Notre ami Christian est l’heureux père de quatre enfants dont certains lui ont déjà donné des petits-fils.
Sa position en la matière ne peut donc souffrir la moindre ambiguïté. J’épouse presque totalement ses vues, bien que je manifeste un certain désaccord dans son affirmation au sujet du PACS, car il est prouvé que celui-ci a été adopté surtout par un très grand nombre de couples de nature hétérosexuelle qui désirent se protéger, un peu, juridiquement.
C’est pourquoi, et là je reviens dans les vues de notre ami, dans le « mariage pour tous », il ne s’agit pas uniquement d’établir une égalité de droits juridiques ne touchant pas à la filiation pour que les couples homosexuels soient à égalité des unions administratives hétérosexuelles, mais bien de leur ouvrir la possibilité d’avoir des enfants « pris sur étagère » et pour les plus nantis les articles « en tête de gondole », car, dans le cas contraire s’il ne s’agissait pas de ça, il suffisait d’élargir le domaine d’application du PACS.
Nous nous plaignons de la destruction de la nature par l’homme : réchauffement climatique, pollution, épuisement des ressources naturelles… ce sont souvent-là des thèmes chers à la gauche. Or c’est cette même tendance politique qui, par doctrine et dogmatisme, essaye de dévoyer la nature, au nom d’une utopique égalité…
Georges Orwell (et non Coluche qui plagiait) dans sa Ferme des animaux établissait un code de principes. Après que tous ont été dévoyés par une dictature il ne restait qu’un seul principe : « Tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres ».
Antoine Marquet
Sa position en la matière ne peut donc souffrir la moindre ambiguïté. J’épouse presque totalement ses vues, bien que je manifeste un certain désaccord dans son affirmation au sujet du PACS, car il est prouvé que celui-ci a été adopté surtout par un très grand nombre de couples de nature hétérosexuelle qui désirent se protéger, un peu, juridiquement.
C’est pourquoi, et là je reviens dans les vues de notre ami, dans le « mariage pour tous », il ne s’agit pas uniquement d’établir une égalité de droits juridiques ne touchant pas à la filiation pour que les couples homosexuels soient à égalité des unions administratives hétérosexuelles, mais bien de leur ouvrir la possibilité d’avoir des enfants « pris sur étagère » et pour les plus nantis les articles « en tête de gondole », car, dans le cas contraire s’il ne s’agissait pas de ça, il suffisait d’élargir le domaine d’application du PACS.
Nous nous plaignons de la destruction de la nature par l’homme : réchauffement climatique, pollution, épuisement des ressources naturelles… ce sont souvent-là des thèmes chers à la gauche. Or c’est cette même tendance politique qui, par doctrine et dogmatisme, essaye de dévoyer la nature, au nom d’une utopique égalité…
Georges Orwell (et non Coluche qui plagiait) dans sa Ferme des animaux établissait un code de principes. Après que tous ont été dévoyés par une dictature il ne restait qu’un seul principe : « Tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres ».
Antoine Marquet
“Redynamiser le mariage” ?
Par Christian Morisot
A propos du mariage pour tous, hypothèse et réflexion…
Sylviane Agacinski, agrégée de philosophie, vous connaissez ? Il s’agit de l’épouse de Lionel Jospin. Elle nous surprend par un étonnant discours concernant le “mariage pour tous”. Jugez plutôt…
“Avant, deux personnes se mariaient en raison de leur volonté de lier leurs familles et de procréer. En ce domaine, les deux sexes ne sont pas interchangeables. L’égalité n’est pas l’identité… Le mariage gay ne peut pas construire la filiation et il faut dissocier les deux.
Ainsi, être père et mère dépend du sexe, non de l’orientation sexuelle”.
Et si… le but réel de la loi n’était pas l’émancipation des homosexuels mais bien l’accomplissement d’une idéologie cachée ?
Franchissons ensemble les portes du temps et remontons celui-ci ; retrouvons-nous une quinzaine d’années après la seconde guerre mondiale, dans les années 60.
Il est incontestable que le succès de la pilule est immédiat, elle apparait comme la possibilité de maîtriser la fécondité féminine.
Mais en même temps, cette pilule et le stérilet apportaient un autre effet, sous-estimé, celui de refouler et de “contrarier” les lois naturelles propres au corps humain. La femme disposait ainsi d’un outil par lequel disparaissaient les contraintes d’un corps naturellement conçu pour permettre de donner la vie, assurant ainsi la perpétuité de l’espèce et elle pouvait enfin se donner une autonomie sans limite.
Conséquence morale, il y a un demi-siècle, la contraception fragilise la conception des couples qui ne connaissent plus la solidarité croisée des corps et des esprits, l’indifférence aux lois naturelles du corps se manifeste, c’est une forme d’égalité entre hétéros et homosexuels. Cette aspiration à être soi contre la vie de son corps se traduit par la suite par le droit à l’avortement, suprême liberté ! L’euthanasie, l’avortement, l’homosexualité ont toujours existé mais c’est seulement dans le sillage de la contraception qu’une reconnaissance de ces pratiques devient légale.
Les hommes et femmes politiques de ce dernier demi-siècle, ont élaboré des lois dont ils n’ont pas compris la vraie nature ni les réelles conséquences.
En 1967, le gouvernement pensait, avec sincérité sans doute, que la pilule allait conduire les familles à être beaucoup plus heureuses. Immédiatement un constat se révèle, celui de la montée fulgurante des divorces et la multiplication des familles monoparentales.
Simone Veil, elle-même, a été décontenancée par la vague qu’alimentait l’interruption volontaire de grossesse, qui renversait les barrières fragiles de la famille.
Revenons à aujourd’hui pour constater que le PACS n’a pas éteint les demandes de mariage homosexuel mais les a attisées. En fait, derrière “la libération sexuelle” se cachait une dynamique irréversible. Il n’est pas difficile de prévoir que la légalisation du “mariage pour tous” annonce très logiquement celle de la procréation médicalement assistée, elle se présente…sans voile, annonce et proclame que l’humanité est proche d’une libération d’immense portée, autrement dit, elle est devenue idéologie.
Le rapporteur de la loi Taubira a expliqué clairement que le but idéologique était : “d’en finir avec la filiation biologique pour en venir à la filiation volontaire”. La gestation pour autrui devient banale, le corps sera (enfin ?) devenu un simple outil, reconnu comme tel par la loi et pourra être vendu, acheté, loué selon une valeur marchande qui reste à définir et à baptiser. Ces perspectives dépassent de loin le simple souci de voir les homos se marier entre eux. La réalité pour ceux qui se définissent “gays” et les lesbiennes est celle de personnes qui trainent douloureusement une blessure émotionnelle inguérissable.
En fait, le mariage proprement dit est bien loin des préoccupations de nos dirigeants, dans leurs envolées oratoires, ils proclament à grands cris qu’ils allaient le “redynamiser” et lui donner “une nouvelle richesse”. Mais ils se gardent d’y conformer leurs propres vies privées. Le président Hollande fait, lui-même, montre d’exemple en n’envisageant pas plus qu’avant de se marier avec une de ses très nombreuses concubines… La cohérence de son comportement avec son idée de la politique doit sûrement exister, mais il nous faut la chercher bien au-delà…
L’idéologie en question dans le “mariage pour tous” devient une lutte pour libérer le citoyen des conditionnements imposés par le gène “judéo-chrétien” où la tyrannie patriarcale prétendument inscrits dans nos corps d’européens. Ainsi, l’idée est unanime, aujourd’hui nous estimons que la différence sexuelle est une fausse donnée. La disparition de la distinction entre géniteur et parent un progrès, la libre disposition de son corps un droit fondamental jusque dans l’avortement et l’euthanasie, c’est devenu un grand combat émancipateur que l’histoire nous confie.
Le danger de cette position idéologique du “mariage pour tous” est le risque d’affaiblissement de la solidarité entre le corps et l’esprit.
L’Etat aujourd’hui est obligé de courir pour aider toutes les victimes d’une solidarité sociale en régression. Des millions de familles monoparentales seraient dans une grande misère sans les allocations prodiguées massivement. Des bataillons d’éducateurs, psychologues, etc… sont mobilisés pour tenter, en vain, de socialiser des ados violents, drogués, instables, qui n’ont d’autres soucis que ceux de “vivre libre” en marge de la société. Ils ont cependant un point commun, celui de fuir leurs familles artificielles ou éclatées.
Un signe alarmant révèle, avec l’incapacité du gouvernement à maitriser ses contradictions, que les allocations attribuées aux familles se réduisent alors que les avortements, souvent de confort, sont gratuits ; pourquoi ne pas faire rembourser par la sécu la procréation médicalement assistée et après, au nom d’une autre égalité, la gestation pour autrui ?
Les projets politiques de notre gouvernement sont de moins en moins acceptés à mesure qu’ils sont présentés. La loi Taubira soulève une hostilité massive.
La séparation du corps et de l’esprit apparait comme une violence imposée et inadmissible faite à l’intégrité de la personne.
Le débat commencé il y a un demi-siècle, par des "visionnaires", il est loin d'être clos…
A propos du mariage pour tous, hypothèse et réflexion…
Sylviane Agacinski, agrégée de philosophie, vous connaissez ? Il s’agit de l’épouse de Lionel Jospin. Elle nous surprend par un étonnant discours concernant le “mariage pour tous”. Jugez plutôt…
“Avant, deux personnes se mariaient en raison de leur volonté de lier leurs familles et de procréer. En ce domaine, les deux sexes ne sont pas interchangeables. L’égalité n’est pas l’identité… Le mariage gay ne peut pas construire la filiation et il faut dissocier les deux.
Ainsi, être père et mère dépend du sexe, non de l’orientation sexuelle”.
Et si… le but réel de la loi n’était pas l’émancipation des homosexuels mais bien l’accomplissement d’une idéologie cachée ?
Franchissons ensemble les portes du temps et remontons celui-ci ; retrouvons-nous une quinzaine d’années après la seconde guerre mondiale, dans les années 60.
Il est incontestable que le succès de la pilule est immédiat, elle apparait comme la possibilité de maîtriser la fécondité féminine.
Mais en même temps, cette pilule et le stérilet apportaient un autre effet, sous-estimé, celui de refouler et de “contrarier” les lois naturelles propres au corps humain. La femme disposait ainsi d’un outil par lequel disparaissaient les contraintes d’un corps naturellement conçu pour permettre de donner la vie, assurant ainsi la perpétuité de l’espèce et elle pouvait enfin se donner une autonomie sans limite.
Conséquence morale, il y a un demi-siècle, la contraception fragilise la conception des couples qui ne connaissent plus la solidarité croisée des corps et des esprits, l’indifférence aux lois naturelles du corps se manifeste, c’est une forme d’égalité entre hétéros et homosexuels. Cette aspiration à être soi contre la vie de son corps se traduit par la suite par le droit à l’avortement, suprême liberté ! L’euthanasie, l’avortement, l’homosexualité ont toujours existé mais c’est seulement dans le sillage de la contraception qu’une reconnaissance de ces pratiques devient légale.
Les hommes et femmes politiques de ce dernier demi-siècle, ont élaboré des lois dont ils n’ont pas compris la vraie nature ni les réelles conséquences.
En 1967, le gouvernement pensait, avec sincérité sans doute, que la pilule allait conduire les familles à être beaucoup plus heureuses. Immédiatement un constat se révèle, celui de la montée fulgurante des divorces et la multiplication des familles monoparentales.
Simone Veil, elle-même, a été décontenancée par la vague qu’alimentait l’interruption volontaire de grossesse, qui renversait les barrières fragiles de la famille.
Revenons à aujourd’hui pour constater que le PACS n’a pas éteint les demandes de mariage homosexuel mais les a attisées. En fait, derrière “la libération sexuelle” se cachait une dynamique irréversible. Il n’est pas difficile de prévoir que la légalisation du “mariage pour tous” annonce très logiquement celle de la procréation médicalement assistée, elle se présente…sans voile, annonce et proclame que l’humanité est proche d’une libération d’immense portée, autrement dit, elle est devenue idéologie.
Le rapporteur de la loi Taubira a expliqué clairement que le but idéologique était : “d’en finir avec la filiation biologique pour en venir à la filiation volontaire”. La gestation pour autrui devient banale, le corps sera (enfin ?) devenu un simple outil, reconnu comme tel par la loi et pourra être vendu, acheté, loué selon une valeur marchande qui reste à définir et à baptiser. Ces perspectives dépassent de loin le simple souci de voir les homos se marier entre eux. La réalité pour ceux qui se définissent “gays” et les lesbiennes est celle de personnes qui trainent douloureusement une blessure émotionnelle inguérissable.
En fait, le mariage proprement dit est bien loin des préoccupations de nos dirigeants, dans leurs envolées oratoires, ils proclament à grands cris qu’ils allaient le “redynamiser” et lui donner “une nouvelle richesse”. Mais ils se gardent d’y conformer leurs propres vies privées. Le président Hollande fait, lui-même, montre d’exemple en n’envisageant pas plus qu’avant de se marier avec une de ses très nombreuses concubines… La cohérence de son comportement avec son idée de la politique doit sûrement exister, mais il nous faut la chercher bien au-delà…
L’idéologie en question dans le “mariage pour tous” devient une lutte pour libérer le citoyen des conditionnements imposés par le gène “judéo-chrétien” où la tyrannie patriarcale prétendument inscrits dans nos corps d’européens. Ainsi, l’idée est unanime, aujourd’hui nous estimons que la différence sexuelle est une fausse donnée. La disparition de la distinction entre géniteur et parent un progrès, la libre disposition de son corps un droit fondamental jusque dans l’avortement et l’euthanasie, c’est devenu un grand combat émancipateur que l’histoire nous confie.
Le danger de cette position idéologique du “mariage pour tous” est le risque d’affaiblissement de la solidarité entre le corps et l’esprit.
L’Etat aujourd’hui est obligé de courir pour aider toutes les victimes d’une solidarité sociale en régression. Des millions de familles monoparentales seraient dans une grande misère sans les allocations prodiguées massivement. Des bataillons d’éducateurs, psychologues, etc… sont mobilisés pour tenter, en vain, de socialiser des ados violents, drogués, instables, qui n’ont d’autres soucis que ceux de “vivre libre” en marge de la société. Ils ont cependant un point commun, celui de fuir leurs familles artificielles ou éclatées.
Un signe alarmant révèle, avec l’incapacité du gouvernement à maitriser ses contradictions, que les allocations attribuées aux familles se réduisent alors que les avortements, souvent de confort, sont gratuits ; pourquoi ne pas faire rembourser par la sécu la procréation médicalement assistée et après, au nom d’une autre égalité, la gestation pour autrui ?
Les projets politiques de notre gouvernement sont de moins en moins acceptés à mesure qu’ils sont présentés. La loi Taubira soulève une hostilité massive.
La séparation du corps et de l’esprit apparait comme une violence imposée et inadmissible faite à l’intégrité de la personne.
Le débat commencé il y a un demi-siècle, par des "visionnaires", il est loin d'être clos…