Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Les spationautes français
Par Michel Gravereau
Alors que nous venons de retrouver Sophie Adenot, revenue d’un séjour de 8 mois dans la Station Spatiale Internationale, ISS, il serait judicieux et correct de nous remémorer ses prédécesseurs, outre celui qui demeure le plus connu des Français : Thomas Pesquet.
Le premier Français à avoir goûté les joies de l’apesanteur fut Jean-Loup Chrétien.
A l’époque, les Russes avaient installé une plateforme en orbite autour de la Terre : Saliout. A bord d’un Soyouz, Jean-Loup Chrétien rejoint Saliout et durant son séjour, il inaugure ainsi pour la première fois les expérimentations scientifiques dans l’espace. 12 expériences du CNES seront ainsi réalisées.
Il repartira une deuxième fois en 1 988 en changeant de décor puisqu’il s’installe dans la nouvelle station soviétique : Mir. Il sera le premier Européen à « marcher dans l’espace » à l’occasion d’une EVA (sortie extra véhiculaire).
Pour son troisième séjour là-haut, il revient dans Mir en 1 999, mais cette fois grâce à la navette américaine Atlantis.
Fort de ses connaissances dans le domaine, il participera à la conception de la Station Spatiale Internationale, pour le compte de la NASA qu’il intègre.
Tout comme Jean-Loup Chrétien, Patrick Baudry fut recruté par le CNES en 1 980. Ils subiront le même entraînement pendant 2 ans en Russie. C’est le 17 juin 1 985 que Patrick Baudry quitte Cap Canaveral à bord de la navette Discovery. Il y restera 7 jours à son bord comme responsable des expériences embarquées.
Par la suite, il sera le pilote d’essai de la future navette spatiale européenne Hermès. Mais le projet sera abandonné en 1 992.
En 1 985, le CNES recrute 6 hommes et une femme pour se préparer aux missions prochaines avec les Européens, les Soviétiques et les Américains. Deux ne voleront jamais : Frédéric Patat et Michel Viso.
Le premier de cette promotion à aller tutoyer les étoiles est Michel Tognini, le 27 juillet 1 992. Destination Mir. Pendant une quinzaine de jours, il effectue des expériences technologiques et de science de la vie.
Il devra attendre 1 999 pour son deuxième séjour dans l’espace. Avec la navette américaine, il va déployer et mettre en orbite le télescope spatial Chandra.
Jean-Pierre Haigneré sera le quatrième spationaute français. En 1 993, il rejoint Mir afin de poursuivre les expériences de Tognini. Lui aussi devra patienter puisque ce n’est qu’en 1 999 qu’il rejoindra à nouveau Mir (au moment de l’éclipse spectaculaire du 11 août). Cela valait le coup car à cette occasion il deviendra le premier non Russe à séjourner 6 mois dans la station.
Ils auront attendu pour leur deuxième vol parce que les petits copains de la promotion étaient sur les rangs.
Ainsi, l’ingénieur de la DGA (Direction générale de l’Armement) Jean-François Clervoy effectuera 3 vols, en 1 994 et 1 997 à bord de la navette Atlantis pour Mir et en 1 999 avec Discovery. Pour son dernier vol, une mission extraordinaire l’attend. Avec la navette, il va s’approcher du télescope Hubble mis en sommeil pour causes de défaillances. Il sera aux commandes du bras robotisé pour capturer Hubble, le réparer et permettre aux hommes sortis dans l’espace pour la réparation de se déplacer. Il deviendra ainsi le Français à être allé le plus loin de la Terre : 609 km.
Par la suite, il sera le pilote d’essai de la future navette spatiale européenne Hermès. Mais le projet sera abandonné en 1 992.
En 1 985, le CNES recrute 6 hommes et une femme pour se préparer aux missions prochaines avec les Européens, les Soviétiques et les Américains. Deux ne voleront jamais : Frédéric Patat et Michel Viso.
Le premier de cette promotion à aller tutoyer les étoiles est Michel Tognini, le 27 juillet 1 992. Destination Mir. Pendant une quinzaine de jours, il effectue des expériences technologiques et de science de la vie.
Il devra attendre 1 999 pour son deuxième séjour dans l’espace. Avec la navette américaine, il va déployer et mettre en orbite le télescope spatial Chandra.
Jean-Pierre Haigneré sera le quatrième spationaute français. En 1 993, il rejoint Mir afin de poursuivre les expériences de Tognini. Lui aussi devra patienter puisque ce n’est qu’en 1 999 qu’il rejoindra à nouveau Mir (au moment de l’éclipse spectaculaire du 11 août). Cela valait le coup car à cette occasion il deviendra le premier non Russe à séjourner 6 mois dans la station.
Ils auront attendu pour leur deuxième vol parce que les petits copains de la promotion étaient sur les rangs.
Ainsi, l’ingénieur de la DGA (Direction générale de l’Armement) Jean-François Clervoy effectuera 3 vols, en 1 994 et 1 997 à bord de la navette Atlantis pour Mir et en 1 999 avec Discovery. Pour son dernier vol, une mission extraordinaire l’attend. Avec la navette, il va s’approcher du télescope Hubble mis en sommeil pour causes de défaillances. Il sera aux commandes du bras robotisé pour capturer Hubble, le réparer et permettre aux hommes sortis dans l’espace pour la réparation de se déplacer. Il deviendra ainsi le Français à être allé le plus loin de la Terre : 609 km.
Sixième Français à aller dans l’espace, Jean-Jacques Favier. Du 20 juin au 7 juillet 1 996 cet ingénieur va expérimenter les effets de la microgravité sur le corps humain.
Ces études permettront de mieux maitriser les conditions de l’assemblage futur d’ISS. Jean-Jacques Favier est décédé le 19 mars 2023.
Première Européenne à gagner l’espace, c’est Claudie André Deshays, qui deviendra Haigneré après son mariage avec Jean-Pierre Haigneré.
Elle effectuera deux vols. Le premier à bord de Mir à partir du 17 août 1 996. Durant 16 jours, ce sont des expériences de science du vivant et de sciences physiques qui se succèdent. J’ai en mémoire la naissance de toutes ces petites salamandres qu’elle avait apportées dans la station Mir. Elles flottaient dans tous les sens.
Son deuxième séjour sera pour ISS où elle occupera la place d’ingénieur de vol numéro 1.
Ces études permettront de mieux maitriser les conditions de l’assemblage futur d’ISS. Jean-Jacques Favier est décédé le 19 mars 2023.
Première Européenne à gagner l’espace, c’est Claudie André Deshays, qui deviendra Haigneré après son mariage avec Jean-Pierre Haigneré.
Elle effectuera deux vols. Le premier à bord de Mir à partir du 17 août 1 996. Durant 16 jours, ce sont des expériences de science du vivant et de sciences physiques qui se succèdent. J’ai en mémoire la naissance de toutes ces petites salamandres qu’elle avait apportées dans la station Mir. Elles flottaient dans tous les sens.
Son deuxième séjour sera pour ISS où elle occupera la place d’ingénieur de vol numéro 1.
En 2 002, Philippe Perrin, ingénieur-pilote, effectue un seul vol spatial de 14 jours au cours duquel il va réaliser 3 sorties dans l’espace pour participer à l’assemblage de l’ISS. Il détient le record de la plus longue sortie EVA avec 7 h 17.
Le pilote de l’Armée de l’air, Léopold Eyharts, le Basque, passe 20 jours à bord de Mir du 29 janvier au 19 février 1 998.
En 2008, il remplace Philippe Perrin à la construction de ce grand Meccano de l’espace : ISS. C’est lui qui va arrimer le laboratoire européen Colombus à ISS et être le premier à y pénétrer.
Recruté et formé par l’agence spatiale européenne en 2009, Thomas Pesquet réalisera 2 missions à bord de l’ISS : Proxima, du 17 novembre 2016 au 2 juin 2017 puis Alpha, du 23 avril au 9 novembre 2021.
A son actif : plus d’une centaine d’expériences mais aussi 6 sorties extravéhiculaires pour entretenir ISS, changer des panneaux solaires.
Lors de son deuxième séjour, en 2021, il deviendra le premier Français à être Commandant de bord d’ISS.
Sophie Adenot est pilote d’essai en hélicoptère, et elle vient de réaliser son premier séjour dans l’espace. Nul doute que ce ne sera pas le dernier. La Lune l’attend.
Le douzième spationaute français devrait être Arnaud Prost
Pilote d’essai sur avion de chasse, il pourrait être un pionnier fin 2027. Une station spatiale privée, Haven-1 de la société VAST est en préparation et il pourrait être le premier à embarquer à bord. Une mission pour préparer l’après ISS, qui arrive en fin de vie et devrait être désorbitée à l’horizon 2030.
Ainsi, des Françaises et des Français ont tourné autour de notre brave Terre, la contemplant de là-haut, la trouvant si belle. Dans quelques temps, ils iront virevolter en orbite lunaire avant d’aller fouler le sol de notre satellite naturel. Pour les voir, il est grand temps de se munir d’un gros télescope.
Le pilote de l’Armée de l’air, Léopold Eyharts, le Basque, passe 20 jours à bord de Mir du 29 janvier au 19 février 1 998.
En 2008, il remplace Philippe Perrin à la construction de ce grand Meccano de l’espace : ISS. C’est lui qui va arrimer le laboratoire européen Colombus à ISS et être le premier à y pénétrer.
Recruté et formé par l’agence spatiale européenne en 2009, Thomas Pesquet réalisera 2 missions à bord de l’ISS : Proxima, du 17 novembre 2016 au 2 juin 2017 puis Alpha, du 23 avril au 9 novembre 2021.
A son actif : plus d’une centaine d’expériences mais aussi 6 sorties extravéhiculaires pour entretenir ISS, changer des panneaux solaires.
Lors de son deuxième séjour, en 2021, il deviendra le premier Français à être Commandant de bord d’ISS.
Sophie Adenot est pilote d’essai en hélicoptère, et elle vient de réaliser son premier séjour dans l’espace. Nul doute que ce ne sera pas le dernier. La Lune l’attend.
Le douzième spationaute français devrait être Arnaud Prost
Pilote d’essai sur avion de chasse, il pourrait être un pionnier fin 2027. Une station spatiale privée, Haven-1 de la société VAST est en préparation et il pourrait être le premier à embarquer à bord. Une mission pour préparer l’après ISS, qui arrive en fin de vie et devrait être désorbitée à l’horizon 2030.
Ainsi, des Françaises et des Français ont tourné autour de notre brave Terre, la contemplant de là-haut, la trouvant si belle. Dans quelques temps, ils iront virevolter en orbite lunaire avant d’aller fouler le sol de notre satellite naturel. Pour les voir, il est grand temps de se munir d’un gros télescope.