Chronique Laotienne 6/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
Après un agréable parcours ferroviaire nous revoici à Vientiane où nous nous installons à l’hôtel Le Charme. Nous avons l’impression d’être en 1950 dans cet hôtel vintage, avec des chambres immenses et où, comme dans tous les autres hôtels, le lit peut recevoir 3 ou 4 personnes !
Nous avons passé la journée à visiter temples et un musée. Déjeuner dans un petit restaurant tenu par un Français. Le tintement du micro-ondes nous laissait deviner des plats réchauffés mais savoureux et de bonne qualité.
Dans l’après-midi nous avons continué nos visites jusqu’au soir.
Après l’apéritif du soir qui s’est prolongé en dîner, Jean nous a découvert un très élégant bistrot situé au premier étage d’un bâtiment tout à fait anonyme. Une ambiance feutrée et une lumière tamisée habitent les différentes petites salles du bistrot qui possède un îlot central où du personnel efficient et nombreux prépare les cocktails les plus exquis ou sert les whiskies les plus recherchés. J’avoue, sans être grand buveur, que si j’habitais Vientiane je deviendrais un habitué de ce bistrot !... Lire la suite...
Après un agréable parcours ferroviaire nous revoici à Vientiane où nous nous installons à l’hôtel Le Charme. Nous avons l’impression d’être en 1950 dans cet hôtel vintage, avec des chambres immenses et où, comme dans tous les autres hôtels, le lit peut recevoir 3 ou 4 personnes !
Nous avons passé la journée à visiter temples et un musée. Déjeuner dans un petit restaurant tenu par un Français. Le tintement du micro-ondes nous laissait deviner des plats réchauffés mais savoureux et de bonne qualité.
Dans l’après-midi nous avons continué nos visites jusqu’au soir.
Après l’apéritif du soir qui s’est prolongé en dîner, Jean nous a découvert un très élégant bistrot situé au premier étage d’un bâtiment tout à fait anonyme. Une ambiance feutrée et une lumière tamisée habitent les différentes petites salles du bistrot qui possède un îlot central où du personnel efficient et nombreux prépare les cocktails les plus exquis ou sert les whiskies les plus recherchés. J’avoue, sans être grand buveur, que si j’habitais Vientiane je deviendrais un habitué de ce bistrot !... Lire la suite...
Chronique Laotienne 5/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
Dernière nuit à Mouang Khoua
26 janvier 2024
Après le petit déjeuner dans le bistrot habituel, nous saisissons le sac contenant les repas que la patronne a bien voulu confectionner pour nous et quittons la ville sac à dos pour rejoindre l’embarcadère des pirogues où, la veille dans l’après-midi, nous avions réservé la nôtre.
Surprise, le départ est retardé et au lieu d’une pirogue aménagée avec des sièges confortables nous devrons nous contenter d’une simple planche de 18 cm de largeur qui court de part et d’autre au sol le long de la pirogue. C’est là que je reçois ma première blessure en Indochine!... en effet mon crâne a heurté le toit métallique de l’embarcation. Pas d’évacuation sanitaire ni de Geneviève de Galard pour soigner ma blessure… je suis pourtant officier !
Après cinq heures de navigation assez inconfortable non pas due à la violence du courant mais à l’étroitesse du siège qui nous obligeait à changer régulièrement de fesse, malgré nos tapis de sol pliés en deux, puis en quatre et enfin en huit qui s’aplatissaient sans aucun égard pour nos séants, nous voilà arrivés à Mouang Gnoi, sur l’ancienne piste Ho Chi Minh, où existent des « grottes abri » dans cette zone très bombardée par les américains qui vidaient les soutes de leurs bombardiers avant d’atterrir sur leur base... Lire la suite...
Dernière nuit à Mouang Khoua
26 janvier 2024
Après le petit déjeuner dans le bistrot habituel, nous saisissons le sac contenant les repas que la patronne a bien voulu confectionner pour nous et quittons la ville sac à dos pour rejoindre l’embarcadère des pirogues où, la veille dans l’après-midi, nous avions réservé la nôtre.
Surprise, le départ est retardé et au lieu d’une pirogue aménagée avec des sièges confortables nous devrons nous contenter d’une simple planche de 18 cm de largeur qui court de part et d’autre au sol le long de la pirogue. C’est là que je reçois ma première blessure en Indochine!... en effet mon crâne a heurté le toit métallique de l’embarcation. Pas d’évacuation sanitaire ni de Geneviève de Galard pour soigner ma blessure… je suis pourtant officier !
Après cinq heures de navigation assez inconfortable non pas due à la violence du courant mais à l’étroitesse du siège qui nous obligeait à changer régulièrement de fesse, malgré nos tapis de sol pliés en deux, puis en quatre et enfin en huit qui s’aplatissaient sans aucun égard pour nos séants, nous voilà arrivés à Mouang Gnoi, sur l’ancienne piste Ho Chi Minh, où existent des « grottes abri » dans cette zone très bombardée par les américains qui vidaient les soutes de leurs bombardiers avant d’atterrir sur leur base... Lire la suite...
Chronique Laotienne 4/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
24 janvier 2024 toujours
La route suit, aux trois quarts, la rivière Pak Ou affluente de la Nam Ou elle-même affluente du Mékong. Soudain le conducteur quitte la piste principale et prend une route à droite en direction de Khouang Rip 7 km au sud de Khouang Kouei. Après quelques centaines de mètres nous arrivons dans un petit hameau dont les habitants festoient allègrement autour d’un événement que nous découvrons être le mariage de la fille du chef du village.
Nous sommes accueillis avec force bière et petits verres d’alcool de riz. Dans cette joie générale nous dansons avec eux, buvons avec eux et mangeons avec eux. Certains nous proposent leur maison, nous resservent à manger et à boire… dans mon bol de soupe je vois deux boules de viande que mes camarades s’empressent d’identifier, après que j’ai mangé l’une d’elles, comme des testicules de chien ! En fait il s’agirait de morceaux d’estomac de porc grillé ! J’avais vu griller cet organe au barbecue à Mouang Khoua, mais… le doute subsiste !
Se pose maintenant la question de comment quitter ce village sans heurter les aimables villageois qui nous ont si généreusement accueillis. Jacky a une bonne idée. Sans rien dire à personne il est allé chercher une caisse de bière dans notre camion et l’a offerte, déclenchant une nouvelle allégresse générale mais de nouvelles libations nous accrochaient à nos tabourets. C’est Raoul qui a trouvé la bonne solution. Il s’est mis près du disc-jockey et a appelé le chef du village pour lui remettre une liasse de billets destinée au village ou à la mariée, on ne sait, mais sous les applaudissements nous avons pu rejoindre notre camion malgré quelques tentatives des natifs de nous redonner à boire.... Lire la suite...
24 janvier 2024 toujours
La route suit, aux trois quarts, la rivière Pak Ou affluente de la Nam Ou elle-même affluente du Mékong. Soudain le conducteur quitte la piste principale et prend une route à droite en direction de Khouang Rip 7 km au sud de Khouang Kouei. Après quelques centaines de mètres nous arrivons dans un petit hameau dont les habitants festoient allègrement autour d’un événement que nous découvrons être le mariage de la fille du chef du village.
Nous sommes accueillis avec force bière et petits verres d’alcool de riz. Dans cette joie générale nous dansons avec eux, buvons avec eux et mangeons avec eux. Certains nous proposent leur maison, nous resservent à manger et à boire… dans mon bol de soupe je vois deux boules de viande que mes camarades s’empressent d’identifier, après que j’ai mangé l’une d’elles, comme des testicules de chien ! En fait il s’agirait de morceaux d’estomac de porc grillé ! J’avais vu griller cet organe au barbecue à Mouang Khoua, mais… le doute subsiste !
Se pose maintenant la question de comment quitter ce village sans heurter les aimables villageois qui nous ont si généreusement accueillis. Jacky a une bonne idée. Sans rien dire à personne il est allé chercher une caisse de bière dans notre camion et l’a offerte, déclenchant une nouvelle allégresse générale mais de nouvelles libations nous accrochaient à nos tabourets. C’est Raoul qui a trouvé la bonne solution. Il s’est mis près du disc-jockey et a appelé le chef du village pour lui remettre une liasse de billets destinée au village ou à la mariée, on ne sait, mais sous les applaudissements nous avons pu rejoindre notre camion malgré quelques tentatives des natifs de nous redonner à boire.... Lire la suite...
Chronique Laotienne 3/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
31 janvier 1954
07 h 30
Le détachement du commandant Cabaribère quitte Mouang Khouei dans l’ordre 3e compagnie du 2e BCL, 6e compagnie, personnel de la CCB et 7e compagnie.
08 h 15
Le détachement Menigoz quitte Kouang Rip après avoir laissé le commandant Vaudrey et le 5e Tabor partir une heure avant eux.
09 h 00
Les éclaireurs de la section de tête de la 3e compagnie du 2e BCL tombent nez à nez avec une section de réguliers Viêts qui marchent en direction de Mouang Khouei. Les Laotiens réagissent les premiers et ouvrent le feu abattant les 3 Viêts de tête.
L’ennemi riposte et après une demi-heure de combat le lieutenant Banlier rend compte de ce que son unité de feu est presque épuisée et le commandant le fait dépasser par la 6e compagnie.
Pendant ce temps l’ennemi s’est sans cesse renforcé et les sections Debret, Bondietete et Ducati qui sont déployées de part et d’autre de la piste, auront à repousser 4 assauts successifs au cours desquels l’ennemi laisse sur place une cinquantaine de tués et de l’armement. Du côté de la 6e compagnie il y a un tué, 6 disparus, dont le lieutenant Debret, et 12 blessés, plus 3 blessés à l’élément de la CCB.
L’ennemi peut remplacer ses pertes alors que la 6e compagnie déjà réduite à 80 légionnaires au départ de Mouang Khoua ressent durement la diminution qui représente le quart de son effectif dont 2 chefs de section. Elle sera renforcée par la 7e compagnie... Lire la suite...
31 janvier 1954
07 h 30
Le détachement du commandant Cabaribère quitte Mouang Khouei dans l’ordre 3e compagnie du 2e BCL, 6e compagnie, personnel de la CCB et 7e compagnie.
08 h 15
Le détachement Menigoz quitte Kouang Rip après avoir laissé le commandant Vaudrey et le 5e Tabor partir une heure avant eux.
09 h 00
Les éclaireurs de la section de tête de la 3e compagnie du 2e BCL tombent nez à nez avec une section de réguliers Viêts qui marchent en direction de Mouang Khouei. Les Laotiens réagissent les premiers et ouvrent le feu abattant les 3 Viêts de tête.
L’ennemi riposte et après une demi-heure de combat le lieutenant Banlier rend compte de ce que son unité de feu est presque épuisée et le commandant le fait dépasser par la 6e compagnie.
Pendant ce temps l’ennemi s’est sans cesse renforcé et les sections Debret, Bondietete et Ducati qui sont déployées de part et d’autre de la piste, auront à repousser 4 assauts successifs au cours desquels l’ennemi laisse sur place une cinquantaine de tués et de l’armement. Du côté de la 6e compagnie il y a un tué, 6 disparus, dont le lieutenant Debret, et 12 blessés, plus 3 blessés à l’élément de la CCB.
L’ennemi peut remplacer ses pertes alors que la 6e compagnie déjà réduite à 80 légionnaires au départ de Mouang Khoua ressent durement la diminution qui représente le quart de son effectif dont 2 chefs de section. Elle sera renforcée par la 7e compagnie... Lire la suite...
Chronique Laotienne 2/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
24 janvier 2024
La découverte de cette petite ville m’étonne, mais pas mes coéquipiers qui vivent en Thaïlande ! Vers 4 heures 30 du matin je suis réveillé par un bruit sourd, répété avec une constance de métronome.
J’apprends qu’il s’agit du gong du temple proche dont nous connaîtrons quelques moines au moment de l’aumône. Se substituant au gong, nous avons droit à un discours prononcé par une voix masculine monocorde qui délivre en laotien des messages sociétaux, politiques et sans doute de conditionnement de la population qui semble indifférente à cette harangue communiste.
Aux premières lueurs de l’aube les étalages de marchandises de toute sorte gagnent les bords des rues.
Nous y trouvons de tout. Beaux légumes frais arrachés à leur sol natal, des plats cuisinés, de l’outillage, des animaux, dont une espèce a retenu spécialement mon attention de gourmet : des rats séchés, des rats grillés… certains spécialistes au goût exquis s’en délecteraient.
La visite du marché est, elle aussi très instructive : l’on vient de tuer un veau, là, à même le sol. Dépecé sur place il attire une clientèle humaine mais aussi canine et féline. Cela ne surprend personne hormis nous… Lire la suite...
24 janvier 2024
La découverte de cette petite ville m’étonne, mais pas mes coéquipiers qui vivent en Thaïlande ! Vers 4 heures 30 du matin je suis réveillé par un bruit sourd, répété avec une constance de métronome.
J’apprends qu’il s’agit du gong du temple proche dont nous connaîtrons quelques moines au moment de l’aumône. Se substituant au gong, nous avons droit à un discours prononcé par une voix masculine monocorde qui délivre en laotien des messages sociétaux, politiques et sans doute de conditionnement de la population qui semble indifférente à cette harangue communiste.
Aux premières lueurs de l’aube les étalages de marchandises de toute sorte gagnent les bords des rues.
Nous y trouvons de tout. Beaux légumes frais arrachés à leur sol natal, des plats cuisinés, de l’outillage, des animaux, dont une espèce a retenu spécialement mon attention de gourmet : des rats séchés, des rats grillés… certains spécialistes au goût exquis s’en délecteraient.
La visite du marché est, elle aussi très instructive : l’on vient de tuer un veau, là, à même le sol. Dépecé sur place il attire une clientèle humaine mais aussi canine et féline. Cela ne surprend personne hormis nous… Lire la suite...
Chronique Laotienne 1/6
Par Lt-colonel (TE-er) Antoine Marquet
C’est en juin 2023 que mon camarade Jean-Pierre Raoul, chef de bataillon en retraite, m’a parlé pour la première fois de la découverte, au gré de ses lectures*, de combats meurtriers dans la région de Mouang Khoua au nord Laos qui ont impliqué le 2e bataillon du 3e REI aux ordres du commandant Cabaribère, une colonne du 5e Tabor aux ordres du commandant Vaudrey, 3 compagnies de Laotiens et une compagnie de supplétifs. Il a décidé de tenter d’élucider cette affaire en se rendant sur les lieux 70 ans après.
Pour ce faire il a constitué un dossier très complet, solide, sur les événements dramatiques qui ont vu la disparition du 2e bataillon du 3e REI, tout comme d’importants éléments du 5e Tabor et les unités des Chasseurs Laotiens.
Voilà comment deux lignes dans un livre aboutissent à un voyage sur les traces de nos anciens. Se sont joints à mon camarade Raoul (nous avons servi ensemble dans trois régiments et sommes de la même promotion), le général Jean Baillaud (Para metro) (promotion Général Rollet) avec lequel nous avons fait une année d’application à l’EAI et le caporal-chef Jacky Biaugeaud, président de la FACS Thaïlande et moi.
Une contrariété administrative a empêché Jean-Luc Martin, TdM (promotion Général Rollet) colonel de son état, de se joindre à nous. Tous habitent en Thaïlande et ont eu la bonne idée de m’inviter - j’habite au Portugal - à participer à cette équipée mémorielle.
Cette chronique se propose de relater ce voyage tout en remémorant le contexte historique de l’époque, établi grâce au JMO du II/3e REI et au rapport établi par le commandant Cabaribère lui-même. Nous, anciens légionnaires, n’avions jamais entendu parler de cette affaire.
21 janvier 2024
Après un long voyage me voici rendu à Vientiane, capitale du Laos, dans un hôtel où je dois attendre l’arrivée de mes camarades prévue pour le lendemain. Lire la suite...
C’est en juin 2023 que mon camarade Jean-Pierre Raoul, chef de bataillon en retraite, m’a parlé pour la première fois de la découverte, au gré de ses lectures*, de combats meurtriers dans la région de Mouang Khoua au nord Laos qui ont impliqué le 2e bataillon du 3e REI aux ordres du commandant Cabaribère, une colonne du 5e Tabor aux ordres du commandant Vaudrey, 3 compagnies de Laotiens et une compagnie de supplétifs. Il a décidé de tenter d’élucider cette affaire en se rendant sur les lieux 70 ans après.
Pour ce faire il a constitué un dossier très complet, solide, sur les événements dramatiques qui ont vu la disparition du 2e bataillon du 3e REI, tout comme d’importants éléments du 5e Tabor et les unités des Chasseurs Laotiens.
Voilà comment deux lignes dans un livre aboutissent à un voyage sur les traces de nos anciens. Se sont joints à mon camarade Raoul (nous avons servi ensemble dans trois régiments et sommes de la même promotion), le général Jean Baillaud (Para metro) (promotion Général Rollet) avec lequel nous avons fait une année d’application à l’EAI et le caporal-chef Jacky Biaugeaud, président de la FACS Thaïlande et moi.
Une contrariété administrative a empêché Jean-Luc Martin, TdM (promotion Général Rollet) colonel de son état, de se joindre à nous. Tous habitent en Thaïlande et ont eu la bonne idée de m’inviter - j’habite au Portugal - à participer à cette équipée mémorielle.
Cette chronique se propose de relater ce voyage tout en remémorant le contexte historique de l’époque, établi grâce au JMO du II/3e REI et au rapport établi par le commandant Cabaribère lui-même. Nous, anciens légionnaires, n’avions jamais entendu parler de cette affaire.
21 janvier 2024
Après un long voyage me voici rendu à Vientiane, capitale du Laos, dans un hôtel où je dois attendre l’arrivée de mes camarades prévue pour le lendemain. Lire la suite...
IRVIN Initier la Révolution de la Vie par l’Immersion Nature
ou l’art de remettre des jeunes debout
Par Louis Perez y Cid
Il y a des parcours qui ne laissent pas indifférent. Celui de mon ami Patrice Valantin en fait partie. Ancien officier de la Légion étrangère, entrepreneur en génie écologique, il aurait pu poursuivre une trajectoire confortable. En 2012, il choisit une autre voie, s’engager pour une jeunesse en perte de repères et créer IRVIN.
IRVIN n’est pas un centre de formation comme les autres. C’est un lieu de reconstruction. Un espace où l’on réapprend à se lever le matin, à faire partie d’un groupe, à donner du sens à l’effort et à se projeter dans l’avenir.
Il y a des parcours qui ne laissent pas indifférent. Celui de mon ami Patrice Valantin en fait partie. Ancien officier de la Légion étrangère, entrepreneur en génie écologique, il aurait pu poursuivre une trajectoire confortable. En 2012, il choisit une autre voie, s’engager pour une jeunesse en perte de repères et créer IRVIN.
IRVIN n’est pas un centre de formation comme les autres. C’est un lieu de reconstruction. Un espace où l’on réapprend à se lever le matin, à faire partie d’un groupe, à donner du sens à l’effort et à se projeter dans l’avenir.
Un parcours opérationnel pour la vie active
La noblesse de servir
Il y a des images qui passent, et d’autres qui s’installent.
Des titres anodins, et des titres qui travaillent en silence.
La noblesse de servir.
C’est beau. C’est propre. Ça sonne bien sous les képis et dans les salons.
Et sur la couverture d'un agenda, une silhouette familière, un légionnaire. Enfin… presque.
Sur une tête couronnée, barbe royale. Superposition parfaite. Le soldat et le roi ne font plus qu’un. Coïncidence graphique, sans doute. Le hasard a parfois beaucoup d’imagination.
Ajoutons à cela Camerone 2026, qui, dit-on, est placé sous le signe de la famille princière de Monaco, dont un aïeul servit à la Légion. Là encore, rien à redire,l’histoire est exacte, respectable, même élégante. La Légion n’oublie jamais ceux qui ont porté ses couleurs. Elle a raison.
Mais le fou lucide, lui, a un défaut, il regarde les alignements, les symboles, les résonances.
Un légionnaire sur un roi. Le service associé à la noblesse.
Une famille princière convoquée dans le récit. Lire la suite...
Mais le fou lucide, lui, a un défaut, il regarde les alignements, les symboles, les résonances.
Un légionnaire sur un roi. Le service associé à la noblesse.
Une famille princière convoquée dans le récit. Lire la suite...
Sans képi, mais pas sans loyauté
Le texte qui suit est animé par une fidélité sincère à l’institution et par le souci de cohérence dans le fonctionnement des amicales. Il aborde sans détour une question souvent éludée, la place réellement accordée aux sympathisants.
Cette réflexion n’est ni polémique ni iconoclaste. Elle met simplement en lumière certaines contradictions d’un discours qui revendique l’accueil tout en réduisant parfois l’engagement civil à une utilité essentiellement matérielle. Le propos peut déranger, mais il reste fondé sur le respect, la logique et l’esprit de fraternité.
Ce texte d'Antoine s’adresse à tous ceux qui font vivre les amicales, anciens légionnaires comme sympathisants, et invite à une lecture lucide, ouverte et honnête, au service d’une tradition qui ne se préserve qu’en restant fidèle à ses valeurs humaines.
Louis Perez y Cid
Servir sans appartenir :
la place des sympathisants dans les amicales »
Par Antoine Marquet,Lieutenant-Colonel (TE-er).
Chers sympathisants,
À la lecture attentive du texte consacré à l’« accueil des jeunes anciens légionnaires », produit comme un « document de travail » par un responsable régional d’amicales Légion, une constante s’impose : la place accordée aux sympathisants non-légionnaires y est à la fois marginale, méfiante et fondamentalement utilitariste.
Certes, le propos se veut rassurant. Les sympathisants sont dits « discrets », « sympathiques », « utiles ». Mais cette bienveillance de façade ne résiste jamais longtemps à l’argumentaire général, qui les ramène invariablement à une fonction unique : compenser financièrement et logistiquement l’érosion des effectifs légionnaires.
Autrement dit, Lire la suite...
Chers sympathisants,
À la lecture attentive du texte consacré à l’« accueil des jeunes anciens légionnaires », produit comme un « document de travail » par un responsable régional d’amicales Légion, une constante s’impose : la place accordée aux sympathisants non-légionnaires y est à la fois marginale, méfiante et fondamentalement utilitariste.
Certes, le propos se veut rassurant. Les sympathisants sont dits « discrets », « sympathiques », « utiles ». Mais cette bienveillance de façade ne résiste jamais longtemps à l’argumentaire général, qui les ramène invariablement à une fonction unique : compenser financièrement et logistiquement l’érosion des effectifs légionnaires.
Autrement dit, Lire la suite...
Les amicales au défi du XXIᵉ siècle
L’article « Oser penser autrement » de Christian invitait à rompre avec les certitudes figées et à accepter que la réflexion sur les JAL et les amicales ne puisse plus se satisfaire de dogmes hérités du passé. Il ouvrait la voie à un débat nécessaire, fondé sur le questionnement et le courage intellectuel.
Le texte d'Antoine qui suit s’inscrit dans cette continuité, mais va plus loin en confrontant les principes affichés aux réalités concrètes des amicales au XXIᵉ siècle. Son auteur met en lumière les contradictions d’un discours qui prétend revitaliser tout en refusant de s’adapter aux évolutions sociales, humaines et territoriales.
Il ne s’agit ni de renier l’héritage ni d’affaiblir l’identité légionnaire, mais de rappeler qu’une institution qui exige l’adhésion sans liberté et la loyauté sans écoute s’expose à l’isolement. Cette contribution se veut un avertissement lucide, au service d’amicales vivantes, utiles et fidèles à l’esprit de fraternité qu’elles revendiquent.
Louis Perez y Cid.
Entre dogme et réalité
Par Antoine Marquet (Lt-colonel TE – er)
Le texte qui circule actuellement sous la plume d’un officier général dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble figée dans le ciment du siècle dernier. En 2026, alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité, la mobilité et l’autonomie individuelle, ce projet de « reprise en main » ressemble davantage à une utopie sémantique qu’à une réponse concrète aux réalités du terrain.
Derrière une volonté affichée de revitalisation, transparaît surtout une incompréhension profonde des mutations sociales qui ont transformé le rapport des anciens légionnaires à l’engagement associatif.
Le paradoxe du « tu » et du « général » apparaît dès les premières lignes. Lire la suite...
Le texte qui circule actuellement sous la plume d’un officier général dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble figée dans le ciment du siècle dernier. En 2026, alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité, la mobilité et l’autonomie individuelle, ce projet de « reprise en main » ressemble davantage à une utopie sémantique qu’à une réponse concrète aux réalités du terrain.
Derrière une volonté affichée de revitalisation, transparaît surtout une incompréhension profonde des mutations sociales qui ont transformé le rapport des anciens légionnaires à l’engagement associatif.
Le paradoxe du « tu » et du « général » apparaît dès les premières lignes. Lire la suite...
Oser penser autrement
Les réactions suscitées par les écrits consacrés aux JAL révèlent moins un simple désaccord qu’une difficulté plus profonde à accepter la pluralité des regards. Face à des positions souvent affirmées comme des évidences, il devenait nécessaire d’ouvrir un espace de réflexion libre, affranchi des dogmes et des postures d’autorité morale.
Ici nous ne cherchons pas à trancher, encore moins à opposer, mais à rappeler une exigence fondamentale, aucune expérience, aussi respectable soit-elle, ne saurait se transformer en vérité intangible. Refuser le débat, ou le contraindre, revient à figer une institution qui ne peut pourtant survivre sans lucidité ni remise en question.
Ce texte de Christian s’inscrit dans cette volonté d’interroger, d’alerter parfois, et de défendre l’idée qu’honorer l’héritage n’interdit ni le doute ni l’évolution. Bien au contraire.
Louis Perez y Cid
Sapere Aude*
Par Christian Morisot.
Il est important de donner son avis, de réagir en réaction libre et personnelle suite aux multiples interventions écrites sur les « JAL » qui enclenchent une vraie polémique de la part d’auteurs « gardiens du temple ». je ne peux être indifférent mais je m’interroge le critère qui doit être accordée, sur quelle valeur réelle doit s’afficher nos réponses en considérant qu’il n’y a jamais, dans ce que nous affirmons, une vérité absolue par principe de précaution. Bref, chacun des intervenants donnent son avis très personnel en faisant appel à son propre vécu dans une variété de conclusions et d’affirmations imposées dans des avis partiaux qui font montre d’un parti-pris qui manque d’équité… Lire la suite...
Il est important de donner son avis, de réagir en réaction libre et personnelle suite aux multiples interventions écrites sur les « JAL » qui enclenchent une vraie polémique de la part d’auteurs « gardiens du temple ». je ne peux être indifférent mais je m’interroge le critère qui doit être accordée, sur quelle valeur réelle doit s’afficher nos réponses en considérant qu’il n’y a jamais, dans ce que nous affirmons, une vérité absolue par principe de précaution. Bref, chacun des intervenants donnent son avis très personnel en faisant appel à son propre vécu dans une variété de conclusions et d’affirmations imposées dans des avis partiaux qui font montre d’un parti-pris qui manque d’équité… Lire la suite...
AALE et JAL, évolution?
Entre traditions impeccablement rangées… et évolutions qui débordent du cadre
Les amicales d’anciens légionnaires ont été créées pour rassembler ceux qui ont vécu quelque chose que l’on n’explique jamais vraiment aux autres. Une histoire de boue, de fatigue, de fraternité… et de souvenirs qu’on ne raconte qu’à moitié, parce que l’autre moitié se devine, ou se tait.
Officiellement, on parle de cérémonies, de drapeaux et de traditions. Officieusement, on sait bien que l’essentiel est ailleurs, dans le coup de fil passé au bon moment, le verre partagé sans raison valable, et ce lien étrange qui permet parfois de se comprendre sans finir les phrases. Bref, l’esprit Légion ne vit pas dans les statuts. Il circule entre les gens et aime bien prendre des raccourcis.
Chaque amicale a son caractère. Ville de garnison, campagne profonde ou bout du monde, chacune raconte une histoire différente. C’est ce qui fait leur richesse… et parfois leurs réunions interminables.
Les jeunes anciens (JAL), la question qui revient toujours à l’ordre du jour
Lili Marlène, un conte de l'histoire.
Par Louis Perez y Cid
Un soir de 1915, dans un monde qui venait de basculer dans la Grande Guerre, un jeune soldat allemand nommé Hans Leip* s’apprête à quitter la ville pour rejoindre le front.
C’est un poète, enrôlé par devoir.
Il marche lentement vers la sortie de la caserne, le cœur lourd.
Sous une lanterne, à l’angle d’une rue, une jeune femme l’attend.
La lumière dessine autour d’elle un halo tremblant, comme une promesse.
Ils se disent adieu, simplement, sans savoir s’ils se reverront.
Ce soir-là, Hans grave cette image dans son cœur.
De cette émotion naît un poème « Lied eines jungen Wachpostens », en français Chanson d'une jeune sentinelle. Quelques vers sur un soldat en faction, pensant à celle qu’il aime sous la lanterne. Il lui donne un nom : Lili Marleen, mélange de deux prénoms, deux souvenirs, deux femmes qui ont compté pour lui. Mais, par superstition, il ne rédige pas la dernière strophe. Le destin la choisira.
Puis la guerre emporte tout. Neuf millions de morts et de disparus.Vingt et un millions de blessés. Et, comme si cela ne suffisait pas, la grippe espagnole fauche quarante millions d’âmes de plus, cinq pour cent de l’humanité. Lire la suite...
Les avertissements de l’Histoire.
Les lignes qui suivent s’appuient sur des faits, des dates et des épisodes majeurs de notre histoire récente.
Christian nous rappelle comment certaines décisions politiques, certains renoncements stratégiques et certains aveuglements collectifs ont façonné la France telle qu’elle est devenue.
À plusieurs reprises, notre pays a ignoré les signaux d’alerte que lui offraient les événements, de la fin des empires coloniaux aux crises identitaires contemporaines, de la reconstruction d’après-guerre aux fractures du présent.
Ces rappels ne cherchent ni l’adhésion automatique, ni le confort du consensus ; ils visent à replacer nos débats dans la continuité des faits.
Comprendre l’histoire n’est pas un exercice nostalgique, c’est ce qui nous évite de répéter les mêmes erreurs.
Notre ami a écrit ce texte pour réactiver cette vigilance,non pour polémiquer, mais pour réveiller la mémoire collective.
Car une nation qui cesse d’interroger son passé laisse les autres écrire son avenir.
Louis Perez y Cid
Christian nous rappelle comment certaines décisions politiques, certains renoncements stratégiques et certains aveuglements collectifs ont façonné la France telle qu’elle est devenue.
À plusieurs reprises, notre pays a ignoré les signaux d’alerte que lui offraient les événements, de la fin des empires coloniaux aux crises identitaires contemporaines, de la reconstruction d’après-guerre aux fractures du présent.
Ces rappels ne cherchent ni l’adhésion automatique, ni le confort du consensus ; ils visent à replacer nos débats dans la continuité des faits.
Comprendre l’histoire n’est pas un exercice nostalgique, c’est ce qui nous évite de répéter les mêmes erreurs.
Notre ami a écrit ce texte pour réactiver cette vigilance,non pour polémiquer, mais pour réveiller la mémoire collective.
Car une nation qui cesse d’interroger son passé laisse les autres écrire son avenir.
Louis Perez y Cid
Opinion
Par Christian Morisot
Comme pour bon nombre d’entre nous, nos idées, nos convictions, nos engagements commencent dans nos têtes, très tôt et jeunes en âge, par nos lecture. En fait, tout à débuté quand je me suis rendu compte qu’il était parfois bien inspiré d’avoir le besoin d’aller respirer ailleurs quand l’air ambiant est saturé de médiocrité. Aujourd’hui en vous adressant ce courrier, je sais pour en avoir l’expérience que le fait d’écrire vous engage, qu’une “violence de la plume” est une témérité qui attire quelques ferventes sympathies et malheureusement beaucoup de haines. Lire la suite...
Comme pour bon nombre d’entre nous, nos idées, nos convictions, nos engagements commencent dans nos têtes, très tôt et jeunes en âge, par nos lecture. En fait, tout à débuté quand je me suis rendu compte qu’il était parfois bien inspiré d’avoir le besoin d’aller respirer ailleurs quand l’air ambiant est saturé de médiocrité. Aujourd’hui en vous adressant ce courrier, je sais pour en avoir l’expérience que le fait d’écrire vous engage, qu’une “violence de la plume” est une témérité qui attire quelques ferventes sympathies et malheureusement beaucoup de haines. Lire la suite...
La classe européenne ?
Le trimestre s’acheva.
Le professeur réunit une dernière fois ses élèves, devenus mûrs de réflexion.
« Vous avez vu trois modèles » Dit-il.
« L’égalité sans effort, la compétition sans limite, et l’équilibre du mérite partagé.
Ce parcours, mes enfants, c’est celui de notre continent. »
Il se leva, le regard grave.
« La France a cru en l’égalité, le Royaume-Uni au mérite,
les pays du Nord ont trouvé un certain équilibre.
Mais demain, si nous parvenions à unir ces forces au-delà des nations ?
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La Classe Équitable
Quelques semaines plus tard, le professeur proposa un troisième modèle.
« Nous allons tenter un système plus juste, le mérite comptera, mais la solidarité aussi. »
Les élèves se regardèrent, intrigués.
« Vos notes, expliqua-t-il, dépendront pour moitié de vos efforts personnels et pour moitié de la moyenne de la classe. Vous êtes liés, comme dans la vraie vie. »
Au premier contrôle, l’énergie fut commune, entraide, discussions, révisions collectives.
Marie expliquait, Lucas s’accrochait, Tom écoutait enfin.
La moyenne monta à 14.
Au second, quelques-uns se relâchèrent, la moyenne chuta à 10.
Mais au lieu de se plaindre, la classe réagit.
Elle s’organisa, s’entraida, se souda.
Peu à peu, chacun trouva sa place. Lire la suite...
La Classe Élitiste
Dans le même collège paisible, un jour suivant, le professeur d’économie voulut montrer l’autre extrême.
« Aux cours précédents, nous avons vu le socialisme », dit-il.
« Aujourd’hui, place au capitalisme, la justice du mérite. Ici, pas d’égalité artificielle, seul l’effort comptera. Le travail sera récompensé, la médiocrité blâmée. »
Un silence lourd tomba.
Marie, vive et brillante, sentit son sang bouillir, elle voulait gagner.
Lucas, tenace mais ordinaire, sentit l’angoisse s’installer.
Tom, rêveur et distrait, baissa la tête, il pressentait sa défaite.
Le premier contrôle fut un choc, les meilleurs triomphèrent, les autres chutèrent.
Au second, la classe devint une arène. Les uns tremblaient, les autres jubilaient.
Au troisième, Lire la suite...
L’école comme miroir du monde
J’ai reçu un courriel d’un ami contenant une pièce jointe, à diffuser largement. Aucune signature, aucun contexte : cela m’a d’abord inspiré une certaine répulsion. Malgré tout, j’ai ouvert le document.
Il décrivait l’expérience prétendument « égalitaire » d’une classe de collège, présentée comme une miniature de notre société, une vision très caricaturale évidemment.
En le lisant, il m’est apparu évident que l’inverse pouvait tout aussi bien être démontré.
C’est ainsi que m’est venue l’idée de réécrire ce texte à travers quatre expériences pédagogiques menées par un professeur d’économie. Celui-ci invite ses élèves à vivre, de l’intérieur, les grands modèles qui gouvernent nos nations : l’égalité absolue, le mérite pur, l’équilibre entre les deux, puis l’union des forces au service d’un idéal commun.
Une expérience par jour. Lire la suite...
Seconde lettre sur l'Algérie
Pendant l’occupation française de l’Algérie, beaucoup d’encre a coulé. Moi-même, Louis et Antoine nous avons mis en place des récits qui ne reflètent ( à mon avis), qu’une limite de ce que gardent nos mémoires et la liberté d’expression a ses limites, au moins, celles de ne pas avoir toujours raison. Nombre de journalistes et d’intellectuels de Gauche et de Droite se soumettent à l’ordre établi aujourd’hui en n’osant pas défier ces moments où la plume soumise retrace le discours officiel.
Après plusieurs années de l’indépendance de l’Algérie, on ne cesse cependant de fouiller dans les décennies noires qui ont endeuillé cette guerre franco-algérienne.
En 1831, date de la création de la Légion, Alexis de Tocqueville est fasciné par la conquête d’un pays méditerranéen aussi intéressant, dit-il ! Il explique cet intérêt : « Il ne suffit pas pour pouvoir gouverner une nation de l’avoir vaincue, l’idéal était de mener la conquête en connaissant parfaitement cette société, après l’avoir bien analysée ». Lire la suite...
Après plusieurs années de l’indépendance de l’Algérie, on ne cesse cependant de fouiller dans les décennies noires qui ont endeuillé cette guerre franco-algérienne.
En 1831, date de la création de la Légion, Alexis de Tocqueville est fasciné par la conquête d’un pays méditerranéen aussi intéressant, dit-il ! Il explique cet intérêt : « Il ne suffit pas pour pouvoir gouverner une nation de l’avoir vaincue, l’idéal était de mener la conquête en connaissant parfaitement cette société, après l’avoir bien analysée ». Lire la suite...
En réponse au texte de Christian Morisot, qui traduisait le sentiment de nombreux Français d’Algérie, les pieds-noirs, face à ce qu’ils ont vécu comme une trahison de la France, alors qu’ils avaient, génération après génération, construit un pays qu’ils pensaient être le leur, j’avais souhaité rappeler la réalité plus large de la gestion coloniale, de la France, dans sa structure et ses lois pour l’ensemble des peuples qui ont vécu, travaillé et souffert sur cette terre.
Aujourd'hui, la réponse d’Antoine Marquet s’inscrit dans cette continuité et ouvre une voie d’apaisement. Son texte invite à regarder cette histoire avec équilibre et humanité, sans tomber dans la simplification.
Il rappelle combien il est essentiel de faire dialoguer les mémoires plutôt que de les opposer.
Antoine, tu exprimes avec justesse le ressenti profond des pieds-noirs, un sentiment que je comprends d’autant mieux que mon épouse en est issue, et qu’elle partage pleinement cette émotion mêlée de nostalgie et de blessure. Lire la suite
Aujourd'hui, la réponse d’Antoine Marquet s’inscrit dans cette continuité et ouvre une voie d’apaisement. Son texte invite à regarder cette histoire avec équilibre et humanité, sans tomber dans la simplification.
Il rappelle combien il est essentiel de faire dialoguer les mémoires plutôt que de les opposer.
Antoine, tu exprimes avec justesse le ressenti profond des pieds-noirs, un sentiment que je comprends d’autant mieux que mon épouse en est issue, et qu’elle partage pleinement cette émotion mêlée de nostalgie et de blessure. Lire la suite
Réponse au texte du site de la FSALE
A propos de l'Algérie
Par Christian Morisot
De quoi parle ce texte. (https://www.legionetrangere.fr FSALE)
Ce texte revient sur la colonisation française de l’Algérie, en réaction aux propos d’Emmanuel Macron qui l’avait qualifiée de « crime contre l’humanité ».
L’auteur conteste cette déclaration et cherche à réhabiliter l’action de la France.
Il rappelle qu’en 1830, l’Algérie n’était pas un État indépendant mais une province ottomane, dominée par des tribus, et que l’expédition française visait à mettre fin à la piraterie et à l’esclavage.
L’auteur décrit ensuite les conditions difficiles de la colonisation : maladies, pauvreté, climat hostile et attaques locales. Les colons, souvent déportés politiques ou miséreux, ont transformé des terres incultes en régions fertiles grâce à leur travail.
Peu à peu, des Européens venus d’ailleurs s’y installèrent, donnant naissance à une société nouvelle : celle des Pieds-Noirs.
Enfin, l’auteur exprime une nostalgie douloureuse : Il estime que la France a trahi ces colons en effaçant leur mémoire après la guerre d’indépendance. Il voit l’Algérie française comme une œuvre de civilisation injustement condamnée par l’Histoire.
De quoi parle ce texte. (https://www.legionetrangere.fr FSALE)
Ce texte revient sur la colonisation française de l’Algérie, en réaction aux propos d’Emmanuel Macron qui l’avait qualifiée de « crime contre l’humanité ».
L’auteur conteste cette déclaration et cherche à réhabiliter l’action de la France.
Il rappelle qu’en 1830, l’Algérie n’était pas un État indépendant mais une province ottomane, dominée par des tribus, et que l’expédition française visait à mettre fin à la piraterie et à l’esclavage.
L’auteur décrit ensuite les conditions difficiles de la colonisation : maladies, pauvreté, climat hostile et attaques locales. Les colons, souvent déportés politiques ou miséreux, ont transformé des terres incultes en régions fertiles grâce à leur travail.
Peu à peu, des Européens venus d’ailleurs s’y installèrent, donnant naissance à une société nouvelle : celle des Pieds-Noirs.
Enfin, l’auteur exprime une nostalgie douloureuse : Il estime que la France a trahi ces colons en effaçant leur mémoire après la guerre d’indépendance. Il voit l’Algérie française comme une œuvre de civilisation injustement condamnée par l’Histoire.