Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Vénus défile devant le Soleil
Par Michel Gravereau
Avant même que la nuit étende sur nous son noir manteau de velours, une luciole apparaît au-dessus de l’endroit où le Soleil s’est retiré pour la nuit, vers l’horizon Ouest. C’est Vénus, la deuxième planète du système solaire dans l’ordre d’éloignement par rapport au Soleil.
Lorsque paraîtra cet article, le 09 juin, juste à côté de Vénus, Jupiter daignera se montrer, elle aussi dans la constellation des Gémeaux. Puis jour après jour, les deux planètes sembleront s’éloigner l’une de l’autre Le 17, vous pourrez admirer Vénus flirter sous la forme d’un fin croissant de Lune. Nul doute qu’avec Jupiter en-dessous, le spectacle vaudra bien quelques instants d’attention et de rêverie devant la beauté de la voûte céleste.
Vos yeux ne verront qu’un point très lumineux, mais une lunette ou un télescope vous dévoileront Vénus comme une demi-Lune. Cela s’explique facilement en considérant que Vénus est une planète « intérieure », c’est-à-dire que son orbite est plus proche du Soleil (100 millions de km) que celui de la Terre (150 millions). Elle va donc passer entre la Terre et le Soleil prochainement : 24 octobre très précisément.
C’est à ce moment qu’à l’instar de la Lune dans son périple autour de la Terre peut cacher le Soleil (éclipse solaire, comme le 12 août prochain), Vénus peut passer devant le Soleil. On emploie le terme de « Transit de Vénus ».
Vénus et la Terre, dans leur ronde infernale autour du Soleil se retrouvent aligner, Soleil-Vénus-Terre tous les 584 jours. C’est la conjonction inférieure. Mais hélas, le transit est un phénomène très rare : deux fois par siècle seulement. Nous avons eu droit les 08 juin 2 004 et 06 juin 2 012 aux deux du 21° siècle. Le prochain, c’est en décembre 2 117. Maintenez-vous en bonne santé les amis, ou priez que la science fasse des progrès si vous voulez l’admirer. La mécanique est parfaitement réglée : 105 ans pour un premier transit puis 8 ans après pour le deuxième.
Pourquoi cette rareté alors que Vénus revient s’intercaler entre le Soleil et la Terre en moins de deux ans ?
Tout simplement parce que l’orbite de Vénus est penchée par rapport à celle de la terre et pour qu’il y ait transit, il faut la concordance des plans des orbites.
La photo, prise le 08 juin 2 004 devant le planétarium de Montpellier, montre seulement un petit point qui se déplace devant le Soleil. En effet, elle ne peut cacher totalement le disque solaire comme le fait la Lune, par exemple. D’un diamètre 120 fois inférieur à celui du Soleil, Vénus, lorsqu’elle passe en transit représente un diamètre apparent 30 fois inférieur à l’astre du jour. Rien du tout.
C’est à ce moment qu’à l’instar de la Lune dans son périple autour de la Terre peut cacher le Soleil (éclipse solaire, comme le 12 août prochain), Vénus peut passer devant le Soleil. On emploie le terme de « Transit de Vénus ».
Vénus et la Terre, dans leur ronde infernale autour du Soleil se retrouvent aligner, Soleil-Vénus-Terre tous les 584 jours. C’est la conjonction inférieure. Mais hélas, le transit est un phénomène très rare : deux fois par siècle seulement. Nous avons eu droit les 08 juin 2 004 et 06 juin 2 012 aux deux du 21° siècle. Le prochain, c’est en décembre 2 117. Maintenez-vous en bonne santé les amis, ou priez que la science fasse des progrès si vous voulez l’admirer. La mécanique est parfaitement réglée : 105 ans pour un premier transit puis 8 ans après pour le deuxième.
Pourquoi cette rareté alors que Vénus revient s’intercaler entre le Soleil et la Terre en moins de deux ans ?
Tout simplement parce que l’orbite de Vénus est penchée par rapport à celle de la terre et pour qu’il y ait transit, il faut la concordance des plans des orbites.
La photo, prise le 08 juin 2 004 devant le planétarium de Montpellier, montre seulement un petit point qui se déplace devant le Soleil. En effet, elle ne peut cacher totalement le disque solaire comme le fait la Lune, par exemple. D’un diamètre 120 fois inférieur à celui du Soleil, Vénus, lorsqu’elle passe en transit représente un diamètre apparent 30 fois inférieur à l’astre du jour. Rien du tout.
Pourtant, par le passé, les transits de Vénus ont attiré toute l’attention des scientifiques. Vingt deux siècles nous séparent des premières observations de l’homme sur les orbites des planètes. La plus brillante du ciel nocturne, après la Lune, Vénus a fait l’objet de toutes les attentions. Elle n’est jamais très éloignée du Soleil, d’où sa présence soit un peu avant le lever du Soleil, soit un peu après le coucher du Soleil. C’est à ce titre qu’elle est surnommée l’étoile du berger.
Vénus, c’est la déesse de l’Amour pour les Romains. Mais pour les astronomes, même si certains la considèrent comme la sœur jumelle de la Terre, c’est un enfer compte tenu, de sa température, de son atmosphère et des gaz qu’on y respire. Dans un prochain article, je reviendrai vous présenter cette planète très brillante dans notre ciel du soir.
Brillante ai-je dit. « Vénus porte l’ombre ». Expression connue des astronomes. Aussi, pendant mon séjour à Mayotte, j’ai eu la chance de réaliser deux fois cette expérience. Dans une nuit de rêve, sans aucune autre lumière que celle de Vénus, j’ai passé la main devant une feuille de papier blanc et j’ai pu constater que l’ombre de ma main se projetait sur le papier. Vénus avait suffisamment de luminosité pour éclairer, faiblement, la nuit mahoraise.
Vénus, c’est la déesse de l’Amour pour les Romains. Mais pour les astronomes, même si certains la considèrent comme la sœur jumelle de la Terre, c’est un enfer compte tenu, de sa température, de son atmosphère et des gaz qu’on y respire. Dans un prochain article, je reviendrai vous présenter cette planète très brillante dans notre ciel du soir.
Brillante ai-je dit. « Vénus porte l’ombre ». Expression connue des astronomes. Aussi, pendant mon séjour à Mayotte, j’ai eu la chance de réaliser deux fois cette expérience. Dans une nuit de rêve, sans aucune autre lumière que celle de Vénus, j’ai passé la main devant une feuille de papier blanc et j’ai pu constater que l’ombre de ma main se projetait sur le papier. Vénus avait suffisamment de luminosité pour éclairer, faiblement, la nuit mahoraise.
Pour terminer et revenir au transit de Vénus, dès le XVIII° siècle, les savants lancent des expéditions au bout du monde pour observer les transits.
Un transit est prévu en 1 769. L’amirauté anglaise, dans sa quête de nouvelles îles dans le pacifique sud envoie James Cook sur une île découverte en 1 767 par Samuel Wallis, Otaheite. Elle prendra le nom de Tahiti. Nommée l’île du Roi Georges puis « Nouvelle Cythère » par Bougainville, elle est l’objet de l’expédition de Cook et de l’astronome Charles Green. Ils installent un observatoire à la Pointe Vénus d’où ils peuvent y observer « la goutte noire », contact visuel entre le Soleil et Vénus.
Le bateau de cette expédition, l’Endeavour (la tentative) est un trois mâts de 29 m où vivent 90 hommes. Parti de Plymouth en 1 768, il revient à Douvres en 1 771 ayant perdu 34 de ses hommes par dysenterie, dont Charles Green.
Les péripéties du Français Le Gentil sont restées célèbres.
Parti pour Pondichéry, en Inde, afin d’observer en 1 761 le passage de Vénus devant le Soleil, il ne put débarquer car la ville était tombée aux mains des Anglais. Il observa donc le transit depuis son navire, mais sans pouvoir faire la moindre mesure. Opiniâtre, il décida de patienter huit ans, afin d’observer le passage suivant, en juin 1 769. Las, les nuages firent échouer cette seconde tentative. De retour chez lui en 1 772, il découvrit que, le croyant mort, sa femme s’était remariée et que ses héritiers s’étaient partagé ses biens.
Dur métier que celui d’astronome.
Un transit est prévu en 1 769. L’amirauté anglaise, dans sa quête de nouvelles îles dans le pacifique sud envoie James Cook sur une île découverte en 1 767 par Samuel Wallis, Otaheite. Elle prendra le nom de Tahiti. Nommée l’île du Roi Georges puis « Nouvelle Cythère » par Bougainville, elle est l’objet de l’expédition de Cook et de l’astronome Charles Green. Ils installent un observatoire à la Pointe Vénus d’où ils peuvent y observer « la goutte noire », contact visuel entre le Soleil et Vénus.
Le bateau de cette expédition, l’Endeavour (la tentative) est un trois mâts de 29 m où vivent 90 hommes. Parti de Plymouth en 1 768, il revient à Douvres en 1 771 ayant perdu 34 de ses hommes par dysenterie, dont Charles Green.
Les péripéties du Français Le Gentil sont restées célèbres.
Parti pour Pondichéry, en Inde, afin d’observer en 1 761 le passage de Vénus devant le Soleil, il ne put débarquer car la ville était tombée aux mains des Anglais. Il observa donc le transit depuis son navire, mais sans pouvoir faire la moindre mesure. Opiniâtre, il décida de patienter huit ans, afin d’observer le passage suivant, en juin 1 769. Las, les nuages firent échouer cette seconde tentative. De retour chez lui en 1 772, il découvrit que, le croyant mort, sa femme s’était remariée et que ses héritiers s’étaient partagé ses biens.
Dur métier que celui d’astronome.
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Pression
Il pleut
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