Ne nous trompons pas de combat
Par Christian Morisot
Une histoire parmi tant d’autres…
Directeur de l’Institution des Invalides de la Légion étrangère, j’étais ravi de découvrir toutes les possibilités artistiques et commerciales que nous offraient nos ateliers reliure, céramique et je m’étais appliqué à comprendre tous les secrets de la vigne.
Je pensais que je devais m’intéresser au marketing considérant qu’il ne fallait pas m’égarer dans des enthousiasmes commerciaux sans avenir…Ainsi je m’intéressais à mille et une chose en dehors du bien-être des pensionnaires notre priorité. Je me lançais dans une stratégie visant à comprendre les besoins de ces consommateurs particuliers que sont les légionnaires et les sympathisants et ainsi promouvoir à souhait les produits en influençant le désir d’achat.
Le résultat était au rendez-vous avec une amélioration de la qualité du vin, nous nous diversifions avec un terroir qui s’affichait avec une belle bouteille « bordelaise ancienne » où était incrustée une belle flamme Légion et une petite statuette réalisée par monsieur Guy Paris et dont les pensionnaires l’appelèrent « Momo » …
Aujourd’hui, je pense que nous nous égarons et que le marketing n’est plus de mise. Comment penser à une réussite commerciale avec un « pastis Légion » hors de prix, avec un « whisky 13ème DBLE » ou encore un santon représentant en tenue un ancien légionnaire, même réalisé par Fouque, pas de quoi inspirer les JAL qui apprennent l’existence des Amicales par l’intermédiaire d’un ancien, butineur de multiples activités…
Je pense qu’on s’égare, qu’on se détourne de la réalité et se trompe d’objectif ; il faut absolument revoir notre copie. C’est aussi inscrit dans le regard de l’Amicale d’Aix et de la Sainte Baume qui avec son Président prendront de grandes décisions après avoir rencontrer le futur Directeur. Vive la rentrée de septembre qui devrait se présenter sous les meilleurs auspices, à moins que…