Le Noël du vieux légionnaire
Conte de Christian Morisot
La scène présente l’endroit de la Vède devant le pont où une sorte de retenue d’eau est une piscine naturelle... Un groupe de jeunes se présente devant ce paysage enchanteur, en face de la Vède dans le domaine de Vède un ancien légionnaire les interpelle:
• Eh ! Oh! Que faites-vous là les enfants, c’est un endroit dangereux, vous pouvez tomber dans l’eau !
• Mais, Monsieur, on ne fait rien de mal, nos Parents nous ont toujours dit que quand ils étaient jeunes, ils venaient en famille voir les gentils vieux légionnaires et même se baignaient ici dans la Vède.
• Oui, mais ils venaient en famille et étaient surveillés !
• Nous ne venons pas pour nous baigner, Monsieur, on vient juste pour voir où a été tué “Bambi”.
• Attendez les enfants, je vous rejoins.
• Ouf, voilà, je suis à Vous !
• Vous êtes un vieux légionnaire ?
• Eh! Oui, ici c’est ma maison.
• Vous avez une famille, vos enfants sont ici ?
• Oui, j’ai ici ma famille, celle des anciens légionnaires, la Légion c’est une belle-famille qui n’abandonne jamais ses vieux, mais je n’ai pas d’enfants et pas d’autre famille les enfants. Je vais essayer de vous expliquer:
“Quand j’avais votre âge et jusque l’âge de 17 ans où je me suis engagé à la Légion, mon pays ne m’a fait connaître que la guerre. La guerre, mes enfants, heureusement pour vous est une grande inconnue en dehors de vos jeux! Vos Pères et Grands-Pères comme nous vieux légionnaires avons tout fait pour qu’aujourd’hui vous, les enfants vivez libres dans un pays où la peur et la faim ne sont pas un quotidien insupportable.
Moi, j’ai été envoyé combattre en Indochine, l’Indochine, c’est très loin, regardez vos pieds et le sol, eh! Bien, c’est juste en dessous de vous si vous faites un grand trou à travers la terre, vous y êtes !
Les gens là-bas étaient merveilleux mais il y en avaient qui voulaient que les français quittent ce pays et pour cette raison, ils avaient fait le choix de faire la guerre.
Beaucoup de mes chers camarades y ont laissé la vie, une croix de bambou, un mot et une prière là où ils sont morts étaient ce qui restaient de magnifiques soldats.
• Ouah ! ça devait être dur ?
• Eh! Oui, parfois en tous cas ça ressemblait beaucoup à ce que doit être l’enfer.
Après l’Indochine, je me suis retrouvé dans une autre guerre, un petit peu pareil, dans un pays que vous devez avoir entendu parlé: l’Algérie.
Là-bas aussi, une guerre, pas la peine de me demander pourquoi, je n’ai jamais bien compris et encore maintenant on entend tout et son contraire, personne 50 ans après, on n’est pas encore d’accord alors moi là dedans, je ne veux pas comprendre et commenter…
• Dites nous, Monsieur, pourquoi des “Méchants” ont tués “Bambi” ?
• Alors là, les enfants, c’est un peu notre crèche qui a été massacrée, c’était pour nous la sainte famille avec le Père, la Mère et le bébé, la vie quoi !
• Je les déteste !
• Nous aussi, mais dans la vie, voyez-vous, les enfants, nous avons reçu tant et tant de coups que plus rien ne nous surprend.
Méfiez-vous des gens qui font du mal aux animaux, nous, légionnaires contrairement à ce qui se dit, nous respectons la vie et nous adorons les animaux. Souvenez-vous toujours que ceux qui aiment les animaux, aiments les gens !
Venez les enfants, je vais vous montrer quelque chose de magique, notre crêche.
L’ancien est alors devant la crêche avec les enfants.
• Regardez les enfants, cette crèche est celle des vieux légionnaires de votre ville d’Auriol.
• Quelle est belle !
• Elle représente notre maison Mère à Aubagne devant le Garlaban chère à Marcel Pagnol.
Là se trouve un grand monument pour que l’on se souvienne de tous les morts au service de la France depuis que la Légion existe en 1831.
Un légionnaire, peu importe où il se trouve à Noël, il fait sa crêche, même au combat, Noël c’est sacré et c’est une des fêtes les plus importante à la Légion.
Pour nous, c’est un symbole d’amour, d’espérance et de fraternité.
Vous les enfants, vous représentez notre avenir,
Souvenez-vous toujours de cette visite aux vieux légionnaires et dites à vos enfants plus tard devant votre crèche et le sapin: “Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté”.
Joyeux Noël et bonne année.
• Merci, Monsieur, Vous aussi joyeux Noël !
• Ouf, voilà, je suis à Vous !
• Vous êtes un vieux légionnaire ?
• Eh! Oui, ici c’est ma maison.
• Vous avez une famille, vos enfants sont ici ?
• Oui, j’ai ici ma famille, celle des anciens légionnaires, la Légion c’est une belle-famille qui n’abandonne jamais ses vieux, mais je n’ai pas d’enfants et pas d’autre famille les enfants. Je vais essayer de vous expliquer:
“Quand j’avais votre âge et jusque l’âge de 17 ans où je me suis engagé à la Légion, mon pays ne m’a fait connaître que la guerre. La guerre, mes enfants, heureusement pour vous est une grande inconnue en dehors de vos jeux! Vos Pères et Grands-Pères comme nous vieux légionnaires avons tout fait pour qu’aujourd’hui vous, les enfants vivez libres dans un pays où la peur et la faim ne sont pas un quotidien insupportable.
Moi, j’ai été envoyé combattre en Indochine, l’Indochine, c’est très loin, regardez vos pieds et le sol, eh! Bien, c’est juste en dessous de vous si vous faites un grand trou à travers la terre, vous y êtes !
Les gens là-bas étaient merveilleux mais il y en avaient qui voulaient que les français quittent ce pays et pour cette raison, ils avaient fait le choix de faire la guerre.
Beaucoup de mes chers camarades y ont laissé la vie, une croix de bambou, un mot et une prière là où ils sont morts étaient ce qui restaient de magnifiques soldats.
• Ouah ! ça devait être dur ?
• Eh! Oui, parfois en tous cas ça ressemblait beaucoup à ce que doit être l’enfer.
Après l’Indochine, je me suis retrouvé dans une autre guerre, un petit peu pareil, dans un pays que vous devez avoir entendu parlé: l’Algérie.
Là-bas aussi, une guerre, pas la peine de me demander pourquoi, je n’ai jamais bien compris et encore maintenant on entend tout et son contraire, personne 50 ans après, on n’est pas encore d’accord alors moi là dedans, je ne veux pas comprendre et commenter…
• Dites nous, Monsieur, pourquoi des “Méchants” ont tués “Bambi” ?
• Alors là, les enfants, c’est un peu notre crèche qui a été massacrée, c’était pour nous la sainte famille avec le Père, la Mère et le bébé, la vie quoi !
• Je les déteste !
• Nous aussi, mais dans la vie, voyez-vous, les enfants, nous avons reçu tant et tant de coups que plus rien ne nous surprend.
Méfiez-vous des gens qui font du mal aux animaux, nous, légionnaires contrairement à ce qui se dit, nous respectons la vie et nous adorons les animaux. Souvenez-vous toujours que ceux qui aiment les animaux, aiments les gens !
Venez les enfants, je vais vous montrer quelque chose de magique, notre crêche.
L’ancien est alors devant la crêche avec les enfants.
• Regardez les enfants, cette crèche est celle des vieux légionnaires de votre ville d’Auriol.
• Quelle est belle !
• Elle représente notre maison Mère à Aubagne devant le Garlaban chère à Marcel Pagnol.
Là se trouve un grand monument pour que l’on se souvienne de tous les morts au service de la France depuis que la Légion existe en 1831.
Un légionnaire, peu importe où il se trouve à Noël, il fait sa crêche, même au combat, Noël c’est sacré et c’est une des fêtes les plus importante à la Légion.
Pour nous, c’est un symbole d’amour, d’espérance et de fraternité.
Vous les enfants, vous représentez notre avenir,
Souvenez-vous toujours de cette visite aux vieux légionnaires et dites à vos enfants plus tard devant votre crèche et le sapin: “Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté”.
Joyeux Noël et bonne année.
• Merci, Monsieur, Vous aussi joyeux Noël !