Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Depuis quelques années, nos habitudes de vie ont été bousculées par l’avènement d’outils mis à notre disposition comme les ordinateurs ou les téléphones portables. Les réseaux sociaux déversent une quantité incalculable d’informations issues de sources plus ou moins fantaisistes.
« Dans le temps », avant qu’un livre ne soit publié, son contenu était vérifié, modifié si besoin et pouvait même faire l’objet de poursuites.
Aujourd’hui, il n’est pas besoin de posséder le savoir pour prétendre de le diffuser et le partager. N’importe quel imbécile est capable d’arriver dans nos foyers et de jeter en pâture ses idées par l’intermédiaire de nos écrans. Un nouveau métier a vu le jour : influenceur. Cela s’appelait avant représentant de commerce.
Et le pire est à venir. L’intelligence artificielle prend sa place dans ce déluge. Tous les jours, stupéfaits, nous assistons à ce drame qui se déroule sous nos yeux. Nous ne savons plus si ces informations sont réelles ou créées de toute pièce.
Ce n’est pas étonnant que des esprits faibles soient largement perturbés.
Dans mon propos d’aujourd’hui, je n’évoquerai qu’un récent sondage de l’IFOP : 9% des Français croient que la Terre est plate et ce chiffre monte à 24% chez les ados.
« Dans le temps », avant qu’un livre ne soit publié, son contenu était vérifié, modifié si besoin et pouvait même faire l’objet de poursuites.
Aujourd’hui, il n’est pas besoin de posséder le savoir pour prétendre de le diffuser et le partager. N’importe quel imbécile est capable d’arriver dans nos foyers et de jeter en pâture ses idées par l’intermédiaire de nos écrans. Un nouveau métier a vu le jour : influenceur. Cela s’appelait avant représentant de commerce.
Et le pire est à venir. L’intelligence artificielle prend sa place dans ce déluge. Tous les jours, stupéfaits, nous assistons à ce drame qui se déroule sous nos yeux. Nous ne savons plus si ces informations sont réelles ou créées de toute pièce.
Ce n’est pas étonnant que des esprits faibles soient largement perturbés.
Dans mon propos d’aujourd’hui, je n’évoquerai qu’un récent sondage de l’IFOP : 9% des Français croient que la Terre est plate et ce chiffre monte à 24% chez les ados.
Notre Terre, quelle est sa forme ?
Petits rappels.
Thalès de Milet (de -625 à -547) a été le premier à s'être réellement posé la question de la forme de la Terre.
Pythagore, philosophe grec, sera le premier à déclarer que la Terre est sphérique.
Sa forme est plutôt celle d'une sphère légèrement aplatie aux pôles, en raison de sa rotation sur elle-même.
Aristote (-384 à -322) en apporte quelques preuves en observant la forme arrondie de l'ombre de la Terre sur la Lune lors des éclipses.
Quand la Terre s’interpose entre la Lune et le Soleil, on voit l’ombre de la Terre recouvrir petit à petit le disque lunaire. Or, les Grecs avaient déjà noté que cette ombre est circulaire, ce qui signifie que la Terre est nécessairement soit une sphère, soit un disque plat.
Sachant déjà, grâce à l’expérience des bateaux que la Terre n’était pas plate, ils purent sans doute conclure que l’hypothèse de la sphéricité était la plus plausible.
Pythagore, philosophe grec, sera le premier à déclarer que la Terre est sphérique.
Sa forme est plutôt celle d'une sphère légèrement aplatie aux pôles, en raison de sa rotation sur elle-même.
Aristote (-384 à -322) en apporte quelques preuves en observant la forme arrondie de l'ombre de la Terre sur la Lune lors des éclipses.
Quand la Terre s’interpose entre la Lune et le Soleil, on voit l’ombre de la Terre recouvrir petit à petit le disque lunaire. Or, les Grecs avaient déjà noté que cette ombre est circulaire, ce qui signifie que la Terre est nécessairement soit une sphère, soit un disque plat.
Sachant déjà, grâce à l’expérience des bateaux que la Terre n’était pas plate, ils purent sans doute conclure que l’hypothèse de la sphéricité était la plus plausible.
Voici 22 siècles, Ératosthène ( -276 à -194) a non seulement apporté une preuve supplémentaire de la rotondité de la Terre, mais en plus, est devenu célèbre en calculant sa taille avec précision.
Il avait noté que le 21 juin, le Soleil éclairait le fond des puits à Syène lorsqu'il culminait proche du zénith. Mais à Alexandrie, au même moment, un bâton faisait une ombre de 7°. Il connaissait la distance qui sépare les deux cités, 800 km ; il en déduisit la circonférence de la Terre avec une précision assez étonnante : 39 375 kilomètres contre quelque 40 000 kilomètres pour les estimations actuelles.
Il avait noté que le 21 juin, le Soleil éclairait le fond des puits à Syène lorsqu'il culminait proche du zénith. Mais à Alexandrie, au même moment, un bâton faisait une ombre de 7°. Il connaissait la distance qui sépare les deux cités, 800 km ; il en déduisit la circonférence de la Terre avec une précision assez étonnante : 39 375 kilomètres contre quelque 40 000 kilomètres pour les estimations actuelles.
C’est en regardant s’éloigner les bateaux à l’horizon que, dès le IV° siècle avant J.-C., les anciens Grecs auraient découvert que la Terre est ronde. En effet, ils s’aperçurent qu’un bateau gagnant le large semblait s’enfoncer peu à peu sous la ligne d’horizon jusqu’à disparaître, ce qui ne pouvait se produire si la Terre était plate. A mesure qu’il s’éloigne, on voit nettement la coque disparaître avant le mât. Ceci amena probablement les astronomes grecs à penser que la Terre n’était pas plate, sans nécessairement conclure qu’elle était sphérique.
Enfin, l’observation des étoiles fournit une troisième preuve.
Deux personnes qui se trouvent dans des lieux relativement éloignés et observent au même moment la portion du ciel juste au-dessus de la ligne d’horizon ne voient pas les mêmes étoiles : certaines demeurent cachées pour l’un et sont visibles pour l’autre, et inversement.
Or, si la Terre était plate, les deux observateurs devraient voir exactement les mêmes étoiles.
En revanche, sur une Terre sphérique, les deux observateurs éloignés aperçoivent des portions de voûte céleste légèrement décalées.
C’est pour cette raison que les étoiles visibles depuis l’hémisphère Sud et celles visibles depuis l’hémisphère Nord du globe terrestre ne sont pas les mêmes.
On s’en doutait depuis 2 500 ans, on le savait avec certitude depuis quelques siècles, mais il fallut attendre le début des années 1960, pour obtenir la preuve irréfutable de la forme de notre planète.
C’est en effet avec l’avènement de l’ère spatiale et de ses satellites artificiels que furent délivrées les premières photographies révélant le globe terrestre dans toute sa rondeur.
En 1960, premier d’une longue lignée, le satellite météorologique américain Tiros-1 prit 23 000 clichés de la surface et de l’atmosphère de la Terre.
Nous pourrions développer à l’infini toutes ces preuves en notre possession, mettre au défi les plâtistes de nous expliquer comment faire tourner un satellite autour d’un truc plat, de nous amener au bord du disque qui s’ouvre sur l’abîme, de nous dire pourquoi le Soleil ne se lève pas en même temps à Nice, Montpellier et Bordeaux.
Et pourquoi Félix Baumgartner, à 40 km d’altitude, en 2012, a vu la Terre toute ronde avant de s’élancer dans son terrible saut en parachute ?
Deux personnes qui se trouvent dans des lieux relativement éloignés et observent au même moment la portion du ciel juste au-dessus de la ligne d’horizon ne voient pas les mêmes étoiles : certaines demeurent cachées pour l’un et sont visibles pour l’autre, et inversement.
Or, si la Terre était plate, les deux observateurs devraient voir exactement les mêmes étoiles.
En revanche, sur une Terre sphérique, les deux observateurs éloignés aperçoivent des portions de voûte céleste légèrement décalées.
C’est pour cette raison que les étoiles visibles depuis l’hémisphère Sud et celles visibles depuis l’hémisphère Nord du globe terrestre ne sont pas les mêmes.
On s’en doutait depuis 2 500 ans, on le savait avec certitude depuis quelques siècles, mais il fallut attendre le début des années 1960, pour obtenir la preuve irréfutable de la forme de notre planète.
C’est en effet avec l’avènement de l’ère spatiale et de ses satellites artificiels que furent délivrées les premières photographies révélant le globe terrestre dans toute sa rondeur.
En 1960, premier d’une longue lignée, le satellite météorologique américain Tiros-1 prit 23 000 clichés de la surface et de l’atmosphère de la Terre.
Nous pourrions développer à l’infini toutes ces preuves en notre possession, mettre au défi les plâtistes de nous expliquer comment faire tourner un satellite autour d’un truc plat, de nous amener au bord du disque qui s’ouvre sur l’abîme, de nous dire pourquoi le Soleil ne se lève pas en même temps à Nice, Montpellier et Bordeaux.
Et pourquoi Félix Baumgartner, à 40 km d’altitude, en 2012, a vu la Terre toute ronde avant de s’élancer dans son terrible saut en parachute ?
Cela n’a aucune importance. Il n’y a de pire aveugle que celui qui ne veut voir. Il est simplement dommage de constater que le progrès peut renvoyer dans des temps immémoriaux les plus faibles qui sont prêts à croire le premier venu et ses idées les plus folles.
Continuons à rêver et profitons intelligemment des progrès de la science. Je vous invite à embarquer dans la sonde japonaise Kaguya qui entre 2007 et 2009 a tourné autour de la Lune et a pu admirer la Terre dans toute sa splendeur.
Continuons à rêver et profitons intelligemment des progrès de la science. Je vous invite à embarquer dans la sonde japonaise Kaguya qui entre 2007 et 2009 a tourné autour de la Lune et a pu admirer la Terre dans toute sa splendeur.