Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Les satellites géostationnaires
Par Michel Gravereau
Combien de fois, au cours de nos soirées, en admirant les satellites zébrer notre ciel, n’ai-je entendu dire que les satellites géostationnaires ne bougent pas dans le ciel, ils sont immobiles. Erreur fondamentale.
Mis en orbite à des fins bien précises, comme la météo (satellites Météosat pour l’Europe), les télécommunications et la télévision ((Eutelsat pour la couverture de l’Europe), surveillance particulière d’une zone (agronomie, situation militaire, urbanisme, GPS) ces satellites occupent une place bien définie par rapport à la Terre.
La Terre tourne sur elle-même en 23 h 56 ‘mn et 4 sec. Il convient donc que le satellite tourne à la même vitesse afin de paraître toujours à la même place dans le ciel, vu de la Terre.
Combien de fois, au cours de nos soirées, en admirant les satellites zébrer notre ciel, n’ai-je entendu dire que les satellites géostationnaires ne bougent pas dans le ciel, ils sont immobiles. Erreur fondamentale.
Mis en orbite à des fins bien précises, comme la météo (satellites Météosat pour l’Europe), les télécommunications et la télévision ((Eutelsat pour la couverture de l’Europe), surveillance particulière d’une zone (agronomie, situation militaire, urbanisme, GPS) ces satellites occupent une place bien définie par rapport à la Terre.
La Terre tourne sur elle-même en 23 h 56 ‘mn et 4 sec. Il convient donc que le satellite tourne à la même vitesse afin de paraître toujours à la même place dans le ciel, vu de la Terre.
Voyons quelques données précises.
On dit généralement qu’un géostationnaire est situé à 36 000 km de la Terre. Très précisément, il orbite à 42 164 km du centre de la Terre. Avec une vitesse de 3,075 km/s, soit 10 800 km/h, cela fait de lui un objet ayant un mouvement synchrone, d’où sa position stable vue depuis la Terre.
En comparaison, la Station Spatiale Internationale (ISS) qui orbite à 400 km d’altitude et fait le tour de la Terre en 1 h 35, est beaucoup plus rapide, 29 000 km/h environ.
Il convient également que le géostationnaire soit situé à la verticale de l’équateur.
On dit généralement qu’un géostationnaire est situé à 36 000 km de la Terre. Très précisément, il orbite à 42 164 km du centre de la Terre. Avec une vitesse de 3,075 km/s, soit 10 800 km/h, cela fait de lui un objet ayant un mouvement synchrone, d’où sa position stable vue depuis la Terre.
En comparaison, la Station Spatiale Internationale (ISS) qui orbite à 400 km d’altitude et fait le tour de la Terre en 1 h 35, est beaucoup plus rapide, 29 000 km/h environ.
Il convient également que le géostationnaire soit situé à la verticale de l’équateur.
Autant Léonard de Vinci avait imaginé des concepts qui n’ont pu se réaliser à l’époque faute de technologie, comme le parachute, le sous-marin ou l’hélicoptère, autant cette position particulière des géostationnaires fut imaginée avant même que le premier satellite, Spoutnik, ne soit lancé par les Soviétiques le 04 octobre 1 957.
En effet, l’auteur de 2 001 : l’odyssée de l’espace, le Britannique Arthur C. Clarke, avait pressenti l’intérêt des satellites en orbite géostationnaire pour les télécommunications humaines, en 1 945, soit douze ans avant Spoutnik et dix-neuf ans avant la mise en orbite par les Américains du premier géostationnaire, le satellite Syncom-3, en 1 964.
Inutile de dire que les principaux satellites que nous voyons dès la tombée de la nuit passer au-dessus de nos têtes, éclairés par le Soleil, sont à des distances nettement plus proches du plancher des vaches. 800 km est une moyenne. Les géostationnaires ne sont absolument pas visibles, trop loin et sans déplacement apparent.
Spectacle toujours troublant depuis quelques temps : les « trains » de satellites lancés par Space X d’Elon Musk, les Starlinks, qui vont tisser une immense toile d’araignée tout autour de la Terre et renforcer la 5G.
Notre planète est petit à petit enveloppée de ces objets à des fins diverses, de plus en plus nombreux.
Quelle que soit leur présence, l’admirateur du ciel que nous sommes pourra se rassurer en se disant qu’il y aura toujours assez d’espace entre ces robots pour permettre de contempler les étoiles, les galaxies et rêver sur l’infini.
En effet, l’auteur de 2 001 : l’odyssée de l’espace, le Britannique Arthur C. Clarke, avait pressenti l’intérêt des satellites en orbite géostationnaire pour les télécommunications humaines, en 1 945, soit douze ans avant Spoutnik et dix-neuf ans avant la mise en orbite par les Américains du premier géostationnaire, le satellite Syncom-3, en 1 964.
Inutile de dire que les principaux satellites que nous voyons dès la tombée de la nuit passer au-dessus de nos têtes, éclairés par le Soleil, sont à des distances nettement plus proches du plancher des vaches. 800 km est une moyenne. Les géostationnaires ne sont absolument pas visibles, trop loin et sans déplacement apparent.
Spectacle toujours troublant depuis quelques temps : les « trains » de satellites lancés par Space X d’Elon Musk, les Starlinks, qui vont tisser une immense toile d’araignée tout autour de la Terre et renforcer la 5G.
Notre planète est petit à petit enveloppée de ces objets à des fins diverses, de plus en plus nombreux.
Quelle que soit leur présence, l’admirateur du ciel que nous sommes pourra se rassurer en se disant qu’il y aura toujours assez d’espace entre ces robots pour permettre de contempler les étoiles, les galaxies et rêver sur l’infini.