Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Les Constellations, invention de l’Homme
Par Michel Gravereau
Depuis que l’Homme est apparu sur Terre, il a eu au-dessus de sa tête ce baldaquin d’étoiles qui revenaient inlassablement, nuit après nuit, à la même place les unes par rapport aux autres. Pouvoir se repérer grâce à ces lucioles devenait une évidence. Aussi, en prendre 7 ici, 12 là et décider qu’elles représentaient dans un dessin, un objet, un animal ou un personnage découlait de l’imagination débordante des Homo Sapiens.
Ainsi venaient de naître les constellations.
Par là même, dans le langage astronomique, si les étoiles, les planètes, les astéroïdes, les quasars, les nébuleuses, les comètes, etc, existent réellement, les constellations n’ont aucune réalité. Ce sont tout simplement des rapprochements d’étoiles par la volonté de l’Homme qui vit sur cet observatoire que l’on nomme Terre.
Mais, si avec un moyen de transport qui nous reste à inventer, nous pouvions nous positionner en un temps record à 90 ° de la Grande Ourse, très loin dans l’espace, cette constellation ne nous apparaitrait plus du tout sous la forme connue de la casserole.
Les étoiles d’une même constellation n’ont aucun lien entre elles. Et cela ouvre le débat, s’il en était besoin, sur tout ce qui fait allusion aux constellations, en particulier l’astrologie.
Les civilisations passées y ont vu des figures mythiques, des divinités ou des monstres divers.
Voici vingt siècles de cela, Claude Ptoléméee établissait le premier catalogue d’étoiles : l’Almageste. Elles étaient réparties en 48 constellations faisant allusion à des noms très anciens hérités des Mésopotamiens comme le Lion ou le Cancer, ou bien des Grecs qui y voyaient Orion, le géant, Persée celui-là même qui tua la gorgone Méduse, Andromède qui était prévue au sacrifice du monstre marin si…Persée ne l’avait sauvée.
Puis vinrent Hévélius et Bayer, deux Allemands qui créèrent à leur tour des constellations aux XVII° et XVIII siècles.
Un Français, Louis Nicolas de la Caille, un moine installé au Cap de Bonne Espérance découvrit ce ciel austral et de 1 750 à 1 754, il imagina ainsi 14 nouvelles constellations. Pour les nommer, il ne fit plus allusion à la mythologie chère aux anciens, mais les instruments nés de la Renaissance prirent place dans le ciel. L’Horloge, la Règle, le Compas et même la Machine Pneumatique devenaient des repères célestes.
En ce temps-là, il était possible de brouiller les cartes. Une très grande constellation existait. Le navire Argo. Celui-là que Jason et les Argonautes utilisèrent pour conquérir la Toison d’or.
De la Caille le découpa pour en faire trois nouvelles : la Carène, les Voiles et la Poupe.
Ce n’est qu’en 1 927 que l’Union internationale d’astronomie statua officiellement pour définir une fois pour toutes le nom, les dimensions des constellations.
Elles sont au nombre de 88. Des grandes, des moyennes, des petites. Leur surface est calculée en degrés carrés (°2). Un degré carré représente dans le ciel 4 Pleines lunes en carré.
La plus grande est l’Hydre avec 1 302°2. La plus petite : la Croix du Sud, 68°2 seulement. La Vierge est médaille d’argent avec 1 294°2 et la troisième place du podium est occupée par la Grande Ourse avec 1 2 79°2.
Ainsi depuis toujours, l’Homme a voulu quitter le lieu de sa naissance pour aller visiter derrière la colline, derrière les montagnes au loin, voguer sur cette eau pour savoir si quelque chose d’autre existait, au-delà de la ligne d’horizon. Afin de se repérer, de pouvoir revenir sur ses pas, rentrer dans son village tel Ulysse, il a confié son instinct aux étoiles pour lui montrer le chemin à suivre.
Grand GPS avant l’heure, les étoiles reliées entre elles par l’imagination de l’Homme, trônent dans le ciel et enchantent nos nuits d’hiver comme Capella dans le Cocher, Aldébaran dans le Taureau, ou l’été avec Véga dans la Lyre et Deneb dans le Cygne.
Apprendre les étoiles et les constellations, petit à petit, avec une carte du ciel, comme à l’école on apprend le BA BA est une joie intense. Attention au torticolis.
Bonne observation à tous.
Les civilisations passées y ont vu des figures mythiques, des divinités ou des monstres divers.
Voici vingt siècles de cela, Claude Ptoléméee établissait le premier catalogue d’étoiles : l’Almageste. Elles étaient réparties en 48 constellations faisant allusion à des noms très anciens hérités des Mésopotamiens comme le Lion ou le Cancer, ou bien des Grecs qui y voyaient Orion, le géant, Persée celui-là même qui tua la gorgone Méduse, Andromède qui était prévue au sacrifice du monstre marin si…Persée ne l’avait sauvée.
Puis vinrent Hévélius et Bayer, deux Allemands qui créèrent à leur tour des constellations aux XVII° et XVIII siècles.
Un Français, Louis Nicolas de la Caille, un moine installé au Cap de Bonne Espérance découvrit ce ciel austral et de 1 750 à 1 754, il imagina ainsi 14 nouvelles constellations. Pour les nommer, il ne fit plus allusion à la mythologie chère aux anciens, mais les instruments nés de la Renaissance prirent place dans le ciel. L’Horloge, la Règle, le Compas et même la Machine Pneumatique devenaient des repères célestes.
En ce temps-là, il était possible de brouiller les cartes. Une très grande constellation existait. Le navire Argo. Celui-là que Jason et les Argonautes utilisèrent pour conquérir la Toison d’or.
De la Caille le découpa pour en faire trois nouvelles : la Carène, les Voiles et la Poupe.
Ce n’est qu’en 1 927 que l’Union internationale d’astronomie statua officiellement pour définir une fois pour toutes le nom, les dimensions des constellations.
Elles sont au nombre de 88. Des grandes, des moyennes, des petites. Leur surface est calculée en degrés carrés (°2). Un degré carré représente dans le ciel 4 Pleines lunes en carré.
La plus grande est l’Hydre avec 1 302°2. La plus petite : la Croix du Sud, 68°2 seulement. La Vierge est médaille d’argent avec 1 294°2 et la troisième place du podium est occupée par la Grande Ourse avec 1 2 79°2.
Ainsi depuis toujours, l’Homme a voulu quitter le lieu de sa naissance pour aller visiter derrière la colline, derrière les montagnes au loin, voguer sur cette eau pour savoir si quelque chose d’autre existait, au-delà de la ligne d’horizon. Afin de se repérer, de pouvoir revenir sur ses pas, rentrer dans son village tel Ulysse, il a confié son instinct aux étoiles pour lui montrer le chemin à suivre.
Grand GPS avant l’heure, les étoiles reliées entre elles par l’imagination de l’Homme, trônent dans le ciel et enchantent nos nuits d’hiver comme Capella dans le Cocher, Aldébaran dans le Taureau, ou l’été avec Véga dans la Lyre et Deneb dans le Cygne.
Apprendre les étoiles et les constellations, petit à petit, avec une carte du ciel, comme à l’école on apprend le BA BA est une joie intense. Attention au torticolis.
Bonne observation à tous.