Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
La croix du sud et le légionnaire
Tout légionnaire d’aujourd’hui connaît parfaitement les régiments actuels et leur implantation. Certains ont été les acteurs de leurs dernières missions, interventions. Les Balkans, l’Afghanistan, le Sahel. Il suffit de regarder leurs décorations pour se persuader, comme aurait dit Napoléon à ses grognards d’Austerlitz, « qu’ils y étaient ».
Pour d’autres, plus anciens, ceux qui sont dans nos amicales, le souvenir de la guerre du Golfe, de Kolwezi, de l’’Afrique du Nord, plus rarement de l’Indochine se lit également sur leur poitrine.
Mais ces hauts faits d’armes ne doivent pas nous faire oublier toutes ces unités, certes moins connues et aujourd’hui disparues, qui ont contribué à maintenir la paix, à stabiliser nos frontières, à apporter l’aide aux populations, à sauvegarder la présence de la France dans ce que nous appelions nos colonies.
L’Algérie vit naître la Légion. Et sur cette terre où ils revenaient inlassablement après leurs durs combats, pour panser leurs plaies, reformer les rangs durement éprouvés, la Légion essaimera quantités de petits postes avancés dans le désert du Sahara, comme elle le fera plus tard en Indochine, dans le Delta ou dans la jungle.
Certaines de ces unités avaient pour insigne la Croix d’Agadès ou Croix du Sud. C’étaient les CSPL, Compagnie Saharienne Portée de la Légion.
Il serait bien long d’évoquer toutes ces unités qui ont porté haut la grenade à sept flammes. La vie n’est faite que de choix.
Aussi, en gardant en fil rouge la « relation » du ciel, c’est-à-dire la Croix du Sud, avec beaucoup d’humilité, évoquons certaines de ces garnisons éphémères installées au milieu de rien mais où le légionnaire a su, une nouvelle fois, prouver son incroyable capacité à s’adapter aux conditions climatiques, territoriales, humaines. D’avance, pardon à nos anciens qui auraient servi dans les compagnies qui ne seront pas citées.
Pour d’autres, plus anciens, ceux qui sont dans nos amicales, le souvenir de la guerre du Golfe, de Kolwezi, de l’’Afrique du Nord, plus rarement de l’Indochine se lit également sur leur poitrine.
Mais ces hauts faits d’armes ne doivent pas nous faire oublier toutes ces unités, certes moins connues et aujourd’hui disparues, qui ont contribué à maintenir la paix, à stabiliser nos frontières, à apporter l’aide aux populations, à sauvegarder la présence de la France dans ce que nous appelions nos colonies.
L’Algérie vit naître la Légion. Et sur cette terre où ils revenaient inlassablement après leurs durs combats, pour panser leurs plaies, reformer les rangs durement éprouvés, la Légion essaimera quantités de petits postes avancés dans le désert du Sahara, comme elle le fera plus tard en Indochine, dans le Delta ou dans la jungle.
Certaines de ces unités avaient pour insigne la Croix d’Agadès ou Croix du Sud. C’étaient les CSPL, Compagnie Saharienne Portée de la Légion.
Il serait bien long d’évoquer toutes ces unités qui ont porté haut la grenade à sept flammes. La vie n’est faite que de choix.
Aussi, en gardant en fil rouge la « relation » du ciel, c’est-à-dire la Croix du Sud, avec beaucoup d’humilité, évoquons certaines de ces garnisons éphémères installées au milieu de rien mais où le légionnaire a su, une nouvelle fois, prouver son incroyable capacité à s’adapter aux conditions climatiques, territoriales, humaines. D’avance, pardon à nos anciens qui auraient servi dans les compagnies qui ne seront pas citées.
La Croix du Sud, superbe constellation.
La Croix du Sud est une magnifique constellation qui, à l’instar de la Grande Ourse dans l’hémisphère Nord, permet de s’orienter.
Pour trouver le sud, partons de cette constellation en forme de losange et reportons environ 4 fois la grande diagonale vers le bas. Le pôle Sud céleste ne possède pas d’étoile marquante. Il se situe dans la constellation de l’Octant, ancêtre du Sextant.
Cette constellation n’est pas visible depuis la France actuellement. Et il faut descendre vers l’équateur pour l’apercevoir. Et pas tout le temps.
En effet, dans le Sahara, elle pointe son nez juste au-dessus de la ligne d’horizon, plein Sud, au moment où elle « passe au méridien », c’est-à-dire lorsqu’elle est pile à la verticale du pôle Sud.
Nos camarades du 3°REI, à Kourou la voient entre 20 et 26 degrés lorsqu’elle culmine, alors que depuis Dzaoudzi, elle trône dans le ciel entre 39 et 45° de hauteur.
Certains pays ont dessiné la Croix du Sud sur leur Drapeau, comme le Brésil, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou encore le Samoa.
Les CSPL
Sur ce terrain hostile qu’est le Sahara dans le sud algérien, inutile de préciser que les patrouilles, les liaisons ne s’effectuaient pas avec la carte Michelin dans la main ou à la lecture du GPS.
Comme les aviateurs, ou comme nos camarades les marins, le ciel leur tendait les bras pour permettre une possible orientation. Nous revenons tout naturellement à la Croix du Sud, si chère à ces peuplades, comme les Touaregs.
1° CSPL 1er E.S.P.L.
Le 1er janvier 1961, la 1ère C.S.P.L. est rebaptisée en 1er Escadron Saharien Porté de Légion Étrangère (1er E.S.P.L.E.) « par simple changement de bouton » ; il évolue dans le secteur de Laghouat et de Ghardaïa.
Le dernier officier de Légion tué en Algérie, le lieutenant GÉLAS, trouve la mort dans ses rangs, lors d'une embuscade tendue par les rebelles le 9 août 1962, près de Laghouat. Le 12 septembre 1962, l'escadron s'implante à Reggan où il participe activement à la protection des sites militaires du Sahara.
Le 31 mars 1963, à la dissolution du 1er E.S.P.L. ses éléments forment l’escadron du 2ème R.E.I. puis le 1er juin 1963 la 5ème Compagnie Portée du 2ème R.E.I.
2ème C.S.P.L.
Elle est créée le 15 mars 1946, par dédoublement de la 1ère C.S.P.L., avec laquelle elle partage les traditions des compagnies montées et de la compagnie automobile du 1er étranger. Unité autonome formant corps, sa première garnison est à Ouargla.
En 1948 sa base s'installe à Laghouat ; ses véhicules rayonnent sur les pistes sahariennes jusqu’au Fezzan. En 1954, elle prend part aux opérations de maintien de l'ordre en Tunisie, dans la région de Gafsa. Pendant la guerre d'Algérie, dans la région de Laghouat, menacée par les incursions partant du djebel Amour et du massif des Ouled Naïls, elle fournit plusieurs années d'efforts de pacification.
Son plus beau fait d'armes se réalise, le 7 décembre 1956, dans le djebel Bou-Guergour.
Le 31 mars 1963, la 2ème C.S.P.L. est dissoute à Laghouat ; ses éléments forment la 1ère compagnie portée du 4ème R.E.I.
3ème C.S.P.L.
Créée, à Sidi-Bel-Abbès, le 1er février 1949, la 3ème C.S.P.L. hérite des missions de la compagnie saharienne du Tinghert dissoute le 31 janvier 1949. En février et mars 1949, ses pelotons s'implantent au Fezzan, à Fort Leclerc, près de l'oasis de Sebha.
Pendant plus de sept ans, la 3ème C.S.P.L. assure la présence française sur un territoire immense et désertique. Le 30 novembre 1956, elle quitte Fort Leclerc et, après un parcours de 3 000 kilomètres, elle découvre la vie plus rude d'une unité opérationnelle à El-Goléa, puis à Messad enfin, dans le secteur de Laghouat.
La compagnie est constituée de trois pelotons portés (Dodge 6 x 6), d'un peloton blindé (A.M. M8), d’un peloton de commandement et d'un échelon de dépannage.
La 3ème C.S.P.L. est dissoute, le 31 mars 1963, à Laghouat pour devenir 7ème, puis 3ème compagnie portée du 4ème R.E.I. Sud
4ème C.S.P.L.
Après une existence éphémère (août - septembre 1955), la 24ème compagnie portée de Légion étrangère (24ème C.P.L.E.), basée à Ain-Sefra, devient par changement de dénomination, 4ème compagnie saharienne portée de Légion étrangère (4ème C.S.P.L.) à compter du 1er janvier 1956.
Le 19 février 1957, après la pacification du territoire d'Ain-Sefra, la 4ème C.S.P.L. s'implante à Colomb-Béchar. Ses activités opérationnelles sont particulièrement marquées par son rôle majeur, le 27 mars 1960, lors de la décapitation d'une wilaya complète à proximité de Colomb-Béchar.
Le 31 mars 1963, elle devient 2ème compagnie portée du 2ème R.E.I.
2ème Régiment Étranger d’Infanterie
7ème Compagnie Portée
Le 30 avril 1964, les 1er, 4ème et 6ème compagnies portées et un E.M.T. du 4ème étranger dissous sont incorporés au 2ème R.E.I. Les unités correspondantes du 2ème étranger sont dissoutes, sauf la 4ème compagnie qui devient 7ème compagnie portée, chargée spécialement du perfectionnement des cadres et de l'instruction des jeunes engagés volontaires.
Cette unité est implantée au « CROZÉ » à Colomb-Béchar. Le 1er juillet 1967, lorsque le régiment quitte le Sahara pour rejoindre la base navale de Mers-el-Kébir, la 7ème compagnie reprend son ancien numéro.
Compagnie de Discipline des Régiments Étrangers
En 1955, la compagnie de discipline des régiments étrangers (C.D.R.E.), venant de Colomb-Béchar, s’installe à Djenien-Bou-Rezg. Le poste qu’elle occupe, construit en 1888, se situe dans une large vallée toute plate, le long de la voie ferrée Oran, Colomb-Béchar, Ain-Sefra.
La C.D.R.E., avec ses cadres et ses disciplinaires prend part aux opérations de maintien de l’ordre dans son secteur, près de la frontière marocaine. En juin 1963, « ce monastère de la dernière chance », se transforme en une section de discipline du Sahara rattachée au 5ème REI, puis au 2ème REI.
Elle est dissoute le 1er juillet 1964.
La C.D.R.E., avec ses cadres et ses disciplinaires prend part aux opérations de maintien de l’ordre dans son secteur, près de la frontière marocaine. En juin 1963, « ce monastère de la dernière chance », se transforme en une section de discipline du Sahara rattachée au 5ème REI, puis au 2ème REI.
Elle est dissoute le 1er juillet 1964.
1ère Batterie Saharienne Portée de Légion
1ère B.S.P.L.
Beaucoup moins connue, le 1er avril 1941, la batterie saharienne portée (B.S.P.L.) devient 1ère Batterie saharienne portée de Légion (1ère B.S.P.L.) à la suite de la création d'une seconde batterie.
En novembre 1942, quand les troupes allemandes et italiennes se préparent à résister à l'avance des Alliés en Tunisie, la 1ère B.S.P.L. fait partie d’un groupement saharien de Légion et barre la route à l'ennemi vers Biskra et Négrine. De février à avril 1943, la batterie participe à de nombreux combats.
Elle est dissoute à compter du 1er décembre 1943 afin de libérer ses effectifs au profit des unités combattantes en formation pour les luttes futures en Europe.
4ème Régiment d’Infanterie de Légion Etrangère
2ème Compagnie
Reggan 24 et 25 avril 1964. En présence du général Lefort, Inspecteur de la Légion, du général Spitzer, ancien chef de corps du 1er R.E.C., des colonels Caillaud, commandant le 2ème R.E.P., Le Vert, commandant le 2ème R.E.I., de Broissia, commandant le 1er R.E.C., se déroulent les cérémonies marquant la dissolution du 4ème Régiment Étranger d’Infanterie, commandé par le colonel Brulé.
De nombreux officiers et sous-officiers des 2ème R.E.P., 1er R.E.C. et 2ème R.E.I. étaient venus témoigner leur sympathie à leurs camarades du 4ème Étranger.
Veillée, prise d’Armes et défilé se déroulèrent dans une atmosphère empreinte de gravité.
1er Régiment Étranger d’Infanterie
10ème Compagnie Mixte
Le 3ème bataillon du 1er étranger auquel appartient la 10ème compagnie existe depuis la création du régiment en 1841.
Depuis la Première Guerre mondiale, le bataillon est implanté dans le Sud algérien (région d'Ain-Sefra). La 10ème compagnie tient garnison à Colomb-Béchar.
À partir de 1938, l'unité est employée aux travaux de fortifications dans le secteur de Tébessa, puis dans le sud de la Tunisie. Le 16 novembre 1940, le 3ème bataillon retrouve le Sud algérien.
La 10ème compagnie reprend sa garnison de Colomb-Béchar et les missions de la 66ème compagnie sud, dissoute. Le 1er décembre 1940, elle prend la nouvelle appellation de 10ème compagnie « mixte », comme toutes les autres unités du régiment.
Dissoute le 1er mars 1943.
Depuis la Première Guerre mondiale, le bataillon est implanté dans le Sud algérien (région d'Ain-Sefra). La 10ème compagnie tient garnison à Colomb-Béchar.
À partir de 1938, l'unité est employée aux travaux de fortifications dans le secteur de Tébessa, puis dans le sud de la Tunisie. Le 16 novembre 1940, le 3ème bataillon retrouve le Sud algérien.
La 10ème compagnie reprend sa garnison de Colomb-Béchar et les missions de la 66ème compagnie sud, dissoute. Le 1er décembre 1940, elle prend la nouvelle appellation de 10ème compagnie « mixte », comme toutes les autres unités du régiment.
Dissoute le 1er mars 1943.
Le Croix du Sud et les Régiments d’aujourd’hui
6°REG
Créé le 1er juillet 1984 à l’Ardoise, le 6°REG voit ses rangs grossir avec les légionnaires de la CRTRLE de Canjuers commandée par le Capitaine Kampmeyer et des légionnaires venus de tous les autres régiments.
Très vite à 3 compagnies de combat, elle a dans son encadrement de brillants lieutenants qui deviendront des chefs de corps. : Nebois, Breuille, Rittimann entre autres.
Comme OSA, le LCL Blanchard guide les premiers pas des CDC qui découvrent le milieu légionnaire. Comme OS, Svonimir Skender connait chaque légionnaire. Un autre pilier de cette structure : Norbert Toquet.
Le 12 octobre 1984, le Régiment reçoit le Drapeau des mains du Général Imbot.
Avec de tels hommes, la mayonnaise ne pouvait que prendre et très vite, le 6°REG, puis 1°REG va devenir un régiment indispensable dans le dispositif de l’Armée de Terre.
Les interventions, missions de courte durée, vont s’enchainer et s’enchainent encore.
L’année 1987 voit la première sortie opérationnelle du 6e REG, commandé par le colonel Martial.
La section du lieutenant Delemarle de la 1re Compagnie arrive à Moussoro au Tchad pour servir comme élément génie lors de l’opération Épervier qui apporte un soutien au gouvernement local contre les forces libyennes. En novembre, la section est suivie par la 1re et la 3e Compagnie.
Au cours de cette mission, le sergent-chef Stevo Panic deviendra le premier homme du régiment à se faire tuer en opération : son véhicule saute sur une mine.
La 1re Compagnie s’est distinguée pendant son séjour au Tchad et reçoit une citation à l’ordre de l’Armée.
Depuis, tous les territoires d’opérations ont vu les légionnaires de Laudun venir apporter leur savoir-faire dans le déminage, l’aide aux populations, maintenir la paix.
Les temps à venir, que l’on annonce tourmentés, lui procureront encore de quoi remplir leurs pages de gloire.
Le 2°REG
Voici à peine 25 ans, naissait le dernier enfant de la Légion : Le 2° Régiment Etranger de Génie.
Sous l’impulsion de son chef de Corps, le colonel Pascal Nebois, il va prouver immédiatement ses capacités majeures, non seulement en apportant tout son savoir dans les missions du Génie de combat, mais en un temps record, s’adapter aux vicissitudes des hauts sommets. La montagne va devenir son terrain de jeu.
Sous l’impulsion de son chef de Corps, le colonel Pascal Nebois, il va prouver immédiatement ses capacités majeures, non seulement en apportant tout son savoir dans les missions du Génie de combat, mais en un temps record, s’adapter aux vicissitudes des hauts sommets. La montagne va devenir son terrain de jeu.
Tout comme les légionnaires de la 13 ont chaussé les skis pour les neiges de Narvik, les légionnaires du 2°REG vont prendre durablement la mesure des conditions extrêmes que représente la montagne. Valloire, Chamonix et bien d’autres centres, vont voir les légionnaires s’entrainer, se perfectionner, s’aguerrir et dompter ce milieu naturel qui n’épargne personne.
Les avalanches viendront marquer la dure réalité. Comme celle du 18 janvier 2016.
Afin de mieux réaliser leurs missions, ils doivent passer de nouveaux brevets : le BASM, brevet d’alpiniste et skieur militaire entre autres.
Mais il ne se confine pas sur les sommets des Alpes. Le devoir l’appelle ailleurs, comme dans le Sahel avec l’opération Barkhane.
Le terrain hostile s’inscrit dans les gènes du légionnaire. Hier dans le Sahara, aujourd’hui, sur les pistes du Mali avec l’opération Barkhane.
Opération nouvelle équivaut à créer un insigne nouveau. La Croix du Sud leur tend les bras.
J’évoquais dernièrement la chance qu’avaient les légionnaires de St Christol de pouvoir admirer le ciel depuis une altitude supérieure à la normale. La Grande Ourse doit leur paraître proche.
Mais si j’en crois l’insigne créé lors de l’opération Barkhane, ils ne sont pas restés indifférents à la Croix du Sud puisqu’ils l’ont prise comme support.
Nous avons donc deux Régiments de Génie qui ont œuvré dans le désert avec pour emblème ces 4 étoiles qui guident leurs pas. Là-bas aussi, ils ont rempli leur mission avec la devise : Parfois détruire, souvent construire, toujours servir avec Honneur et Fidélité.
L’universalité de la Légion capable de servir en tout temps et en tous lieux. Légion éternelle.
Si la Croix du Sud n’est pas visible pour nous, métropolitains, elle le demeure pour nos camarades en activité, comme en Guyane ou à Mayotte.
Nos unités seront appelées semble-t-il de moins en moins à servir sur le sol africain, mais si elles devaient à nouveau fouler ce sol, nul doute que le regard de nos légionnaires guetterait cette magnifique constellation qui a guidé tant de pas de nos anciens dans ce désert où ils étaient les sentinelles d’un monde avancé.
Comme par le passé, cet horizon lointain n’est-il pas, aujourd’hui encore, un destin à accomplir, un but à atteindre : l’inaccessible étoile ?
Aujourd’hui, ce n’est qu’une réflexion d’un passionné d’astronomie qui a servi dans les rangs de la légion et qui respecte au plus haut point nos Anciens. Cette relation du moment, que j’ai voulu établir entre la Croix du Sud et les unités Légion, peut paraître puérile, mais à y regarder de plus près, en tournant à l’envers les pages glorieuses du livre d’or de la Légion, la relation n’est pas si insensée que cela.
Tracer des routes, construire des ponts, creuser des tunnels. Le légionnaire bâtisseur a apporté son savoir, sa sueur au développement des territoires où il a servi. More Majorum.
Qui mieux que le capitaine Borelly a trouvé les mots justes pour parler de nos légionnaires ?
On fait des songes fous, parfois, quand on chemine,
Et je me surprenais en moi-même à penser,
Devant ce style à part et cette grande mine
Par où nous pourrions bien ne pas pouvoir passer ?