Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Les extraterrestres dans la fiction
Par Michel Gravereau
Aujourd’hui encore, faute d’avoir les capacités pour expliquer certaines réalisations du passé, je pense aux pyramides ou aux lignes de Nazca, certains n’hésitent pas à invoquer l’intervention des extraterrestres. Le raccourci permet ainsi de ne pas se creuser la cervelle et surtout de rester l’Homme intelligent, sans égal, face à l’Homme du passé.
Si la vraie rencontre n’a pas encore eu lieu, les romans, les films et les séries nous ont habitués à la présence des extraterrestres au point que leur existence reste toujours ouverte.
Les extraterrestres sont des figures classiques de la fiction, qui comme les zombies et autres fantômes permettent d’interroger notre rapport aux autres… mais aussi et surtout à notre propre espèce.
Et cela ne date pas d’hier. Rappelons-nous par exemple que Voltaire, dans Micromégas nous invite à philosopher avec l’habitant d’une planète tournant autour de l’étoile Sirius.
Dans notre littérature, nous avons des extraterrestres qui viennent de beaucoup plus près encore. De la Lune. Les Sélénites. Dans le deuxième tome de ses aventures lunaires publié en 1869, Autour de la Lune, Jules Verne dépeint sur la face cachée des constructions réalisées par les Sélénites. Sélénites que les astronautes du roman imaginent forcément plus évolués que nous. Et Quand Georges Méliès adapte le roman au cinéma dans Le Voyage dans la Lune, il représente des Sélénites très hostiles et moins civilisés. Costumés et masqués, ces premiers extraterrestres de l’histoire du cinéma ressemblent à l’idée que les occidentaux se font alors des peuplades sauvages.
Mais les Sélénites sont rapidement supplantés par les célèbres Martiens, qui présentent l’avantage de vivre plus loin.
En 1898, dans son roman La guerre des mondes, H.G. Wells imagine de belliqueux Martiens venus écraser notre espèce. Pendant les décennies suivantes, petit homme vert au crâne proéminent et aux grands yeux noirs, le Martien est l’archétype de l’extraterrestre, devenant presque un synonyme. Wells, dans la guerre des mondes en 1898, n’hésite pas à lui tracer un portrait on ne peut plus flatteur : Les Martiens semblent avoir calculé leur descente avec une sûre et étonnante subtilité, leur science mathématique étant évidemment bien supérieure à la nôtre et avoir mené leurs préparatifs à bonne fin avec une presque parfaite unanimité.
Dans notre littérature, nous avons des extraterrestres qui viennent de beaucoup plus près encore. De la Lune. Les Sélénites. Dans le deuxième tome de ses aventures lunaires publié en 1869, Autour de la Lune, Jules Verne dépeint sur la face cachée des constructions réalisées par les Sélénites. Sélénites que les astronautes du roman imaginent forcément plus évolués que nous. Et Quand Georges Méliès adapte le roman au cinéma dans Le Voyage dans la Lune, il représente des Sélénites très hostiles et moins civilisés. Costumés et masqués, ces premiers extraterrestres de l’histoire du cinéma ressemblent à l’idée que les occidentaux se font alors des peuplades sauvages.
Mais les Sélénites sont rapidement supplantés par les célèbres Martiens, qui présentent l’avantage de vivre plus loin.
En 1898, dans son roman La guerre des mondes, H.G. Wells imagine de belliqueux Martiens venus écraser notre espèce. Pendant les décennies suivantes, petit homme vert au crâne proéminent et aux grands yeux noirs, le Martien est l’archétype de l’extraterrestre, devenant presque un synonyme. Wells, dans la guerre des mondes en 1898, n’hésite pas à lui tracer un portrait on ne peut plus flatteur : Les Martiens semblent avoir calculé leur descente avec une sûre et étonnante subtilité, leur science mathématique étant évidemment bien supérieure à la nôtre et avoir mené leurs préparatifs à bonne fin avec une presque parfaite unanimité.
Les rencontres extraterrestres touchent tous les domaines. Les comédies les dépeignent avec beaucoup de gentillesse et d’affection. Jacques Villeret dans La soupe aux choux, Alf dans la série du même nom ou E.T. qui n’a de cesse d’appeler sa maison.
Mais certains de ces visiteurs venus d’ailleurs profitent de leur voyage pour nous délivrer quelques leçons de morale : dans La belle verte de Coline Serreau l’extraterrestre veut nous apprendre à vivre plus sereinement et Klaatu dans Le jour où la Terre s’arrêtera vient demander fermement aux humains de stopper leur folle course aux armements. La façon dont vous dirigez votre planète ne nous regarde pas. Mais si vous menacez d'étendre votre violence, votre Terre sera réduite à un tas de cendres. Votre choix est simple : joignez-vous à nous et vivez en paix ou continuez sur votre voie et exposez-vous à la destruction. Message de l’extraterrestre à l’humanité
Dans l’immense majorité des cas, les extraterrestres débarquent non pour discuter et sympathiser, mais pour livrer de véritables batailles avec leurs soucoupes volantes contre nos avions de chasse. De La guerre des mondes à Independance Day en passant par Mars-Attacks. C’est l’occasion pour les productions hollywoodiennes de vanter les mérites de l’héroïsme et le patriotisme qui permettent aux américains de l’emporter malgré leur infériorité numérique et technologique. Ils ont gardé en mémoire l’attaque surprise de Pearl Harbor.
Mais certains de ces visiteurs venus d’ailleurs profitent de leur voyage pour nous délivrer quelques leçons de morale : dans La belle verte de Coline Serreau l’extraterrestre veut nous apprendre à vivre plus sereinement et Klaatu dans Le jour où la Terre s’arrêtera vient demander fermement aux humains de stopper leur folle course aux armements. La façon dont vous dirigez votre planète ne nous regarde pas. Mais si vous menacez d'étendre votre violence, votre Terre sera réduite à un tas de cendres. Votre choix est simple : joignez-vous à nous et vivez en paix ou continuez sur votre voie et exposez-vous à la destruction. Message de l’extraterrestre à l’humanité
Dans l’immense majorité des cas, les extraterrestres débarquent non pour discuter et sympathiser, mais pour livrer de véritables batailles avec leurs soucoupes volantes contre nos avions de chasse. De La guerre des mondes à Independance Day en passant par Mars-Attacks. C’est l’occasion pour les productions hollywoodiennes de vanter les mérites de l’héroïsme et le patriotisme qui permettent aux américains de l’emporter malgré leur infériorité numérique et technologique. Ils ont gardé en mémoire l’attaque surprise de Pearl Harbor.
Comment reconnaître un extraterrestre ?
De nombreux artistes ont interprété des extraterrestres, les Français Jacques Villeret et Didier Bourdon, les Américains Christopher Reeve, Keanu Reeves, David Bowie. Ils avaient la plupart du temps cette apparence humaine. Mais pour ajouter un peu de bizarrerie, on leur a parfois confié quelques masques, prothèses, affublés de doigts bizarres, d’oreilles pointues.
Mais plus fondamentalement, ces humanoïdes venus d’ailleurs éclairent l’anthropocentrisme des œuvres de science-fiction. Comme le robot, l’extraterrestre dans la fiction permet toujours d’interroger notre humanité en nous tendant un miroir. Miroir qui renvoie souvent une image peu flatteuse de notre espèce et de nos sociétés.
Comment dialoguer avec un extraterrestre ?
De nombreuses œuvres de science-fiction abordent la question du dialogue avec les extraterrestres. Cela permet de souligner à quel point nous projetons un imaginaire on ne peut plus humain sur ces espèces lointaines. La rencontre avec l’extraterrestre dans la fiction ressemble plus souvent à Christophe Colomb débarquant en Amérique qu’à des botanistes découvrant une nouvelle espèce végétale. Autrement dit, avec l’extraterrestre, on parle. Ça tombe bien, dans beaucoup de films, les extraterrestres parlent notre langue. C’est normal, ils sont plus intelligents que nous.
Mais parfois, avant de discuter, il faut faire quelques efforts, comme le héros d’Avatar qui doit apprendre le Na’vi ou E.T. qui découvre ses premiers mots d’anglais dans la chambre d’Elliot dans le film de Spielberg. Mais parler la même langue n’est pas toujours possible. Dans Rencontres du troisième type, Spielberg avec son compositeur John Williams invente une célèbre « phrase » musicale qui permet un premier échange avec les extraterrestres.
La science-fiction, terrain de jeu privilégié pour certains qui n’ont pas conscience de la réalité de notre système solaire, de notre galaxie, de notre Univers.
En attendant le premier vrai contact, en direct sur nos chaînes de télévision et non pas en aparté, le soir au coin du bois pour quelques élus, il nous reste à contempler cette immensité stellaire d’où peuvent justement surgir ces créatures imaginées par le cerveau humain.
Auront-elles de grandes oreilles pour mieux nous écouter, de grands yeux pour mieux nous voir ou de grandes dents pour mieux nous dévorer ? Comme le loup dans le Petit Chaperon rouge.
Profitez des nuits qui arrivent de plus en plus tôt et qui nous présentent Saturne trônant dans le ciel et plus tard, la belle Orion.
Tenez : un petit exercice pour tester votre acuité visuelle. Munissez-vous d’une carte du ciel et repérez l’amas des Pléiades. Comptez-les. Si vous ne les différenciez pas, un conseil : consultez votre ophtalmo.
Mais parfois, avant de discuter, il faut faire quelques efforts, comme le héros d’Avatar qui doit apprendre le Na’vi ou E.T. qui découvre ses premiers mots d’anglais dans la chambre d’Elliot dans le film de Spielberg. Mais parler la même langue n’est pas toujours possible. Dans Rencontres du troisième type, Spielberg avec son compositeur John Williams invente une célèbre « phrase » musicale qui permet un premier échange avec les extraterrestres.
La science-fiction, terrain de jeu privilégié pour certains qui n’ont pas conscience de la réalité de notre système solaire, de notre galaxie, de notre Univers.
En attendant le premier vrai contact, en direct sur nos chaînes de télévision et non pas en aparté, le soir au coin du bois pour quelques élus, il nous reste à contempler cette immensité stellaire d’où peuvent justement surgir ces créatures imaginées par le cerveau humain.
Auront-elles de grandes oreilles pour mieux nous écouter, de grands yeux pour mieux nous voir ou de grandes dents pour mieux nous dévorer ? Comme le loup dans le Petit Chaperon rouge.
Profitez des nuits qui arrivent de plus en plus tôt et qui nous présentent Saturne trônant dans le ciel et plus tard, la belle Orion.
Tenez : un petit exercice pour tester votre acuité visuelle. Munissez-vous d’une carte du ciel et repérez l’amas des Pléiades. Comptez-les. Si vous ne les différenciez pas, un conseil : consultez votre ophtalmo.