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Du silence au spectacle
Notre ami et camarade Ch.Morisot a trouvé un texte sur Internet que l’on pourrait titrer « Le silence des anciens ». Il m’a demandé mon opinion à ce sujet.
La réponse que je lui ai faite figure après son texte.
Par un auteur anonyme
« On demande souvent aux anciens légionnaires pourquoi ils ne parlent pas de leur service à la Légion, pourquoi ils gardent le silence ?
Le monde civil ne perçoit la Légion étrangère qu’à travers le prisme des romans, du cinéma et de la culture populaire. Ce mythe, qui la recouvre invariablement, crée une illusion à mille lieues de la réalité vécue. La véritable raison de la réserve des vétérans est bien plus profonde : ce que l'on vit à la Légion est intransmissible dans le monde de l'arrière... Lire la suite...
Réponse à l'article :
Dien Bien Phu. Pourquoi on tient ?
Par Christian Morisot
Notre ami PyC explique sommairement dans un éditorial de circonstance, après la commémoration de la fin de la guerre d’Indochine et de Dien Bien Phu, pourquoi les soldats ont tenu jusqu’au bout de leurs forces avec une volonté … Lire la suite...
Notre ami PyC explique sommairement dans un éditorial de circonstance, après la commémoration de la fin de la guerre d’Indochine et de Dien Bien Phu, pourquoi les soldats ont tenu jusqu’au bout de leurs forces avec une volonté … Lire la suite...
Réponse à l'article,
le livre de Camerone
Par Christian Morisot
Alain Gandy est né en 1924, il avait entre autres importantes décorations, celle de la croix de guerre 1939-45 avec 2 citations.
J’ai rencontré Gandy à Madagascar en 1967 lors d’un stage que j’effectuais à l’Escadron à Sakaramy pour y passer mon permis de conduire. Le sergent-chef Gandy était le chef du stage, la récompense suprême accordée au premier était de lui faire passer aussi le permis de transport en commun, ce fut le cas pour moi arrivé premier de cette « FRAC ».
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Réponse à l'Edito de PYC sur
« La fameuse section féminine »
Par Christian Morisot
Louis nous offre une belle réflexion qui touche une vraie polémique, celle de la place des femmes au sein de nos amicales… Je me reporte à la réaction de la vaste période d’entre les deux guerres mondiales où ne pouvaient être un bon sous-officier de la Légion celui qui était marié par le fait même qu’il était « handicapé »
Réponse à l'édito : remise des képis blancs
Mon cher ancien,
J’ai lu vos mots avec respect… et avec une émotion que seuls ceux qui ont porté le képi blanc peuvent réellement comprendre.
Vous n’avez pas seulement raconté une cérémonie.
Vous avez restitué un esprit.
Dans votre nuit de Bonifacio, dans ce silence tenu, dans ce chant qui s’achève au pas près, tout est là : la justesse, la mesure, la sobriété.
Cette force tranquille qui n’a jamais eu besoin de se montrer pour exister.
Je partage entièrement votre réflexion.
Nous incarnons, dit-on, le calme des vieilles ... .Lire la suite...
J’ai lu vos mots avec respect… et avec une émotion que seuls ceux qui ont porté le képi blanc peuvent réellement comprendre.
Vous n’avez pas seulement raconté une cérémonie.
Vous avez restitué un esprit.
Dans votre nuit de Bonifacio, dans ce silence tenu, dans ce chant qui s’achève au pas près, tout est là : la justesse, la mesure, la sobriété.
Cette force tranquille qui n’a jamais eu besoin de se montrer pour exister.
Je partage entièrement votre réflexion.
Nous incarnons, dit-on, le calme des vieilles ... .Lire la suite...
Les montreurs d’ours
Réponse à l'édito : remise des képis blancs
Par Antoine Marquet LC (TE-er)
Je viens de lire avec une certaine émotion — dois-je le dire — l’éditorial de mon camarade et ami Louis Perez y Cid, capitaine (er) à titre étranger, consacré à la remise des képis blancs aux jeunes engagés qui, à partir de cet instant, sont des légionnaires en devenir.
Au milieu des années soixante, dans cette même caserne Montlaur, j’ai moi aussi reçu mon premier képi blanc. La cérémonie se déroula dans une salle du bâtiment dit « la Génoise », ainsi nommé parce que construit par les Génois au XVIIIe siècle. C’était la pièce où nous recevions quelques cours de langue française. Sur nos tabourets nous attendaient nos prestigieuses coiffes. Au centre, une table de réfectoire en fer, recouverte d’un drap ... Lire la suite...
Je viens de lire avec une certaine émotion — dois-je le dire — l’éditorial de mon camarade et ami Louis Perez y Cid, capitaine (er) à titre étranger, consacré à la remise des képis blancs aux jeunes engagés qui, à partir de cet instant, sont des légionnaires en devenir.
Au milieu des années soixante, dans cette même caserne Montlaur, j’ai moi aussi reçu mon premier képi blanc. La cérémonie se déroula dans une salle du bâtiment dit « la Génoise », ainsi nommé parce que construit par les Génois au XVIIIe siècle. C’était la pièce où nous recevions quelques cours de langue française. Sur nos tabourets nous attendaient nos prestigieuses coiffes. Au centre, une table de réfectoire en fer, recouverte d’un drap ... Lire la suite...
Chronique Laotienne 6/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
Après un agréable parcours ferroviaire nous revoici à Vientiane où nous nous installons à l’hôtel Le Charme. Nous avons l’impression d’être en 1950 dans cet hôtel vintage, avec des chambres immenses et où, comme dans tous les autres hôtels, le lit peut recevoir 3 ou 4 personnes ! ... Lire la suite...
Après un agréable parcours ferroviaire nous revoici à Vientiane où nous nous installons à l’hôtel Le Charme. Nous avons l’impression d’être en 1950 dans cet hôtel vintage, avec des chambres immenses et où, comme dans tous les autres hôtels, le lit peut recevoir 3 ou 4 personnes ! ... Lire la suite...
Chronique Laotienne 5/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
Dernière nuit à Mouang Khoua
26 janvier 2024
Après le petit déjeuner dans le bistrot habituel, nous saisissons le sac contenant les repas que la patronne a bien voulu confectionner pour nous et quittons la ville sac à dos pour rejoindre l’embarcadère des pirogues où, la veille dans...Lire la suite...
Dernière nuit à Mouang Khoua
26 janvier 2024
Après le petit déjeuner dans le bistrot habituel, nous saisissons le sac contenant les repas que la patronne a bien voulu confectionner pour nous et quittons la ville sac à dos pour rejoindre l’embarcadère des pirogues où, la veille dans...Lire la suite...
Chronique Laotienne 4/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
24 janvier 2024 toujours
La route suit, aux trois quarts, la rivière Pak Ou affluente de la Nam Ou elle-même affluente du Mékong. Soudain le conducteur quitte la piste principale et prend une route à droite en direction de Khouang Rip 7 km au sud de Khouang Kouei. Après quelques centaines de mètres nous arrivons dans un petit hameau dont les habitants festoient allègrement autour d’un événement que nous découvrons être le mariage de la fille du chef du village.
Nous sommes accueillis avec force bière et petits verres d’alcool de riz. Dans cette joie générale nous dansons avec eux, buvons avec eux et mangeons avec eux. Certains nous proposent leur maison, nous resservent à manger et à boire… dans mon bol de soupe je vois deux boules de viande que mes camarades s’empressent... Lire la suite...
24 janvier 2024 toujours
La route suit, aux trois quarts, la rivière Pak Ou affluente de la Nam Ou elle-même affluente du Mékong. Soudain le conducteur quitte la piste principale et prend une route à droite en direction de Khouang Rip 7 km au sud de Khouang Kouei. Après quelques centaines de mètres nous arrivons dans un petit hameau dont les habitants festoient allègrement autour d’un événement que nous découvrons être le mariage de la fille du chef du village.
Nous sommes accueillis avec force bière et petits verres d’alcool de riz. Dans cette joie générale nous dansons avec eux, buvons avec eux et mangeons avec eux. Certains nous proposent leur maison, nous resservent à manger et à boire… dans mon bol de soupe je vois deux boules de viande que mes camarades s’empressent... Lire la suite...
Chronique Laotienne 3/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
31 janvier 1954
07 h 30
Le détachement du commandant Cabaribère quitte Mouang Khouei dans l’ordre 3e compagnie du 2e BCL, 6e compagnie, personnel de la CCB et 7e compagnie.
08 h 15
Le détachement Menigoz quitte Kouang Rip après avoir laissé le commandant Vaudrey et le 5e Tabor partir une heure avant eux.
... Lire la suite...
31 janvier 1954
07 h 30
Le détachement du commandant Cabaribère quitte Mouang Khouei dans l’ordre 3e compagnie du 2e BCL, 6e compagnie, personnel de la CCB et 7e compagnie.
08 h 15
Le détachement Menigoz quitte Kouang Rip après avoir laissé le commandant Vaudrey et le 5e Tabor partir une heure avant eux.
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Chronique Laotienne 2/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
24 janvier 2024
La découverte de cette petite ville m’étonne, mais pas mes coéquipiers qui vivent en Thaïlande ! Vers 4 heures 30 du matin je suis réveillé par un bruit sourd, répété avec une constance de métronome. … Lire la suite...
24 janvier 2024
La découverte de cette petite ville m’étonne, mais pas mes coéquipiers qui vivent en Thaïlande ! Vers 4 heures 30 du matin je suis réveillé par un bruit sourd, répété avec une constance de métronome. … Lire la suite...
Chronique Laotienne 1/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
C’est en juin 2023 que mon camarade Jean-Pierre Raoul, chef de bataillon en retraite, m’a parlé pour la première fois de la découverte, au gré de ses lectures*, de combats meurtriers dans la région de Mouang Khoua au nord Laos qui ont impliqué le 2e bataillon du 3e REI aux ordres du commandant Cabaribère, une colonne du 5e Tabor aux ordres du commandant Vaudrey, 3 compagnies de Laotiens et une compagnie de supplétifs. Il a décidé de tenter d’élucider cette affaire en se rendant sur les lieux 70 ans après... Lire la suite...
C’est en juin 2023 que mon camarade Jean-Pierre Raoul, chef de bataillon en retraite, m’a parlé pour la première fois de la découverte, au gré de ses lectures*, de combats meurtriers dans la région de Mouang Khoua au nord Laos qui ont impliqué le 2e bataillon du 3e REI aux ordres du commandant Cabaribère, une colonne du 5e Tabor aux ordres du commandant Vaudrey, 3 compagnies de Laotiens et une compagnie de supplétifs. Il a décidé de tenter d’élucider cette affaire en se rendant sur les lieux 70 ans après... Lire la suite...
IRVIN Initier la Révolution de la Vie par l’Immersion Nature
ou l’art de remettre des jeunes debout
Par Louis Perez y Cid
Il y a des parcours qui ne laissent pas indifférent. Celui de mon ami Patrice Valantin en fait
Il y a des parcours qui ne laissent pas indifférent. Celui de mon ami Patrice Valantin en fait
La noblesse de servir
Il y a des images qui passent, et d’autres qui s’installent.
Des titres anodins, et des titres qui travaillent en silence.
La noblesse de servir.
C’est beau. C’est propre. Ça sonne bien sous les képis et dans les salons.
Et sur la couverture d'un agenda, une silhouette familière, un légionnaire. Enfin… presque.
Sur une tête couronnée, barbe royale. Superposition parfaite. Le soldat et le roi ne font plus qu’un. Coïncidence graphique, sans doute. Le hasard a parfois beaucoup d’imagination. Lire la suite...
Sans képi, mais pas sans loyauté
Le texte qui suit est animé par une fidélité sincère à l’institution et par le souci de cohérence dans le fonctionnement des amicales. Il aborde sans détour une question souvent éludée, la place réellement accordée aux sympathisants.
Cette réflexion n’est ni polémique ni iconoclaste. Elle met simplement en lumière certaines contradictions d’un discours qui revendique l’accueil tout en réduisant parfois l’engagement civil à une utilité essentiellement matérielle. Le propos peut déranger, mais il reste fondé sur le respect, la logique et l’esprit de fraternité.
Ce texte d'Antoine s’adresse à tous ceux qui font vivre les amicales, anciens légionnaires comme sympathisants, et invite à une lecture lucide, ouverte et honnête, au service d’une tradition qui ne se préserve qu’en restant fidèle à ses valeurs humaines....Lire la suite...
Les amicales au défi du XXIᵉ siècle
Entre dogme et réalité
Par Antoine Marquet (Lt-colonel TE – er)
Le texte qui circule actuellement sous la plume d’un officier général dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble figée dans le ciment du siècle dernier. En 2026, alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité, la mobilité et l’autonomie individuelle, ce projet de « reprise en main » ressemble davantage à une utopie sémantique qu’à une réponse concrète aux réalités du terrain.
Derrière une volonté affichée de revitalisation, transparaît surtout une incompréhension profonde des mutations sociales qui ont transformé le rapport des anciens légionnaires à l’engagement associatif.
Le paradoxe du « tu » et du « général » apparaît dès les premières lignes. Lire la suite...
Le texte qui circule actuellement sous la plume d’un officier général dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble figée dans le ciment du siècle dernier. En 2026, alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité, la mobilité et l’autonomie individuelle, ce projet de « reprise en main » ressemble davantage à une utopie sémantique qu’à une réponse concrète aux réalités du terrain.
Derrière une volonté affichée de revitalisation, transparaît surtout une incompréhension profonde des mutations sociales qui ont transformé le rapport des anciens légionnaires à l’engagement associatif.
Le paradoxe du « tu » et du « général » apparaît dès les premières lignes. Lire la suite...
Oser penser autrement
Les réactions suscitées par les écrits consacrés aux JAL révèlent moins un simple désaccord qu’une difficulté plus profonde à accepter la pluralité des regards. Face à des positions souvent affirmées comme des évidences, il devenait nécessaire d’ouvrir un espace de réflexion libre, affranchi des dogmes et des postures d’autorité morale....Lire la suite...
AALE et JAL, évolution?
Entre traditions impeccablement rangées… et évolutions qui débordent du cadre
Les amicales d’anciens légionnaires ont été créées pour rassembler ceux qui ont vécu quelque chose que l’on n’explique jamais vraiment aux autres. Une histoire de boue, de fatigue, de fraternité… et de souvenirs qu’on ne raconte qu’à moitié, parce que l’autre moitié se devine, ou se tait....Lire la suite...
Lili Marlène, un conte de l'histoire.
Par Louis Perez y Cid
Un soir de 1915, dans un monde qui venait de basculer dans la Grande Guerre, un jeune soldat allemand nommé Hans Leip* s’apprête à quitter la ville pour rejoindre le front.
C’est un poète, enrôlé par devoir.
Il marche lentement vers la ... Lire la suite...
Les avertissements de l’Histoire.
Opinion
Par Christian Morisot
Comme pour bon nombre d’entre nous, nos idées, nos convictions, nos engagements commencent dans nos têtes, très tôt et jeunes en âge, par nos lecture. En fait, tout à débuté quand je me suis rendu compte qu’il était parfois bien inspiré d’avoir le besoin d’aller respirer ailleurs quand l’air ambiant est saturé de médiocrité. Aujourd’hui en vous adressant ce courrier, je sais pour en avoir l’expérience que le fait d’écrire vous engage, qu’une “violence de la plume” est une témérité qui attire quelques ferventes sympathies et malheureusement beaucoup de haines. Lire la suite...
Comme pour bon nombre d’entre nous, nos idées, nos convictions, nos engagements commencent dans nos têtes, très tôt et jeunes en âge, par nos lecture. En fait, tout à débuté quand je me suis rendu compte qu’il était parfois bien inspiré d’avoir le besoin d’aller respirer ailleurs quand l’air ambiant est saturé de médiocrité. Aujourd’hui en vous adressant ce courrier, je sais pour en avoir l’expérience que le fait d’écrire vous engage, qu’une “violence de la plume” est une témérité qui attire quelques ferventes sympathies et malheureusement beaucoup de haines. Lire la suite...
La classe européenne ?
Le trimestre s’acheva.
Le professeur réunit une dernière fois ses élèves, devenus mûrs de réflexion.
« Vous avez vu trois modèles » Dit-il.
« L’égalité sans effort, la compétition sans limite, et l’équilibre du mérite partagé.
Ce parcours, mes enfants, c’est celui de notre continent. »
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La Classe Équitable
Quelques semaines plus tard, le professeur proposa un troisième modèle.
« Nous allons tenter un système plus juste, le mérite comptera, mais la solidarité aussi. »
Les élèves se regardèrent, intrigués.
« Vos notes, expliqua-t-il, dépendront pour moitié de vos efforts personnels et pour moitié de la moyenne de la classe. Vous êtes liés, comme dans la vraie vie. »...Lire la suite...
La Classe Élitiste
Dans le même collège paisible, un jour suivant, le professeur d’économie voulut montrer l’autre extrême.
« Aux cours précédents, nous avons vu le socialisme », dit-il.
« Aujourd’hui, place au capitalisme, la justice du mérite. Ici, pas d’égalité artificielle, seul l’effort comptera. Le travail sera récompensé, la médiocrité blâmée. »
Un silence lourd tomba... Lire la suite...
L’école comme miroir du monde
J’ai reçu un courriel d’un ami contenant une pièce jointe, à diffuser largement. Aucune signature, aucun contexte : cela m’a d’abord inspiré une certaine répulsion. Malgré tout, j’ai ouvert le document.
Il décrivait l’expérience prétendument « égalitaire » d’une classe de collège, présentée comme une miniature de notre société, une vision très...Lire la suite...