La guerre est aussi dans nos têtes.
La lucidité, une arme
Par Louis Perez y Cid
La guerre a changé de visage.
Elle se livre toujours sur les champs de bataille, mais elle se joue désormais aussi dans nos téléphones, nos réseaux sociaux et nos écrans. L’information est devenue une arme.
L’objectif n’est pas toujours de nous faire croire à un mensonge. Il peut être plus efficace de nous faire douter de tout, de nos institutions, de nos médias, de nos dirigeants, et finalement de nos voisins.
Diviser. Polariser. Saturer. Épuiser.
Voilà l’une des logiques de la guerre informationnelle contemporaine.
La Russie en a fait un véritable mode opératoire, en exploitant les fractures de nos sociétés. La Chine privilégie davantage la construction patiente de récits favorables à ses intérêts. Les grandes plateformes numériques, souvent étrangères, sont quant à elles devenues des infrastructures capables d’influencer directement la visibilité des idées et des opinions.
Le danger est là ,à force de manipulations, le vrai et le faux finissent par se confondre.
Et lorsque plus personne ne sait ce qu’il peut croire, la cohésion nationale s’effrite.
Pour ceux qui ont servi sous l’uniforme, le principe est simple, face à une menace, il faut connaître l’adversaire, garder son sang-froid et vérifier avant d’agir. Ces réflexes valent aussi dans le monde numérique.
Ne partageons pas une information parce qu’elle nous indigne, ne croyons pas une image parce qu’elle nous plaît et ne relayons pas une rumeur parce qu’elle confirme nos convictions.
Avant de cliquer, vérifions, et avant de relayer, réfléchissons. Car dans cette nouvelle guerre, chacun peut devenir, sans même le savoir, le relais d'une opération destinée à nous affaiblir.
La France dispose désormais de moyens pour détecter ces ingérences, notamment avec VIGINUM. Mais aucune institution ne pourra remplacer la vigilance des citoyens. Notre première défense reste donc notre discernement.
Dans la guerre informationnelle comme sur le terrain, la cohésion est une force, et la lucidité, une arme.
La Russie en a fait un véritable mode opératoire, en exploitant les fractures de nos sociétés. La Chine privilégie davantage la construction patiente de récits favorables à ses intérêts. Les grandes plateformes numériques, souvent étrangères, sont quant à elles devenues des infrastructures capables d’influencer directement la visibilité des idées et des opinions.
Le danger est là ,à force de manipulations, le vrai et le faux finissent par se confondre.
Et lorsque plus personne ne sait ce qu’il peut croire, la cohésion nationale s’effrite.
Pour ceux qui ont servi sous l’uniforme, le principe est simple, face à une menace, il faut connaître l’adversaire, garder son sang-froid et vérifier avant d’agir. Ces réflexes valent aussi dans le monde numérique.
Ne partageons pas une information parce qu’elle nous indigne, ne croyons pas une image parce qu’elle nous plaît et ne relayons pas une rumeur parce qu’elle confirme nos convictions.
Avant de cliquer, vérifions, et avant de relayer, réfléchissons. Car dans cette nouvelle guerre, chacun peut devenir, sans même le savoir, le relais d'une opération destinée à nous affaiblir.
La France dispose désormais de moyens pour détecter ces ingérences, notamment avec VIGINUM. Mais aucune institution ne pourra remplacer la vigilance des citoyens. Notre première défense reste donc notre discernement.
Dans la guerre informationnelle comme sur le terrain, la cohésion est une force, et la lucidité, une arme.