Réponse à l'Edito de PYC
sur « La fameuse section féminine »
Par Christian Morisot
Louis nous offre une belle réflexion qui touche une vraie polémique, celle de la place des femmes au sein de nos amicales… Je me reporte à la réaction de la vaste période d’entre les deux guerres mondiales où ne pouvaient être un bon sous-officier de la Légion celui qui était marié par le fait même qu’il était « handicapé » d’avoir quelque chose à perdre, ce qui le plaçait en marge de ce que devait être la férocité guerrière du légionnaire au combat et son dédain devant la mort.
Dans un livre sur les épouses et compagnes de légionnaire : « Femmes Vaillantes », Maylis Lardet et Marie-Laure Vincensini présentent un témoignage à rendre visibles celles qui sont dans l’ombre de la lumière de notre communauté, de notre « famille légionnaire ».
Un autre livre : « Papa pourquoi tu pars ? » de Marion Maloigne répond également à une question posée par un enfant dans un dialogue essentiel entre parents et enfants.
Mais ne nous éparpillons pas, PyC dans son propos justifie, défend et explique le pourquoi d’une section féminine au sein de l’amicale qu’il préside. Une telle démarche est en fait une réaction, entre autres, à un texte écrit sous la plume d’un officier, délégué régional de la FSALE qui dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble comme le dit si bien Antoine Marquet : « figée dans le ciment du siècle dernier alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité et l’autonomie individuelle ».
Un projet sous forme de « devoir de travail » une véritable utopie sémantique avec une question-constat : les épouses sont-elles une variante d’ajustement ou membres de la famille-Légion élargie ? Ce délégué hors norme, nous explique que la place accordée aux sympathisants et aux femmes est à la fois marginale, méfiante et fondamentalement utilitariste.
Enfin, pour comprendre l’initiative de PyC, il est nécessaire de bien regarder vivre nos pensionnaires à Puyloubier et même Auriol. S’ils sont fraternels en apparence et solidaires entre eux, il n’en reste pas moins vrai qu’ils sont isolés quant à Puyloubier, en particulier, ils sont trouvent très gênés du regard des visiteurs au point que certains anciens crient tout haut : « l’Institution n’est pas un zoo et les ateliers ne sont pas là que pour faire pleurer… ».
Par bonheur, envers et contre tout et tous, une section féminine fut créée à la plus grande satisfaction des pensionnaires qui finissent par l’accepter trouvant ainsi la chance d’exister encore pour quelqu’un d’autant plus qu’il est toujours mieux d’avoir affaire à une femme attentionnée qu’à un ancien qui radote ses campagnes, les souvenirs Légion, eux aussi en ont plein la tête…
Ancien directeur des deux maisons d’hébergement des Anciens légionnaires, j’étais très préoccupé par un éventuel accompagnement aux loisirs et balades hors domaine des pensionnaires. J’avais le sentiment qu’il fallait éviter tout désœuvrement, source de cafard, et la place des femmes, et même celle des sympathisants, par effet buvard, amenaient d’emblée de grandes et saines satisfactions par les choix culturels adoptés et proposés aux Anciens qui participaient bien volontiers.
Préserver l’identité légionnaire ne consiste pas à dresser des murs infranchissables toujours plus hauts, mais à savoir qui l’on est. Les membres des amicales sont les seuls juges quant aux articles inscrits dans leurs statuts et ceux de l’amicale de Puyloubier n’excluent personne. Bravo !
Mais ne nous éparpillons pas, PyC dans son propos justifie, défend et explique le pourquoi d’une section féminine au sein de l’amicale qu’il préside. Une telle démarche est en fait une réaction, entre autres, à un texte écrit sous la plume d’un officier, délégué régional de la FSALE qui dessine une vision des amicales d’anciens légionnaires qui semble comme le dit si bien Antoine Marquet : « figée dans le ciment du siècle dernier alors que le monde a basculé dans l’hyper-connectivité et l’autonomie individuelle ».
Un projet sous forme de « devoir de travail » une véritable utopie sémantique avec une question-constat : les épouses sont-elles une variante d’ajustement ou membres de la famille-Légion élargie ? Ce délégué hors norme, nous explique que la place accordée aux sympathisants et aux femmes est à la fois marginale, méfiante et fondamentalement utilitariste.
Enfin, pour comprendre l’initiative de PyC, il est nécessaire de bien regarder vivre nos pensionnaires à Puyloubier et même Auriol. S’ils sont fraternels en apparence et solidaires entre eux, il n’en reste pas moins vrai qu’ils sont isolés quant à Puyloubier, en particulier, ils sont trouvent très gênés du regard des visiteurs au point que certains anciens crient tout haut : « l’Institution n’est pas un zoo et les ateliers ne sont pas là que pour faire pleurer… ».
Par bonheur, envers et contre tout et tous, une section féminine fut créée à la plus grande satisfaction des pensionnaires qui finissent par l’accepter trouvant ainsi la chance d’exister encore pour quelqu’un d’autant plus qu’il est toujours mieux d’avoir affaire à une femme attentionnée qu’à un ancien qui radote ses campagnes, les souvenirs Légion, eux aussi en ont plein la tête…
Ancien directeur des deux maisons d’hébergement des Anciens légionnaires, j’étais très préoccupé par un éventuel accompagnement aux loisirs et balades hors domaine des pensionnaires. J’avais le sentiment qu’il fallait éviter tout désœuvrement, source de cafard, et la place des femmes, et même celle des sympathisants, par effet buvard, amenaient d’emblée de grandes et saines satisfactions par les choix culturels adoptés et proposés aux Anciens qui participaient bien volontiers.
Préserver l’identité légionnaire ne consiste pas à dresser des murs infranchissables toujours plus hauts, mais à savoir qui l’on est. Les membres des amicales sont les seuls juges quant aux articles inscrits dans leurs statuts et ceux de l’amicale de Puyloubier n’excluent personne. Bravo !