Frères d’armes venus d’ailleurs
Par Louis Perez y Cid
Dans une démocratie, le soldat reçoit de son peuple une délégation grave et exceptionnelle, celle de porter les armes, de détruire et, si nécessaire, de tuer en son nom. Cette responsabilité n’a rien d’ordinaire. Elle exige une cohésion sans faille, une discipline constante, une rigueur à chaque échelon, mais surtout un sens aigu du devoir, du patriotisme, et parfois du sacrifice.
Le métier de soldat n’est pas un métier comme un autre.*
La Légion étrangère
La Légion étrangère est une formation militaire dont la mission est claire, défendre la France et ses intérêts.
Intégrée à l’Armée de Terre, elle possède une singularité unique au monde, elle est composée d’hommes venus d’ailleurs. Des étrangers qui, pour la plupart, ne connaissaient ni la langue ni la terre qu’ils ont choisi de servir.
Ces hommes arrivent avec leurs histoires, leurs blessures, leurs espoirs. Ils gardent au cœur leur patrie d’origine, et la Légion ne leur demande jamais de la renier. Elle ne les enverra pas combattre contre elle.
En vérité, le légionnaire étranger ne se bat pas d’abord par patriotisme pour la France. Il se bat par fidélité à la parole donnée, par loyauté envers ses chefs, par honneur.
Le commandement, lui, est composé majoritairement d’officiers français, dont l’attachement à la France ne fait aucun doute. Entre ces officiers et ces soldats venus des quatre coins du monde, les épreuves partagées ont forgé quelque chose de plus grand qu’un simple corps militaire, une fraternité d’armes.
De cette alchimie est née une patrie nouvelle, symbolisée par la devise apparue à la fin du XIXᵉ siècle, « Legio Patria Nostra », la Légion est notre patrie.
Cette devise est inscrite à Aubagne, près du monument aux morts, sur la voie sacrée.
Cette « seconde patrie » n’efface pas la première. Elle rassemble cette véritable tour de Babel autour d’une cause commune et d’une culture partagée. Elle explique la force de la cohésion légionnaire, qui dépasse l’uniforme et le temps du service. Ce n’est pas seulement un esprit de corps, c’est une appartenance.
Comme le dit le dicton, « Légionnaire un jour, légionnaire toujours. »
Le lien entre la France et ces étrangers qui s’engagent à la défendre repose largement sur les officiers « à titre français ». Ils sont le trait d’union, les passeurs. À travers eux, le légionnaire découvre la France, ses valeurs, son histoire, et choisit de les faire siennes.
Intégrée à l’Armée de Terre, elle possède une singularité unique au monde, elle est composée d’hommes venus d’ailleurs. Des étrangers qui, pour la plupart, ne connaissaient ni la langue ni la terre qu’ils ont choisi de servir.
Ces hommes arrivent avec leurs histoires, leurs blessures, leurs espoirs. Ils gardent au cœur leur patrie d’origine, et la Légion ne leur demande jamais de la renier. Elle ne les enverra pas combattre contre elle.
En vérité, le légionnaire étranger ne se bat pas d’abord par patriotisme pour la France. Il se bat par fidélité à la parole donnée, par loyauté envers ses chefs, par honneur.
Le commandement, lui, est composé majoritairement d’officiers français, dont l’attachement à la France ne fait aucun doute. Entre ces officiers et ces soldats venus des quatre coins du monde, les épreuves partagées ont forgé quelque chose de plus grand qu’un simple corps militaire, une fraternité d’armes.
De cette alchimie est née une patrie nouvelle, symbolisée par la devise apparue à la fin du XIXᵉ siècle, « Legio Patria Nostra », la Légion est notre patrie.
Cette devise est inscrite à Aubagne, près du monument aux morts, sur la voie sacrée.
Cette « seconde patrie » n’efface pas la première. Elle rassemble cette véritable tour de Babel autour d’une cause commune et d’une culture partagée. Elle explique la force de la cohésion légionnaire, qui dépasse l’uniforme et le temps du service. Ce n’est pas seulement un esprit de corps, c’est une appartenance.
Comme le dit le dicton, « Légionnaire un jour, légionnaire toujours. »
Le lien entre la France et ces étrangers qui s’engagent à la défendre repose largement sur les officiers « à titre français ». Ils sont le trait d’union, les passeurs. À travers eux, le légionnaire découvre la France, ses valeurs, son histoire, et choisit de les faire siennes.
La solidarité légionnaire
Au cours du siècle dernier, près de 35 000 légionnaires sont morts pour la France, des guerres mondiales aux conflits de décolonisation. Des milliers d’autres ont été blessés, mutilés, marqués à vie.
En retour de cette fidélité et de ces sacrifices, la Légion a construit une solidarité concrète et durable. En 1934 naît la « Maison du légionnaire » à Auriol. En 1954 est créée l’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE) à Puyloubier.
Ces institutions ne sont pas des symboles abstraits. Elles sont un engagement vivant.
Un étranger qui s’engage à la Légion, qui en sort avec un certificat de bonne conduite, quelle que soit la durée de son service, peut être soutenu à tout moment de sa vie.
Même s’il revient au soir de son existence, fatigué ou malade, il trouvera un toit, des soins et la considération due à son engagement.
Pour la Légion d’aujourd’hui, cette solidarité est sacrée.
Une loi de 2006 permet à un légionnaire blessé au combat d’obtenir la nationalité française. C’est une reconnaissance forte, le sang versé pour la France ouvre la porte de la citoyenneté.
Ce modèle demeure unique au monde.
En retour de cette fidélité et de ces sacrifices, la Légion a construit une solidarité concrète et durable. En 1934 naît la « Maison du légionnaire » à Auriol. En 1954 est créée l’Institution des Invalides de la Légion étrangère (IILE) à Puyloubier.
Ces institutions ne sont pas des symboles abstraits. Elles sont un engagement vivant.
Un étranger qui s’engage à la Légion, qui en sort avec un certificat de bonne conduite, quelle que soit la durée de son service, peut être soutenu à tout moment de sa vie.
Même s’il revient au soir de son existence, fatigué ou malade, il trouvera un toit, des soins et la considération due à son engagement.
Pour la Légion d’aujourd’hui, cette solidarité est sacrée.
Une loi de 2006 permet à un légionnaire blessé au combat d’obtenir la nationalité française. C’est une reconnaissance forte, le sang versé pour la France ouvre la porte de la citoyenneté.
Ce modèle demeure unique au monde.
Les anciens légionnaires
La Fédération des sociétés d'anciens de la Légion étrangère (FSALE), créée au début du XXᵉ siècle, prolonge cet esprit de fraternité. Elle fédère près de deux cents associations d’anciens, en France et à l’étranger, et participe activement à cette solidarité.
À Puyloubier, au domaine Capitaine Danjou, en lien direct avec l’IILE, l' amicale des anciens légionnaires agit au quotidien dans cet esprit.
Puyloubier est plus qu’un lieu, c’est un point de ralliement, le kilomètre zéro de la solidarité légionnaire.
Cette amicale porte une mission particulière.
Mais cela… est une autre histoire.
À Puyloubier, au domaine Capitaine Danjou, en lien direct avec l’IILE, l' amicale des anciens légionnaires agit au quotidien dans cet esprit.
Puyloubier est plus qu’un lieu, c’est un point de ralliement, le kilomètre zéro de la solidarité légionnaire.
Cette amicale porte une mission particulière.
Mais cela… est une autre histoire.