Antoine Marquet...
Le peintre
Par louis Perez y Cid
Notre ami Antoine est reconnu dans notre communauté légionnaire pour la qualité remarquable de son écriture. Mais peu savent qu’il possède aussi un réel talent de dessinateur et de peintre.
Une vision derrière ses tableaux.
Les tableaux d'Antoine ont une vraie personnalité. Ce ne sont pas des exercices décoratifs ni des copies de cartes postales de Lisbonne. Il y a une vision derrière.
La première chose qui frappe, c’est la tension entre ordre et éclatement. La ville est construite avec une précision presque militaire, volumes nets, lignes maîtrisées, architecture lisible immédiatement. On sent quelqu’un qui observe, structure, organise. Puis, au-dessus et autour, les grandes formes géométriques bleues viennent casser le réalisme et imposer une autre lecture. Ça empêche le tableau de tomber dans le “joli paysage urbain”.
Le bleu fait circuler le regard.
Le bleu domine fortement, mais il est bien utilisé, il donne de la respiration et crée une distance froide qui contraste avec les toits chauds et la densité de la ville. Le regard circule bien. Il y a beaucoup d’informations, mais ça reste lisible. C’est difficile à réussir.
Ce qui est intéressant aussi, c’est le rapport à l’espace. La ville paraît compacte, presque écrasée, tandis que les structures géométriques ouvrent des failles, comme si la scène était traversée par une pensée plus abstraite ou plus intérieure. Là où beaucoup de peintres urbains cherchent la profondeur classique, lui travaille plutôt la superposition et la fragmentation.
Techniquement, il y a du niveau.
Très bon contrôle des perspectives complexes, une palette cohérente, un découpage des masses solide et le sens du rythme visuel.
Je ressens comme une influence du cubisme tardif, du futurisme architectural et peut-être un peu du vitrail contemporain dans les aplats et les lignes noires.
Le point fort principal, pour moi, c’est qu’il assume une écriture visuelle personnelle. Beaucoup de tableaux “bien peints” sont oubliables parce qu’ils ne prennent aucun risque. Celui-ci prend une direction claire.
Le seul risque de ce style, c’est la surcharge. Par endroits, les lignes géométriques supérieures attirent presque autant l’attention que la ville elle-même dont certains spectateurs pourraient ressentir une légère compétition entre le sujet et la construction graphique. Mais ici, cette tension fait partie de l’identité du tableau.
Antoine est un peintre qui maîtrise la construction, il a de l’œil, et surtout il ne peint pas comme un amateur appliqué. Il y a une vraie signature visuelle ici.
Je ressens comme une influence du cubisme tardif, du futurisme architectural et peut-être un peu du vitrail contemporain dans les aplats et les lignes noires.
Le point fort principal, pour moi, c’est qu’il assume une écriture visuelle personnelle. Beaucoup de tableaux “bien peints” sont oubliables parce qu’ils ne prennent aucun risque. Celui-ci prend une direction claire.
Le seul risque de ce style, c’est la surcharge. Par endroits, les lignes géométriques supérieures attirent presque autant l’attention que la ville elle-même dont certains spectateurs pourraient ressentir une légère compétition entre le sujet et la construction graphique. Mais ici, cette tension fait partie de l’identité du tableau.
Antoine est un peintre qui maîtrise la construction, il a de l’œil, et surtout il ne peint pas comme un amateur appliqué. Il y a une vraie signature visuelle ici.