveraineté, l’impôt, la guerre industrielle, le capitalisme, le droit international et ...Lire la suite...
Le Noël du vieux légionnaire
Conte de Christian Morisot
La scène présente l’endroit de la Vède devant le pont où une sorte de retenue d’eau est une piscine naturelle... Un groupe de jeunes se présente devant ce paysage enchanteur, en face de la Vède dans le domaine de Vède un ancien légionnaire les interpelle:
• Eh ! Oh! Que faites-vous là les enfants, c’est un endroit dangereux, vous pouvez tomber dans l’eau !
• Mais, Monsieur, on ne ... Lire la suite...
Un conte de Noël de l’Histoire
Conte ou miracle ?
Par Antoine Marquet
Les miracles existent encore, même dans la « Coloniale ».
Il y a quelques jours, je parcourais Facebook lorsqu’un visage buriné d’un ancien, couvert de décorations, s’est affiché sur mon écran. La légende affirmait : « Le dernier survivant de Dien Bien Phu. »
J’ai souri et j’ai répondu : Non. Le dernier, ce n’est pas lui.
J’en connais un autre. Un homme de 91 ans, droit comme un chêne, l’œil pétillant... Lire la suite...
Les miracles existent encore, même dans la « Coloniale ».
Il y a quelques jours, je parcourais Facebook lorsqu’un visage buriné d’un ancien, couvert de décorations, s’est affiché sur mon écran. La légende affirmait : « Le dernier survivant de Dien Bien Phu. »
J’ai souri et j’ai répondu : Non. Le dernier, ce n’est pas lui.
J’en connais un autre. Un homme de 91 ans, droit comme un chêne, l’œil pétillant... Lire la suite...
Ces femmes qui tiennent la ligne
« Envers et contre tout… »
Par Christian Morisot
Débat :
Les absences s’enchaînent, les réflexions fusent souvent maladroites : « Vos maris ont au moins la sécurité de l’emploi ! il est déjà rentré, c’est passé vite ? tu le savais en te mariant, etc…
Être femme de militaire, c’est assumer le métier de son mari, envers et contre tout. Accepter les missions longues... Lire la suite...
Débat :
Les absences s’enchaînent, les réflexions fusent souvent maladroites : « Vos maris ont au moins la sécurité de l’emploi ! il est déjà rentré, c’est passé vite ? tu le savais en te mariant, etc…
Être femme de militaire, c’est assumer le métier de son mari, envers et contre tout. Accepter les missions longues... Lire la suite...
Ouverture de La Période De Noël
Par Louis Perez y Cid
À la Légion étrangère, le temps ne s’écoule pas tout à fait comme ailleurs. Il est scandé par des repères forts, chargés de mémoire et de sens. Parmi eux, deux dates dominent et se répondent.
Camerone, le 30 avril, célèbre les vertus militaires poussées jusqu’au sacrifice ultime. Le courage, l’honneur, la fidélité à la parole donnée, même quand tout semble perdu. C’est la fête du combat, de l’engagement total, de l’homme qui se tient debout jusqu’au..... Lire la suite...
À la Légion étrangère, le temps ne s’écoule pas tout à fait comme ailleurs. Il est scandé par des repères forts, chargés de mémoire et de sens. Parmi eux, deux dates dominent et se répondent.
Camerone, le 30 avril, célèbre les vertus militaires poussées jusqu’au sacrifice ultime. Le courage, l’honneur, la fidélité à la parole donnée, même quand tout semble perdu. C’est la fête du combat, de l’engagement total, de l’homme qui se tient debout jusqu’au..... Lire la suite...
La France en héritage
Ces quelques pages sont une réflexion née sur la place d’armes d’Aubagne, au moment précis où de jeunes légionnaires recevaient leur attestation de naturalisation. En les regardant devenir Français, une question s’est imposée à Christian, que signifie vraiment la France pour ceux qui la rejoignent par choix ? Ce texte est une tentative de réponse, nourrie d’expérience, de mémoire, et de l’attachement profond à la devise républicaine qui guide notre pays.
Mais cette émotion prend un sens particulier lorsqu’elle se vit au sein de la Légion étrangère. Car la Légion n’est pas seulement une formation militaire, elle est un lieu de renaissance, de dépassement, de fraternité concrète, où des... Lire la suite
Les Chefs et le Premier Ministre
Pendant que les chefs s’arrachent les micros et que les plateaux s’enflamment, l’âne de Matignon tire la charrue du quinquennat. Une bête de somme docile qu’on dit “libre”, mais dont la bride reste bien tenue. Et pendant qu’ils se battent pour la carotte, un troisième larron compte les billets... Lire la suite...
Maréchal Pétain
3 et fin
En réponse à mes Amis Louis et Michel .
En tout premier, une question s’impose : « Qu’en serait-il de nos sentiments si le procès du Maréchal n’avait pas lieu… ». ainsi posée et qui enchaîne sur une autre : « En quoi cela peut-il intéressé sérieusement un étranger au service de la… ». Lire la suite...
En tout premier, une question s’impose : « Qu’en serait-il de nos sentiments si le procès du Maréchal n’avait pas lieu… ». ainsi posée et qui enchaîne sur une autre : « En quoi cela peut-il intéressé sérieusement un étranger au service de la… ». Lire la suite...
Nos dernières manifestations
Si le site a ouvert le 1er octobre, Légion'arts œuvre depuis bien plus longtemps. Voici un condensé des dernières manifestations.
Congrès de la FSALE. 13- 14-15 juin
La BD « C'est la légion » est publiée par légion'arts spécifiquement pour cet événement.
Rappelons qu'elle a été réalisée bénévolement par des membres de notre association, scénarios, dessins et colorisation.
L'impression de 3000 albums est financé par la FSALE. Les bénéfices des ventes sont dédiées à la FSALE.
En achetant un album vous participez aux œuvres de bienfaisance de la fédération, une autre manière de faire un don.
Rappelons qu'elle a été réalisée bénévolement par des membres de notre association, scénarios, dessins et colorisation.
L'impression de 3000 albums est financé par la FSALE. Les bénéfices des ventes sont dédiées à la FSALE.
En achetant un album vous participez aux œuvres de bienfaisance de la fédération, une autre manière de faire un don.
Week-end dédicaces à Orange. 13- 14 septembre
Paëlla et dédicaces. 20 septembre.
Journée de la rentrée de l'AALE de Puyloubier du Pays d'Aix et de la Ste Baume. Sous les platanes du domaine Capitaine Danjou, une séance de dédicaces au profit de l'AALE.
Cocktail de la rentrée. COMLE. 26 septembre.
Maréchal Pétain
Par Michel Gravereau
Bonjour Louis,
je désirerais réagir rapidement à la lecture de ton article paru ce matin sur le Maréchal Pétain.
Je suis né juste après la guerre et pendant toute mon enfance, j'ai entendu, dans la famille, chez les uns, chez les autres, parler de Pétain. Le Maréchal pour certains, le collabo pour d’autres. Selon que vous soyez puissant ou ... Lire la suite...
Bonjour Louis,
je désirerais réagir rapidement à la lecture de ton article paru ce matin sur le Maréchal Pétain.
Je suis né juste après la guerre et pendant toute mon enfance, j'ai entendu, dans la famille, chez les uns, chez les autres, parler de Pétain. Le Maréchal pour certains, le collabo pour d’autres. Selon que vous soyez puissant ou ... Lire la suite...
Maréchal PÉTAIN
Par Louis Perez y Cid
L’affaire de la messe pour le maréchal Pétain le 14 novembre 2025 réactive une polarisation typiquement française : le maire de Verdun, issu de la gauche, s’y oppose ; une association de droite saisit la justice. Ce qui devrait relever d’un débat serein sur l’histoire devient immédiatement un affrontement idéologique. En France, les questions mémorielles servent trop souvent de champs de bataille politiques.
Comme beaucoup d’anciens légionnaires d’origine étrangère, j’observe ce pays avec respect mais aussi avec perplexité. Un Français d’adoption, comme moi, n’hérite pas de ces repères politiques transmis au sein ... Lire la suite...
L’affaire de la messe pour le maréchal Pétain le 14 novembre 2025 réactive une polarisation typiquement française : le maire de Verdun, issu de la gauche, s’y oppose ; une association de droite saisit la justice. Ce qui devrait relever d’un débat serein sur l’histoire devient immédiatement un affrontement idéologique. En France, les questions mémorielles servent trop souvent de champs de bataille politiques.
Comme beaucoup d’anciens légionnaires d’origine étrangère, j’observe ce pays avec respect mais aussi avec perplexité. Un Français d’adoption, comme moi, n’hérite pas de ces repères politiques transmis au sein ... Lire la suite...
11 Novembre
Par Christian Morisot
Président d’une amicale d’anciens légionnaires, je me suis intéressé à la fête nationale du 11 novembre pour remettre en mémoire “ce deuil dans la fête” qui mobilisait les anciens combattants de la Grande Guerre pour provoquer une commémoration trois ans après la date anniversaire de la signature de l’armistice et marquer ainsi ce qu’ils appelaient: “la fin de la plus épouvantable tuerie qui ait désolé le monde moderne”.
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Ce que les poilus voulaient transmettre à la Nation
Cet article s’adresse aux anciens légionnaires, venus de nombreux pays mais unis par leur attachement à la France.
Beaucoup d’entre eux n’ont pas grandi dans la mémoire familiale de la Grande Guerre, c’est pourquoi il est important d’en comprendre le sens profond, tel que les anciens combattants français, les poilus, l’ont voulu.
Un jour de silence, pas de triomphe
Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les armes se sont enfin tues.
L’Armistice mettait fin à plus de quatre années d’une guerre terrible. Les tranchées, la boue, le froid, les gaz et les obus avaient marqué à jamais une génération entière.
Près de 1,4 million de soldats français avaient donné leur vie pour défendre la patrie.
Pourtant, lorsque la paix revint, les anciens combattants ne voulurent pas célébrer une victoire éclatante.
Ils demandèrent au contraire que cette date soit consacrée au souvenir :
un temps de recueillement, non de défilé ;
un silence national, non une marche triomphale.
“Ce que nous voulons, c’est qu’on se souvienne de nos camarades morts, pas qu’on fête la guerre.”
Témoignage d’un poilu, 1919
L’Armistice mettait fin à plus de quatre années d’une guerre terrible. Les tranchées, la boue, le froid, les gaz et les obus avaient marqué à jamais une génération entière.
Près de 1,4 million de soldats français avaient donné leur vie pour défendre la patrie.
Pourtant, lorsque la paix revint, les anciens combattants ne voulurent pas célébrer une victoire éclatante.
Ils demandèrent au contraire que cette date soit consacrée au souvenir :
un temps de recueillement, non de défilé ;
un silence national, non une marche triomphale.
“Ce que nous voulons, c’est qu’on se souvienne de nos camarades morts, pas qu’on fête la guerre.”
Témoignage d’un poilu, 1919
L’esprit des poilus : honorer, pas glorifier
Les poilus savaient que la paix ne serait durable que si l’on se souvenait du prix qu’elle avait coûté.
Ils souhaitaient que chaque 11 novembre, la France s’incline devant le courage de ceux qui étaient tombés, et remercie ceux qui avaient tenu bon dans l’enfer des tranchées.
Ainsi naquit l’idée d’une journée d’unité nationale, où tout le peuple, des élus aux enfants, rend hommage à ses soldats.
Pas pour exalter la force, mais pour honorer la fidélité et le sacrifice.
Ils souhaitaient que chaque 11 novembre, la France s’incline devant le courage de ceux qui étaient tombés, et remercie ceux qui avaient tenu bon dans l’enfer des tranchées.
Ainsi naquit l’idée d’une journée d’unité nationale, où tout le peuple, des élus aux enfants, rend hommage à ses soldats.
Pas pour exalter la force, mais pour honorer la fidélité et le sacrifice.
la première commémoration (1920)
La première cérémonie du 11 novembre a lieu en 1920, deux ans après l’Armistice.
Le Parlement français décide d’en faire une journée officielle du souvenir, et d’inhumer un soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, à Paris.
Ce soldat, choisi parmi les morts non identifiés du front, représente tous les héros anonymes.
Trois ans plus tard, en 1923, le journaliste Gabriel Boissy propose d’allumer une flamme du souvenir au-dessus de la tombe.
Depuis ce jour, la flamme ne s’est jamais éteinte : chaque soir, elle est ravivée par des associations d’anciens combattants, dans un geste simple et solennel.
La première cérémonie du 11 novembre a lieu en 1920, deux ans après l’Armistice.
Le Parlement français décide d’en faire une journée officielle du souvenir, et d’inhumer un soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, à Paris.
Ce soldat, choisi parmi les morts non identifiés du front, représente tous les héros anonymes.
Trois ans plus tard, en 1923, le journaliste Gabriel Boissy propose d’allumer une flamme du souvenir au-dessus de la tombe.
Depuis ce jour, la flamme ne s’est jamais éteinte : chaque soir, elle est ravivée par des associations d’anciens combattants, dans un geste simple et solennel.
Le sens du rituel : mémoire et unité
Chaque année, le 11 novembre, la France entière se rassemble.
Dans chaque commune, devant le monument aux morts, la cérémonie suit un rituel immuable :
• lecture du message officiel du maire.
• minute de silence à 11 heures.
• dépôt de gerbes de fleurs.
• Marseillaise .
• et enfin, recueillement collectif.
Il n’y a pas de défilé militaire : c’est un moment de fraternité, partagé entre les générations et les origines.
Les maires, les anciens combattants, les légionnaires, les élèves et les citoyens se tiennent côte à côte, devant le monument aux morts, pour honorer le courage et la paix.
Dans chaque commune, devant le monument aux morts, la cérémonie suit un rituel immuable :
• lecture du message officiel du maire.
• minute de silence à 11 heures.
• dépôt de gerbes de fleurs.
• Marseillaise .
• et enfin, recueillement collectif.
Il n’y a pas de défilé militaire : c’est un moment de fraternité, partagé entre les générations et les origines.
Les maires, les anciens combattants, les légionnaires, les élèves et les citoyens se tiennent côte à côte, devant le monument aux morts, pour honorer le courage et la paix.
Les monuments aux morts
Entre 1920 et 1925, plus de 36 000 monuments aux morts furent érigés en France.
Presque chaque village en possède un.
On y trouve gravés les noms de ceux qui sont “morts pour la France”.
Ces monuments ne célèbrent pas la guerre : ils témoignent de l’absence, du deuil collectif et du souvenir vivant.
Les cérémonies du 11 novembre s’y tiennent encore aujourd’hui, comme un lien entre le passé et le présent.
Entre 1920 et 1925, plus de 36 000 monuments aux morts furent érigés en France.
Presque chaque village en possède un.
On y trouve gravés les noms de ceux qui sont “morts pour la France”.
Ces monuments ne célèbrent pas la guerre : ils témoignent de l’absence, du deuil collectif et du souvenir vivant.
Les cérémonies du 11 novembre s’y tiennent encore aujourd’hui, comme un lien entre le passé et le présent.
Pour ceux qui ont choisi la France
Pour les anciens légionnaires, le 11 novembre a une résonance particulière.
Beaucoup ne sont pas nés sur le sol français, mais ont choisi la France et son drapeau, parfois au prix de leur sang.
Beaucoup ne sont pas nés sur le sol français, mais ont choisi la France et son drapeau, parfois au prix de leur sang.
La Légion étrangère et la Grande Guerre
Plus de 40 000 légionnaires ont combattu sous le drapeau français entre 1914 et 1918.
Venus de plus de 50 nations, ils se sont illustrés sur tous les fronts : Artois, Champagne, Verdun, la Somme…
Leur courage a marqué les esprits, et beaucoup reposent aujourd’hui dans les nécropoles militaires de France.
Leur engagement symbolise la devise légionnaire :
“Honneur et Fidélité.”
Plus de 40 000 légionnaires ont combattu sous le drapeau français entre 1914 et 1918.
Venus de plus de 50 nations, ils se sont illustrés sur tous les fronts : Artois, Champagne, Verdun, la Somme…
Leur courage a marqué les esprits, et beaucoup reposent aujourd’hui dans les nécropoles militaires de France.
Leur engagement symbolise la devise légionnaire :
“Honneur et Fidélité.”
En cela, ils partagent le destin des poilus: servir la patrie d'adoption avec courage et fidélité, quelles que soient leurs origines.
Participer à la commémoration, c’est entrer dans la mémoire vivante du pays, aux côtés de ceux qui ont combattu avant nous et ceux qui nous ont adopté.
C’est dire, en silence : “Nous nous souvenons. Nous continuons avec vous.”
Participer à la commémoration, c’est entrer dans la mémoire vivante du pays, aux côtés de ceux qui ont combattu avant nous et ceux qui nous ont adopté.
C’est dire, en silence : “Nous nous souvenons. Nous continuons avec vous.”
Un héritage de paix et de fraternité
Le 11 novembre n’est donc pas une fête de la victoire, mais un rappel du prix du courage, de la paix et de la solidarité.
C’est le jour où la France se souvient de ceux qui, par devoir, ont tenu tête à l’horreur.
C’est aussi une invitation à protéger la paix et la fraternité entre les peuples, valeurs chères à la Légion étrangère.
“Souvenons-nous, pour ne jamais revivre cela.”
Chaque citoyen, chaque légionnaire, en participant à cette cérémonie, prolonge le serment des poilus : ne pas oublier, rester fidèle, servir la France avec honneur.
C’est le jour où la France se souvient de ceux qui, par devoir, ont tenu tête à l’horreur.
C’est aussi une invitation à protéger la paix et la fraternité entre les peuples, valeurs chères à la Légion étrangère.
“Souvenons-nous, pour ne jamais revivre cela.”
Chaque citoyen, chaque légionnaire, en participant à cette cérémonie, prolonge le serment des poilus : ne pas oublier, rester fidèle, servir la France avec honneur.
Quand la jeunesse française romantise les dictateurs rouges
Par Louis Perez y Cid
De Lénine à Mao, de Che Guevara au Hamas, une partie des étudiants français continue de s’identifier à des figures révolutionnaires aux bilans tragiques. Une fascination qui en dit long sur le désarroi politique et moral d’une génération en quête d’idéal.
Dans les amphithéâtres et sur les pancartes de manifestations, les visages de Lénine, Trotski, Staline, Mao ou Che Guevara s’affichent encore fièrement. Plus récemment, c’est même le drapeau du Hamas qui s’est invité dans les cortèges étudiants.
Un paradoxe criant : ces jeunes, qui revendiquent la liberté, la justice et la dignité des peuples, se tournent vers ceux qui, dans l’histoire, ont bâillonné les leurs.
De Lénine à Mao, de Che Guevara au Hamas, une partie des étudiants français continue de s’identifier à des figures révolutionnaires aux bilans tragiques. Une fascination qui en dit long sur le désarroi politique et moral d’une génération en quête d’idéal.
Dans les amphithéâtres et sur les pancartes de manifestations, les visages de Lénine, Trotski, Staline, Mao ou Che Guevara s’affichent encore fièrement. Plus récemment, c’est même le drapeau du Hamas qui s’est invité dans les cortèges étudiants.
Un paradoxe criant : ces jeunes, qui revendiquent la liberté, la justice et la dignité des peuples, se tournent vers ceux qui, dans l’histoire, ont bâillonné les leurs.
La révolution comme mythe romantique
Dans l’imaginaire militant, les “grands révolutionnaires” incarnent la résistance à l’oppression, l’émancipation des masses, la lutte contre l’impérialisme. Lénine et Staline deviennent les architectes d’un monde plus juste, Mao le libérateur du peuple chinois, le Che le héros romantique tombé les armes à la main.
Mais derrière les affiches et les tee-shirts stylisés, la réalité historique s’efface : camps, famines, répression. Des millions de morts, effacés d’un trait au nom de la “cause”.
L’idéologie, ici, l’emporte sur la vérité. Ce n’est pas l’histoire qu’on vénère, mais le mythe, celui du combat pur, de l’idéal contre la brutalité du réel.
Mais derrière les affiches et les tee-shirts stylisés, la réalité historique s’efface : camps, famines, répression. Des millions de morts, effacés d’un trait au nom de la “cause”.
L’idéologie, ici, l’emporte sur la vérité. Ce n’est pas l’histoire qu’on vénère, mais le mythe, celui du combat pur, de l’idéal contre la brutalité du réel.
La mémoire sélective d’une tradition française
Il faut dire que la culture universitaire française garde une longue familiarité avec la gauche radicale. Dans les salles de cours comme dans certains manuels, le communisme reste présenté comme une idée noble, simplement “dévoyée” par ses excès.
Les crimes du nazisme sont unanimement condamnés ; ceux du stalinisme ou du maoïsme, eux, sont souvent relativisés. Comme si les intentions “généreuses” excusaient les charniers.
Cette mémoire à géométrie variable entretient un biais moral tenace : la gauche révolutionnaire serait du côté du bien, même quand elle a multiplié les goulags.
Les crimes du nazisme sont unanimement condamnés ; ceux du stalinisme ou du maoïsme, eux, sont souvent relativisés. Comme si les intentions “généreuses” excusaient les charniers.
Cette mémoire à géométrie variable entretient un biais moral tenace : la gauche révolutionnaire serait du côté du bien, même quand elle a multiplié les goulags.
Une quête d’idéal dans un monde désabusé
Le succès persistant de ces icônes rouges s’explique aussi par le vide qu’elles comblent.
Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans un monde saturé de crises,écologiques, sociales, politiques, où l’horizon semble bouché. La politique classique ne fait plus rêver, les grands récits collectifs se sont effondrés.
Alors, Lénine ou le Che réapparaissent, non pas comme des modèles politiques, mais comme des symboles d’absolu. Une manière de dire non, de se révolter, d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’eux.
Les jeunes d’aujourd’hui grandissent dans un monde saturé de crises,écologiques, sociales, politiques, où l’horizon semble bouché. La politique classique ne fait plus rêver, les grands récits collectifs se sont effondrés.
Alors, Lénine ou le Che réapparaissent, non pas comme des modèles politiques, mais comme des symboles d’absolu. Une manière de dire non, de se révolter, d’appartenir à quelque chose de plus grand qu’eux.
Du Che au Hamas : la confusion des symboles
Ce même réflexe se retrouve aujourd’hui dans les slogans pro-Hamas qui fleurissent dans certaines facultés.
Beaucoup de jeunes manifestent par compassion pour le peuple palestinien, une cause juste, évidemment. Mais dans les cortèges, on voit aussi ceux qui brandissent le drapeau vert sans mesurer ce qu’il représente : un mouvement islamiste autoritaire, homophobe, qui opprime les siens autant qu’il combat Israël.
Le schéma est le même qu’hier : le “résistant” est sanctifié, même quand il devient bourreau. L’idéologie simplifie tout : il suffit d’être “contre” pour être du bon côté de l’histoire.
Beaucoup de jeunes manifestent par compassion pour le peuple palestinien, une cause juste, évidemment. Mais dans les cortèges, on voit aussi ceux qui brandissent le drapeau vert sans mesurer ce qu’il représente : un mouvement islamiste autoritaire, homophobe, qui opprime les siens autant qu’il combat Israël.
Le schéma est le même qu’hier : le “résistant” est sanctifié, même quand il devient bourreau. L’idéologie simplifie tout : il suffit d’être “contre” pour être du bon côté de l’histoire.
Entre naïveté et responsabilité collective
Faut-il pour autant condamner cette jeunesse ? Non. Leur indignation est sincère, leur soif de justice réelle. Mais leur discernement, lui, vacille.
Le problème n’est pas l’engagement, c’est l’aveuglement. Et cet aveuglement trouve ses racines dans un environnement intellectuel où l’on a longtemps préféré fermer les yeux sur les crimes “amis”.
L’université, lieu du savoir et du débat, devrait être celui où l’on apprend à penser contre soi-même, à confronter les mythes à la réalité, à ne pas confondre liberté et révolution.
Ce n’est pas la soif d’idéal qu’il faut blâmer, mais le romantisme politique qui la détourne.
Car à force de rêver les dictateurs en héros, on finit par oublier ce que la liberté leur doit : la vérité.
Le problème n’est pas l’engagement, c’est l’aveuglement. Et cet aveuglement trouve ses racines dans un environnement intellectuel où l’on a longtemps préféré fermer les yeux sur les crimes “amis”.
L’université, lieu du savoir et du débat, devrait être celui où l’on apprend à penser contre soi-même, à confronter les mythes à la réalité, à ne pas confondre liberté et révolution.
Ce n’est pas la soif d’idéal qu’il faut blâmer, mais le romantisme politique qui la détourne.
Car à force de rêver les dictateurs en héros, on finit par oublier ce que la liberté leur doit : la vérité.
Cérémonie au cimetière de Montferrat (Haut-Var)
2 novembre 2025
Ils sont venus, ils sont tous là, ceux du haut-Var, ceux de Toulon, de Cannes, de Puyloubier-Aix et bien d'autres en l’honneur des vingt-deux légionnaires qui y reposent.
Il y a quelque temps, un de nos camarades avait titré l’une de ses chroniques : « Les légionnaires oubliés ».
Il écrivait :
« La Camarde ne pardonne rien, n’oublie personne ; tôt ou tard elle nous saisit sous son manteau sombre et nous accompagne de son haleine fétide jusqu’aux profondeurs du Styx ou nous pousse, nimbés de gloire, vers les hauteurs éthérées… »
Ce 2 novembre, au cimetière de Montferrat, nous étions là pour que justement, ils ne soient pas oubliés.
Nous étions là pour raviver le souvenir du courage et du sacrifice des vingt-deux légionnaires qui reposent en ce lieu — hommes de devoir, qui donnèrent tant à la France lors de la construction du camp de Canjuers.
Albert Camus, dans La Mort heureuse, écrivait :
« Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi un tremblement de larmes. Comme ce ciel, il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit. »
Il pleuvait, ce 2 novembre, sur le cimetière de Montferrat : pluie sur nos têtes, pluie dans nos cœurs. Nous marchions ensemble, un bout de ce chemin de mémoire et de fidélité. Pour la première fois ici, la cérémonie fut rehaussée par un piquet d’honneur venu de la Maison-Mère.
Nous étions là pour raviver le souvenir du courage et du sacrifice des vingt-deux légionnaires qui reposent en ce lieu — hommes de devoir, qui donnèrent tant à la France lors de la construction du camp de Canjuers.
Albert Camus, dans La Mort heureuse, écrivait :
« Quand je regarde ma vie et sa couleur secrète, j’ai en moi un tremblement de larmes. Comme ce ciel, il est à la fois pluie et soleil, midi et minuit. »
Il pleuvait, ce 2 novembre, sur le cimetière de Montferrat : pluie sur nos têtes, pluie dans nos cœurs. Nous marchions ensemble, un bout de ce chemin de mémoire et de fidélité. Pour la première fois ici, la cérémonie fut rehaussée par un piquet d’honneur venu de la Maison-Mère.
Montferrat est la commune du Haut-Var dont dépend, civilement et administrativement, Canjuers, le plus vaste camp militaire d’Europe occidentale (35 000 hectares, 35 kilomètres de long).
La Légion y a œuvré de 1968 à 1984, sous trois appellations successives — CPLE / 1er RE, CTL / 61e BMGL et C.R.T.R.L.E / 1er RE — afin de bâtir pour l’Armée de Terre ce camp d’entraînement hors normes, renforcée à ses débuts par une compagnie du 5ème Régiment Etranger du Génie.
Cette journée de recueillement doit beaucoup à l’implication personnelle du major (er) Pierre Jorand, qui n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour donner à cet hommage son caractère à la fois rigoureux, digne et fraternel.
Le temps s’enfuit, les heures et les jours s’effacent, mais il nous appartient de retenir ce qui doit l’être : là où la Légion étrangère a laissé son empreinte, là où des frères d’armes reposent.
Ne dit-on pas que la Légion n’abandonne jamais les siens, et que — sur la terre imprégnée du sang des légionnaires, le soleil ne se couche jamais ?
Nous ne vous oublions pas.
La Légion y a œuvré de 1968 à 1984, sous trois appellations successives — CPLE / 1er RE, CTL / 61e BMGL et C.R.T.R.L.E / 1er RE — afin de bâtir pour l’Armée de Terre ce camp d’entraînement hors normes, renforcée à ses débuts par une compagnie du 5ème Régiment Etranger du Génie.
Cette journée de recueillement doit beaucoup à l’implication personnelle du major (er) Pierre Jorand, qui n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour donner à cet hommage son caractère à la fois rigoureux, digne et fraternel.
Le temps s’enfuit, les heures et les jours s’effacent, mais il nous appartient de retenir ce qui doit l’être : là où la Légion étrangère a laissé son empreinte, là où des frères d’armes reposent.
Ne dit-on pas que la Légion n’abandonne jamais les siens, et que — sur la terre imprégnée du sang des légionnaires, le soleil ne se couche jamais ?
Nous ne vous oublions pas.
La municipalité offrit un vin d’honneur aux participants, et cette belle réunion se poursuivit par un déjeuner de grande qualité, ponctué de chants légionnaires.
L’atmosphère était chaleureuse, presque hors du temps.
Chacun retrouvait, par instants, le souvenir de ces grands moments de fraternité qui ne s’effacent jamais vraiment.
Commandant (er) Christian Morisot
L’atmosphère était chaleureuse, presque hors du temps.
Chacun retrouvait, par instants, le souvenir de ces grands moments de fraternité qui ne s’effacent jamais vraiment.
Commandant (er) Christian Morisot
La raison du plus fort est toujours la meilleure,
Et l’art d’enrober l’injustice en loi, le plus sûr moyen de durer.
Dans un pays qu’on disait prospère,
Vivait un Loup vêtu de drapeaux, de chiffres et de beaux mots.
Sous prétexte d’ordre et de progrès,
Il flairait jusque dans les poches des brebis endormies.
Un matin, un Agneau nommé Citoyen
Buvait à la source de son travail.
Il comptait ses pièces, modestes et honnêtes.
Surgit le Loup, porteur d’un décret tout neuf :
— Qui t’a permis de boire sans facture ?
— Sire, c’est mon eau, mon labeur, mon loyer.
— Nul bien n’est à toi, dit le Loup en ricanant,
— Car tout t’appartient par moi.
Et d’un geste légal, il installa son impôt :
sur l’eau, l’air, la laine, la lumière et même le sommeil.
Puis, avec gravité, il déclara :
“Le citoyen libre contribue à la grandeur de l’État.”
L’Agneau, tondu jusqu’à son ombre, répondit :
— Me voilà donc libre de tout, sauf de toi.
Mais le Loup, sourd, ajouta un nouveau prélèvement :
le silence.
MORALE :
Quand le pouvoir dévore sous prétexte de servir,
Le peuple n’a plus qu’à bêler pour couvrir le bruit de la tondeuse... ou
L’Aigle, sur un vieux missile perché,
Tenait en son bec un Trident bleu et doré.
L’Ours, par l’odeur de poudre alléché,
Sortit de sa tanière, l’air outragé :
« Hé ! bonjour, grand volatile des cieux,
Toujours prompt à planer sur les feux !
Que ton plumage est noble, que ton cri résonne fort,
On croirait que la paix naît à ton bord !
Mais dis-moi donc, ce Trident étincelant,
Que fais-tu donc si près de mon champ ?
Ce bijou-là, je crois, fut taillé dans ma forge,
Et sa garde, jadis, marquait mon large. »
L’Aigle, flatté d’un ton si faux,
Se voulut roi, défenseur, héros.
Il cria fort, fit battre ses ailes…
Et le Trident tomba, chose cruelle.
L’Ours bondit, le prit, le serra dans sa patte,
En rugissant : « Je reprends ce qui fut à ma hâte ! »
L’Aigle, vexé, appela ses amis :
La chouette*, vieille Europe, et quelques colibris
Tous vinrent piailler : « Lâche donc ce trophée ! » Cependant inquiets, restèrent éloigné.
Mais l’Ours, grognant, resta campé.
Moralité :
« Entre l’Aigle qui promet et l’Ours qui prend, le Trident saigne et la chouette regarde en comptant les sanctions comme d’autres comptent les moutons.
*La chouette. Sage, observatrice, mais souvent immobile et silencieuse, elle voit tout… et ne bouge pas.
Saint-Coulomb : quand un général découvre qu’il est dans la BD !
À la foire aux livres, la Légion s’invite entre les pages et les bulles.
Par Louis Perez y Cid
À l’occasion de la foire aux livres de Saint-Coulomb (Ille-et-Vilaine), le lieutenant-colonel (er) Mickaël De Prat présentait ses ouvrages au public.
Membre actif de l’association Légion’Arts, il y exposait également l’album de bande dessinée « C’est la Légion », édité par l’association et consacré à des anecdotes authentiques issues de la Légion étrangère.
Parmi les visiteurs, le général (2s) Alexandre Lalanne-Bertoudicq, habitant d’un village voisin, s’est arrêté sur le stand pour saluer son ancien camarade de la légion, rencontré autrefois au 3e REI en Guyane.
Surprise et sourire au rendez-vous : en feuilletant l’album, le général découvre qu’il figure lui-même dans l’une des histoires, illustrant un souvenir de son passage à la tête du régiment.
L’association Légion’Arts remercie chaleureusement le général pour avoir autorisé la publication de cette anecdote, avec le concours du commandant Christian Morisot.
Et pour la petite note d’humour : le général a les yeux bleus… mais dans la BD, ils sont marron. Les auteurs en rient volontiers «on bat notre coulpe», promettent-ils, sourire aux lèvres.
Message de soutien à notre camarade Jean-Claude POU
Chers Camarades,
Notre ami Jean-Claude affronte une fois de plus une épreuve qui mettrait à bas bien des hommes. Aujourd’hui, il devra subir une nouvelle amputation, celle de sa seconde jambe.
Nous qui avons connu Jean-Claude sous les drapeaux savons de quel bois il est fait. De simple légionnaire, son courage et sa valeur l'ont conduit au grade de capitaine. Après avoir donné tant à la Légion, il avait choisi de bâtir une vie paisible, un foyer chaleureux pour élever ses deux enfants, loin de l'agitation du monde.
Le destin a été sévère. La perte brutale de son épouse bien-aimée a été un coup terrible, une douleur dont personne ne sort indemne. Père avant tout, Jean-Claude a puisé dans ses forces vives, malgré le chagrin, pour ses enfants, montrant une résilience qui force le respect.
Puis est venu le premier affrontement avec la maladie, qui lui a pris une jambe. Malgré ce lourd handicap, il a continué à se battre avec une dignité remarquable, préservant son autonomie grâce à son propre courage et au soutien précieux de sa fille, Marie.
Aujourd'hui, le combat recommence. Face à cette nouvelle et rude épreuve notre camarade a besoin de nous plus que jamais. Il nous faut lui apporter notre soutien moral et fraternel qu’il mérite tant.
Ne le laissons pas seul dans cette heure difficile. Un message, un appel, une pensée peuvent être une lumière dans l'épreuve. Rappelons-lui qu'une fois camarade, toujours camarade, et que la fraternité légionnaire n'est pas un vain mot.
Jean-Claude est hospitalisé à la :
Clinique Saint-Joseph
À Marseille
Chambre 22-32
Téléphone : 06.08.86.45.70
Entourons-le de notre fraternité indéfectible. Pour la Légion !
Pour Jean-Claude !
Commandant Christian Morisot