Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Je voudrais le 22 à Asnières
Par Michel Gravereau
Fernand Raynaud est toujours présent dans nos mémoires avec son sketch, le 22 à Asnières, où il tentait désespérément d’obtenir une communication téléphonique.
Que cela paraît dérisoire aujourd’hui, dans ce monde où les enfants naissent presque avec un téléphone portable dernière génération dans leur couffin.
Raconter à nos petits-enfants l’épopée que représentait dans notre jeunesse un coup de téléphone relève d’une plongée dans le temps suscitant chez eux un regard inquisiteur. Tu es sûr que tu n’as pas pris de produits illicites, Papy ?
Essayons de nous souvenir de quelques moments vécus ici ou là.
La télévision naissante essayait de nous tenir au courant des résultats sportifs du dimanche, parfois avec des images tournées sur des stades, mais parfois, nous n’avions droit qu’au résultat car le présentateur de l’époque, Robert Chappatte ou Roger Couderc s’excusait de la non-arrivée du reportage. Le résultat du tiercé n’était pas plus assuré car les ordinateurs de l’époque manquaient de punch.
C’était pour ceux qui possédaient un téléviseur chez eux, les nantis. Les invitations, certains soirs, se faisaient chez les uns et les autres, pour voir la Piste aux étoiles. Je me souviens de la coupe du monde en Suède en 1 958, où tout le village était rassemblé sur le trottoir, devant la vitrine du magasin de télévision de monsieur Schwartzkoff. Ce diable de Pelé nous avait fait du mal !!!
Puisque nous en sommes tous, dans nos vieux jours à nous épancher sur nos souvenirs marquants de notre vie, comment ne pas évoquer mon huitième anniversaire. Ce n’était pas devant le poste télé que mon père était dressé, nous n’en avions pas, mais à côté de son poste radio, gros meuble en bois et dont le son, bien avant la modulation de fréquence, « partait » régulièrement et revenait quand bon lui semble. L’ambiance était tristounette dans la maison malgré ce jour anniversaire. Je le reverrais toujours, en s’écartant du poste, l’air blême, dire à ma Maman : « c’est fini en Indochine. Dien Bien Phu est tombé ». Je suis né un 7 mai. Il n’y a qu’une maladie mentale qui pourra me faire oublier ce jour.
Je suis persuadé que chacun d’entre nous avons une tonne de souvenirs à déballer sur son enfance en rapport avec les communications de l’époque.
Un peu d’histoire sur les télécommunications :
• 1792, Claude Chappe présente le premier télégraphe optique ;
• 1 837, apparition du télégraphe électrique ;
• 1 868, première communication transatlantique ;
• 1 877, première conversation téléphonique ;
• 1 935, apparition de la télévision actuelle.
Le 04 octobre 1 957, les soviétiques réussissent à mettre en orbite autour de la Terre une grosse boule de 80 cm de diamètre et qui faisait « Bip-Bip ». Spoutnik va ouvrir la voie à un monde moderne qui va à lui seul créer une révolution technologique dont on ne mesure pas encore à l’époque les conséquences ni les limites.
Le 10 juillet 1 962, les Américains lancent le premier satellite de télécommunications, Telstar, semblable en tous points à Spoutnik.
A l’affut des étoiles et des planètes, le soir, nos yeux sont inéluctablement attirés par des petits points lumineux qui se promènent dans toutes les directions. Tiens, un satellite. Puis un autre. C’est un ballet incessant. Et ce n’est pas fini.
Tous ces satellites viennent en aide aux structures terrestres qui peuvent se dégrader, lors de tempêtes notamment. N’oublions pas que certaines zones terrestres ne sont pas couvertes (zones blanches). Et pourtant, la nécessité de communiquer entre humains a vu le jour dès les premiers instants. Fumée, signaux lumineux, cris, course à pied (à Marathon), télégraphe, en sont les prémices.
Mais il fallait absolument s’affranchir de fils entre émetteurs et récepteurs terrestres. D’où l’utilisation au 20° siècle des ondes électromagnétiques qui permettent de véhiculer l’information sans avoir recours à des câbles.
La télécommunication par satellite comprend un ou plusieurs satellites interconnectés (une constellation), des stations au sol et des récepteurs.
Puisque nous en sommes tous, dans nos vieux jours à nous épancher sur nos souvenirs marquants de notre vie, comment ne pas évoquer mon huitième anniversaire. Ce n’était pas devant le poste télé que mon père était dressé, nous n’en avions pas, mais à côté de son poste radio, gros meuble en bois et dont le son, bien avant la modulation de fréquence, « partait » régulièrement et revenait quand bon lui semble. L’ambiance était tristounette dans la maison malgré ce jour anniversaire. Je le reverrais toujours, en s’écartant du poste, l’air blême, dire à ma Maman : « c’est fini en Indochine. Dien Bien Phu est tombé ». Je suis né un 7 mai. Il n’y a qu’une maladie mentale qui pourra me faire oublier ce jour.
Je suis persuadé que chacun d’entre nous avons une tonne de souvenirs à déballer sur son enfance en rapport avec les communications de l’époque.
Un peu d’histoire sur les télécommunications :
• 1792, Claude Chappe présente le premier télégraphe optique ;
• 1 837, apparition du télégraphe électrique ;
• 1 868, première communication transatlantique ;
• 1 877, première conversation téléphonique ;
• 1 935, apparition de la télévision actuelle.
Le 04 octobre 1 957, les soviétiques réussissent à mettre en orbite autour de la Terre une grosse boule de 80 cm de diamètre et qui faisait « Bip-Bip ». Spoutnik va ouvrir la voie à un monde moderne qui va à lui seul créer une révolution technologique dont on ne mesure pas encore à l’époque les conséquences ni les limites.
Le 10 juillet 1 962, les Américains lancent le premier satellite de télécommunications, Telstar, semblable en tous points à Spoutnik.
A l’affut des étoiles et des planètes, le soir, nos yeux sont inéluctablement attirés par des petits points lumineux qui se promènent dans toutes les directions. Tiens, un satellite. Puis un autre. C’est un ballet incessant. Et ce n’est pas fini.
Tous ces satellites viennent en aide aux structures terrestres qui peuvent se dégrader, lors de tempêtes notamment. N’oublions pas que certaines zones terrestres ne sont pas couvertes (zones blanches). Et pourtant, la nécessité de communiquer entre humains a vu le jour dès les premiers instants. Fumée, signaux lumineux, cris, course à pied (à Marathon), télégraphe, en sont les prémices.
Mais il fallait absolument s’affranchir de fils entre émetteurs et récepteurs terrestres. D’où l’utilisation au 20° siècle des ondes électromagnétiques qui permettent de véhiculer l’information sans avoir recours à des câbles.
La télécommunication par satellite comprend un ou plusieurs satellites interconnectés (une constellation), des stations au sol et des récepteurs.
Pour Internet par satellite, des antennes de plusieurs mètres de diamètre sont connectées au réseau Internet terrestre. Ces antennes collectent les informations et les transmettent aux satellites en orbite autour de la Terre par signal électromagnétique. Les satellites détectent ce signal, l’amplifient et le renvoient en direction de la Terre. Pour le capter, il suffit d’installer chez soi une parabole pour la télévision ou un modem. Partout dans le monde, sans aucun raccordement à la fibre optique, il est ainsi possible de surfer sur Internet. Que l’on soit en montagne, dans les airs, sur la mer, en permanence, le raccordement est possible. Même en temps de guerre ou en situation critique comme les catastrophes naturelles, la sécurité est de mise. Les opérateurs garantissent une connexion sans interférence ou interception. Très important pour les Armées ou la sécurité civile
Satcom, les satellites de télécommunications
Notre fusée Ariane 5 a placé de nombreux satellites de télécommunications appelés Satcoms. Ils représentent les 2/3 des lancements.
Le plus moderne et le plus puissant jamais réalisé en Europe, le satellite Konnect VHTS, placé en orbite en 2 022, est propulsé par l’énergie électrique fournie par ses panneaux solaires. Le poids du satellite est considérablement réduit : un gain non négligeable, tant chaque gramme compte lors d’un tir de fusée !
Satcom, les satellites de télécommunications
Notre fusée Ariane 5 a placé de nombreux satellites de télécommunications appelés Satcoms. Ils représentent les 2/3 des lancements.
Le plus moderne et le plus puissant jamais réalisé en Europe, le satellite Konnect VHTS, placé en orbite en 2 022, est propulsé par l’énergie électrique fournie par ses panneaux solaires. Le poids du satellite est considérablement réduit : un gain non négligeable, tant chaque gramme compte lors d’un tir de fusée !
A 36 000 km de la Terre
Chaque satellite de télécommunications est placé sur une orbite bien précise.
Les satellites géostationnaires sont placés à une altitude d’environ 36 000 km au-dessus de la Terre. Ils tournent à la même vitesse que la Terre tourne sur elle-même. En clair, si vous fixez un satellite géostationnaire dans le ciel, vous ne le verrez pas bouger. Ils pèsent de 3,5 à 7 tonnes au lancement.
Les constellations de minisatellites. Ces satellites sont plus proches de la Terre : ils sont placés en orbite basse, de 400 à 2 000 km d’altitude. Ils sont déployés en constellation, c’est-à-dire une flotte de satellites. Ils sont qualifiés de minisatellites en raison de leur poids plume, de 150 à 800 kg au lancement. Le service internet haut-débit Eutelsat Oneweb appartient à cette catégorie, il est composé de 648 minisatellites. Ces dernières années, l’altitude moyenne de mise en orbite des satellites a fortement diminué en raison du nombre de Satcom placés en orbite basse.
La constellation Starlink. Enfin, nous n’échappons pas à l’évocation de l’emprise d’Elon Musk sur notre ciel de nuit. De véritables trains de satellites sillonnent parfois le ciel, après leur lancement par Space X. Ce sont les Starlink.
Chaque satellite de télécommunications est placé sur une orbite bien précise.
Les satellites géostationnaires sont placés à une altitude d’environ 36 000 km au-dessus de la Terre. Ils tournent à la même vitesse que la Terre tourne sur elle-même. En clair, si vous fixez un satellite géostationnaire dans le ciel, vous ne le verrez pas bouger. Ils pèsent de 3,5 à 7 tonnes au lancement.
Les constellations de minisatellites. Ces satellites sont plus proches de la Terre : ils sont placés en orbite basse, de 400 à 2 000 km d’altitude. Ils sont déployés en constellation, c’est-à-dire une flotte de satellites. Ils sont qualifiés de minisatellites en raison de leur poids plume, de 150 à 800 kg au lancement. Le service internet haut-débit Eutelsat Oneweb appartient à cette catégorie, il est composé de 648 minisatellites. Ces dernières années, l’altitude moyenne de mise en orbite des satellites a fortement diminué en raison du nombre de Satcom placés en orbite basse.
La constellation Starlink. Enfin, nous n’échappons pas à l’évocation de l’emprise d’Elon Musk sur notre ciel de nuit. De véritables trains de satellites sillonnent parfois le ciel, après leur lancement par Space X. Ce sont les Starlink.
30 à 40 à la fois, un maillage s’établit tout autour de la Terre, à 550 km d’altitude pour offrir la 5 G aux utilisateurs. Space X prévoit d’en placer 42 000 à la fin de son programme. Il était déjà envisagé la collision de satellites sur orbite basse, inutile de dire que le problème se pose de plus en plus.
Ainsi, nous n’avons plus besoin de demander New York pour obtenir un correspondant à Asnières. Nous savons en temps réel ce qui se passe dans le monde et vivons en direct les évènements, comme si nous y étions.
Toujours fidèles à notre nostalgie des bons moments, sans forcément suivre la course effrénée de nos concitoyens, il nous reste à mêler les marques indéniables du progrès technologique parmi les traces indélébiles du passé : prenons le temps, la nuit, de voir passer les satellites qui font battre le poumon de notre chère Terre, et contemplons nos étoiles muettes et si apaisantes.
Carpe Diem.
Ainsi, nous n’avons plus besoin de demander New York pour obtenir un correspondant à Asnières. Nous savons en temps réel ce qui se passe dans le monde et vivons en direct les évènements, comme si nous y étions.
Toujours fidèles à notre nostalgie des bons moments, sans forcément suivre la course effrénée de nos concitoyens, il nous reste à mêler les marques indéniables du progrès technologique parmi les traces indélébiles du passé : prenons le temps, la nuit, de voir passer les satellites qui font battre le poumon de notre chère Terre, et contemplons nos étoiles muettes et si apaisantes.
Carpe Diem.