Liberté et justice.
Des idéaux à l’épreuve des réalités
Dans les démocraties d’Europe continentale, la justice est confrontée à deux exigences majeures et contradictoires :
1 Une revendication à participer à la vie de la société, à sa régulation par le droit et la justice.
2 La nécessité d’assurer à tous et de manière individualisée, le service de la justice.
Antoine nous parle de liberté, mais celle-ci est liée à la “justice” et là encore, au niveau de l’Europe, ce n’est pas exactement celle des pays qui la composent.
C’est sûrement un exploit auquel se livre notre ami, celui de mettre en peu de mots une foule immense de questions concernant la liberté qui ne saurait se concevoir sans courage. Mais le courage n’est plus à l’ordre du jour et tous ceux qui prédisent une prochaine révolution auraient été bien inspirés de ne pas laisser le pays “progresser” vers la triste situation dans lequel il sombre actuellement.
Christian Morisot
Liberté
Par Antoine Marquet
Aux fruits on connait l’arbre… Bien des années après le début des « printemps arabes » nous voyons les résultats.
Du Maghreb et du Machrek aux lointaines frontières islamiques de la Chine, un large et tumultueux mouvement voulait la même chose que celle exigée voici un quart de siècle par les rebelles antisoviétiques.
Le très clair objet du désir était la liberté. Mais celle-ci dans son ambigüité et son énormité, est protéiforme, revêt souvent des habits de circonstance et aboutit à des conséquences diverses.
Mal employée, elle conduit à la mort, à la frénésie du tout ou rien. Elle peut conduire aux dangereuses élections, richesses, pauvretés et religions des 100%... Bien gérée, elle perpétue la vie, l’amour, le civisme, le débat éclairé, le choix réfléchi. Le respect de l’autre.
Bien entendu, les pays affectés par ces saisonnières révoltes continuent de vivre leur processus révolutionnaire ; autrement dit, ce processus n’est pas arrivé à son terme, n’est pas achevé. Pas plus que ne sont terminés les cauchemars ou les rêves.
Dans certains cas c’est une orgie de sang et de confusion. Dans d’autres c’est la tentative d’appliquer à tous, par la main humaine, la parole de Dieu, sans Le consulter.
Et il y en a qui tentent d’autres voies, avec courage.
Et nous, dans notre pays, aurons-nous ce courage de défendre notre liberté ?
Aux fruits on connait l’arbre… Bien des années après le début des « printemps arabes » nous voyons les résultats.
Du Maghreb et du Machrek aux lointaines frontières islamiques de la Chine, un large et tumultueux mouvement voulait la même chose que celle exigée voici un quart de siècle par les rebelles antisoviétiques.
Le très clair objet du désir était la liberté. Mais celle-ci dans son ambigüité et son énormité, est protéiforme, revêt souvent des habits de circonstance et aboutit à des conséquences diverses.
Mal employée, elle conduit à la mort, à la frénésie du tout ou rien. Elle peut conduire aux dangereuses élections, richesses, pauvretés et religions des 100%... Bien gérée, elle perpétue la vie, l’amour, le civisme, le débat éclairé, le choix réfléchi. Le respect de l’autre.
Bien entendu, les pays affectés par ces saisonnières révoltes continuent de vivre leur processus révolutionnaire ; autrement dit, ce processus n’est pas arrivé à son terme, n’est pas achevé. Pas plus que ne sont terminés les cauchemars ou les rêves.
Dans certains cas c’est une orgie de sang et de confusion. Dans d’autres c’est la tentative d’appliquer à tous, par la main humaine, la parole de Dieu, sans Le consulter.
Et il y en a qui tentent d’autres voies, avec courage.
Et nous, dans notre pays, aurons-nous ce courage de défendre notre liberté ?