Réponse à l'article :
Dien Bien Phu. Pourquoi on tient ?
Par Christian Morisot
Notre ami PyC explique sommairement dans un éditorial de circonstance, après la commémoration de la fin de la guerre d’Indochine et de Dien Bien Phu, pourquoi les soldats ont tenu jusqu’au bout de leurs forces avec une volonté exemplaire.
Pour préciser le sujet principal de son article, il donne une révélation surprenante : « On ne meurt pas pour une idée, mais pour les siens ! ». Ainsi, il en arrive presque naturellement à une conclusion qui s’impose : « Nos légionnaires et les soldats français à Den-Bien-Phu, ont tenu pour une idée longuement débattue ; pas pour un ordre exécuté mécaniquement, mais parce qu’à cet instant précis, partir pour un ailleurs plus sécurisé (pour où) aurait signifié abandonner les siens…
Notre ami PyC explique sommairement dans un éditorial de circonstance, après la commémoration de la fin de la guerre d’Indochine et de Dien Bien Phu, pourquoi les soldats ont tenu jusqu’au bout de leurs forces avec une volonté exemplaire.
Pour préciser le sujet principal de son article, il donne une révélation surprenante : « On ne meurt pas pour une idée, mais pour les siens ! ». Ainsi, il en arrive presque naturellement à une conclusion qui s’impose : « Nos légionnaires et les soldats français à Den-Bien-Phu, ont tenu pour une idée longuement débattue ; pas pour un ordre exécuté mécaniquement, mais parce qu’à cet instant précis, partir pour un ailleurs plus sécurisé (pour où) aurait signifié abandonner les siens…
Au regard de cette réponse, persiste une question : « Comment donc rester l’arme au pied quand il y a tant à répondre, d’autant qu’il s’agit là, comme souvent, de faire appel à la philosophie qui mène à tout et même aux opérations des théâtres extérieurs militaires.
Les conflits actuels se propagent, le monde semble être tombé aux mains de pyromanes et les imaginaires travaillent. Chacun peut se demander s’il serait capable de supporter le choc d’une guerre ouverte…
Qu’adviendrait-il de nous si des bombes éclataient de toutes parts, si des drones survolaient nos rues, si les personnes en âge de se battre devaient se rendre sur le front ? Ces craintes, hélas, font partie de la « doublure mythologique » de notre présent. Que se passe-t-il pour un être humain dans le passage de la paix à la guerre ?
Nous légionnaires, nous sommes préparés et aguerris à faire la guerre et nous effectuons l’apprentissage d’une motivation suffisamment profonde construite à force de sortie avec du poids sur les épaules, de nuits passées à dormir dehors sans protection particulière, à obéir aux ordres, à subir la rudesse de la vie en caserne, à renoncer au confort. Curieusement, des gens d’horizons très différents viennent rejoindre la Légion.
Dans notre institution, les instructeurs utilisent une typologie des candidats, engagés volontaires et organisent avec méthodes pour parvenir à la réalisation de pelotons équilibrés. Il y a des rudes guerriers pur et dur, celui qui veut se battre à tout prix et celui qui adore l’ordre.
En fait, après l’instruction, le légionnaire fait montre d’un volontarisme extrême, au point d’avoir tendance à manifester un souci de vaincre qui dépassent souvent ce que lui permettent les moyens disponibles.
Nous pouvons aussi évoquer cet autre militaire de notre institution, plus pragmatique, qui possède une intelligence rationnelle qui leur permet d’employer au mieux les moyens et la force mentale qui peuvent, hélas aussi, mener au sacrifice suprême. Le cœur et l’âme de la Légion reste le commandement mais sa première arme reste l’homme, le légionnaire.
« Pourquoi on tient ? ». je me souviens de l’adjudant-chef Sanchez, j’avais le privilège de le côtoyer à Madagascar au sein du 3ème REI, nous étions dans la même compagnie. Je lui disais mon admiration pour le fait d’avoir fait un Camerone en Algérie à la tête de son groupe isolé. Il me fit cette réponse étonnante mais plein de bon sens : « vois-tu Petit, nous ne pouvions pas nous replier et en face, ils voulaient nous couper les « coucougnettes ». Nous avions là un excellent motif pour tenir jusqu’au bout ! ».
Les conflits actuels se propagent, le monde semble être tombé aux mains de pyromanes et les imaginaires travaillent. Chacun peut se demander s’il serait capable de supporter le choc d’une guerre ouverte…
Qu’adviendrait-il de nous si des bombes éclataient de toutes parts, si des drones survolaient nos rues, si les personnes en âge de se battre devaient se rendre sur le front ? Ces craintes, hélas, font partie de la « doublure mythologique » de notre présent. Que se passe-t-il pour un être humain dans le passage de la paix à la guerre ?
Nous légionnaires, nous sommes préparés et aguerris à faire la guerre et nous effectuons l’apprentissage d’une motivation suffisamment profonde construite à force de sortie avec du poids sur les épaules, de nuits passées à dormir dehors sans protection particulière, à obéir aux ordres, à subir la rudesse de la vie en caserne, à renoncer au confort. Curieusement, des gens d’horizons très différents viennent rejoindre la Légion.
Dans notre institution, les instructeurs utilisent une typologie des candidats, engagés volontaires et organisent avec méthodes pour parvenir à la réalisation de pelotons équilibrés. Il y a des rudes guerriers pur et dur, celui qui veut se battre à tout prix et celui qui adore l’ordre.
En fait, après l’instruction, le légionnaire fait montre d’un volontarisme extrême, au point d’avoir tendance à manifester un souci de vaincre qui dépassent souvent ce que lui permettent les moyens disponibles.
Nous pouvons aussi évoquer cet autre militaire de notre institution, plus pragmatique, qui possède une intelligence rationnelle qui leur permet d’employer au mieux les moyens et la force mentale qui peuvent, hélas aussi, mener au sacrifice suprême. Le cœur et l’âme de la Légion reste le commandement mais sa première arme reste l’homme, le légionnaire.
« Pourquoi on tient ? ». je me souviens de l’adjudant-chef Sanchez, j’avais le privilège de le côtoyer à Madagascar au sein du 3ème REI, nous étions dans la même compagnie. Je lui disais mon admiration pour le fait d’avoir fait un Camerone en Algérie à la tête de son groupe isolé. Il me fit cette réponse étonnante mais plein de bon sens : « vois-tu Petit, nous ne pouvions pas nous replier et en face, ils voulaient nous couper les « coucougnettes ». Nous avions là un excellent motif pour tenir jusqu’au bout ! ».