Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Les températures dans l’espace
Par Michel Gravereau
Les terriens que nous sommes ne peuvent imaginer les conditions extrêmes qui règnent en dehors de notre atmosphère.
En effet, même si sur Terre le grand voyageur peut y trouver des écarts importants de température, qu’il se promène sous le soleil brûlant d’Afrique ou s’il visite l’Antarctique, cela n’a rien à voir avec notre spationaute qui irait traîner son scaphandre, ne serait-ce que dans le système solaire.
Voyons un peu la protection thermique qu’il devrait emporter avec lui.
Déjà, si la température peut atteindre en positif des millions de degrés, au plus bas, celle de l’Univers, loin de toute source de chaleur, elle ne peut descendre en-dessous de moins 270° C.
Par contre, dès que l’on se rapproche d’un foyer thermique, étoile, planète, nuage de gaz, la température va très vite grimper, mais reste toujours proportionnelle à la distance à laquelle on se trouve.
Températures dans le système solaire
C’est en 1 965 que les astronomes ont réussi à mesurer la température de l’Univers, l’espace vide et ils sont arrivés à -270° C. Cela est valable pour un endroit le plus reculé dans l’espace, loin de toute étoile.
Dans notre système solaire, donc relativement proche de notre étoile le Soleil, les données ne sont pas les mêmes car le Soleil irradie sa lumière et sa chaleur et les astres conservent un peu de cette chaleur.
Prenons la Lune. Du fait de sa rotation sur elle-même en 28 jours environ, elle reçoit à un endroit précis la lumière et la chaleur du Soleil pendant 14 jours. La température va monter jusqu’à 130 degrés.
Inversement, ce même lieu va être plongé dans la nuit pendant 14 jours et la température va descendre aux alentours de moins 160° C. Ce qui fait un écart thermique de 290° tous les mois.
Si nous regardons le sort de Mercure, la planète la plus proche du Soleil, nous atteignons des écarts encore plus remarquables car le jour, le sol chauffera à plus de 400° et la nuit, ce sera moins 180°.
Faisant toujours allusion à mes débuts en astronomie, dans le temps, nous ne savions pas exactement quelles étaient les rotation et révolution de Mercure. Certains scientifiques pensaient que Mercure avait un mouvement synchrone autour du Soleil, c’est-à-dire que sa révolution était égale à sa rotation.
On avançait le chiffre de 81 jours. D’où un côté de Mercure en permanence éclairé et chauffé à 450° et l’autre côté en permanence dans la nuit et le froid à moins 200°. Depuis, les rotation et révolution ont été affinées et diffèrent légèrement. Toute la surface de la plus petite planète est alternativement éclairée et chauffée.
C’est en 1 965 que les astronomes ont réussi à mesurer la température de l’Univers, l’espace vide et ils sont arrivés à -270° C. Cela est valable pour un endroit le plus reculé dans l’espace, loin de toute étoile.
Dans notre système solaire, donc relativement proche de notre étoile le Soleil, les données ne sont pas les mêmes car le Soleil irradie sa lumière et sa chaleur et les astres conservent un peu de cette chaleur.
Prenons la Lune. Du fait de sa rotation sur elle-même en 28 jours environ, elle reçoit à un endroit précis la lumière et la chaleur du Soleil pendant 14 jours. La température va monter jusqu’à 130 degrés.
Inversement, ce même lieu va être plongé dans la nuit pendant 14 jours et la température va descendre aux alentours de moins 160° C. Ce qui fait un écart thermique de 290° tous les mois.
Si nous regardons le sort de Mercure, la planète la plus proche du Soleil, nous atteignons des écarts encore plus remarquables car le jour, le sol chauffera à plus de 400° et la nuit, ce sera moins 180°.
Faisant toujours allusion à mes débuts en astronomie, dans le temps, nous ne savions pas exactement quelles étaient les rotation et révolution de Mercure. Certains scientifiques pensaient que Mercure avait un mouvement synchrone autour du Soleil, c’est-à-dire que sa révolution était égale à sa rotation.
On avançait le chiffre de 81 jours. D’où un côté de Mercure en permanence éclairé et chauffé à 450° et l’autre côté en permanence dans la nuit et le froid à moins 200°. Depuis, les rotation et révolution ont été affinées et diffèrent légèrement. Toute la surface de la plus petite planète est alternativement éclairée et chauffée.
Si vous n’aimez pas la chaleur, je vous conseille d’aller vous installer sur Pluton, où là, le thermomètre vous indiquera moins 240°, mais lorsqu’il remontera, il atteindra moins 150° maxi. Prenez la petite laine quand même.
J’ai évoqué les deux planètes extrêmes de notre système solaire, Mercure et Pluton (qui depuis le 24 août 2 006 n’est plus considérée comme une planète à part entière mais a été classée dans la catégorie des planètes naines), mais ne croyez pas que nos astronautes, spationautes, cosmonautes ou taïkonautes ne soient pas soumis à ces variations extrêmes de température.
Prenez simplement les hommes et femmes à bord de l’ISS, la station spatiale internationale, qui doivent faire une sortie dans l’espace, une EVA, pour travaux sur la station, entretien et autres ; ils sont soumis à ces aléas car leur sortie de la station dure plusieurs heures alors que la station fait le tour de la Terre en 1 h 35 ; toutes les 45 minutes environ, ils subissent l’alternance du jour et de la nuit, l’alternance du chaud, plus 120° et du froid, moins 160°.
Nous avons la chance de vivre sur cette Terre qui est entourée de cette bulle gazeuse que nous appelons l’atmosphère. C’est elle qui nous permet de vivre dans un confort relatif. C’est elle encore qui permet à l’eau de se maintenir à la température où elle reste liquide, suscitant la vie.
Prenons soin à conserver cette atmosphère en un état où elle pourra continuer à promulguer ses bienfaits, à maintenir une température viable pour toutes ces espèces vivantes, dont l’Homme. La destruction de l’atmosphère par le rejet de gaz nocifs, ces gaz à effet de serre, ont détruit toute possibilité de voir s’émanciper la vie. Nous en avons un exemple flagrant : Vénus. 480°, atmosphère 90 fois supérieure à celle de la Terre. Et pourtant, certains l’appellent la planète de l’Amour. L’Amour vache sans doute.
Un point très brillant, bas sur l’horizon ouest en ce moment. C’est Vénus.
J’ai évoqué les deux planètes extrêmes de notre système solaire, Mercure et Pluton (qui depuis le 24 août 2 006 n’est plus considérée comme une planète à part entière mais a été classée dans la catégorie des planètes naines), mais ne croyez pas que nos astronautes, spationautes, cosmonautes ou taïkonautes ne soient pas soumis à ces variations extrêmes de température.
Prenez simplement les hommes et femmes à bord de l’ISS, la station spatiale internationale, qui doivent faire une sortie dans l’espace, une EVA, pour travaux sur la station, entretien et autres ; ils sont soumis à ces aléas car leur sortie de la station dure plusieurs heures alors que la station fait le tour de la Terre en 1 h 35 ; toutes les 45 minutes environ, ils subissent l’alternance du jour et de la nuit, l’alternance du chaud, plus 120° et du froid, moins 160°.
Nous avons la chance de vivre sur cette Terre qui est entourée de cette bulle gazeuse que nous appelons l’atmosphère. C’est elle qui nous permet de vivre dans un confort relatif. C’est elle encore qui permet à l’eau de se maintenir à la température où elle reste liquide, suscitant la vie.
Prenons soin à conserver cette atmosphère en un état où elle pourra continuer à promulguer ses bienfaits, à maintenir une température viable pour toutes ces espèces vivantes, dont l’Homme. La destruction de l’atmosphère par le rejet de gaz nocifs, ces gaz à effet de serre, ont détruit toute possibilité de voir s’émanciper la vie. Nous en avons un exemple flagrant : Vénus. 480°, atmosphère 90 fois supérieure à celle de la Terre. Et pourtant, certains l’appellent la planète de l’Amour. L’Amour vache sans doute.
Un point très brillant, bas sur l’horizon ouest en ce moment. C’est Vénus.