Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
L’année-lumière
Par Michel Gravereau
L’école primaire nous enseigne que notre France chérie mesure environ 1 000 km du nord au Sud et que la circonférence de la Terre avoisine les 40 000 km.
Déjà, le Soleil se trouve à 150 millions de kilomètres de nous et l’étoile la plus proche de notre système solaire, Proxima dans la constellation du Centaure, n’est pas à moins de 40 mille milliards de kilomètres, de quoi donner le vertige et surtout commettre des erreurs dans la retranscription chiffrée de sa distance.
Il en va de même pour tout objet du ciel, étoiles, planètes, astéroïdes, amas d’étoiles, nébuleuses, galaxies.
Aussi, a-t-on dû prendre une autre unité de mesure. C’est l’’année-lumière. Au stade de nos connaissances, rien ne peut aller aussi vite que la lumière. Elle se propage à 300 000 km par seconde.
L’année-lumière (ou AL) est la distance que la lumière parcourt en un an. Cela semble au départ paradoxal que l’on exprime une distance par ce qui nous parait être une durée, mais c’est ainsi.
Notre Soleil éjecte des particules de lumière, les photons qui mettront ainsi un peu plus de 8 minutes à nous parvenir. 8 minutes-lumière.
En ce qui concerne les étoiles, Proxima se situera donc à 4 années-lumière et la galaxie d’Andromède à 2, 3 millions d’années-lumière.
Rendez-vous compte que si l’on avait dû exprimer la distance en kilomètres, nous aurions écrit pour Andromède 2,3 000 000 000 000 000 000 km. Raisonnablement intenable.
Dans notre ciel d’été, juste au-dessus de nos têtes brillent 3 étoiles en triangle isocèle : Véga de la Lyre, Altaïr de l’Aigle et Deneb du Cygne.
Elles sont respectivement à 27 AL, 17 AL et 3 200 AL, ce qui fait de Deneb l’étoile la plus lointaine que nos yeux peuvent percevoir ; pourtant, elle n’est pas si loin que cela de notre système solaire. N’oublions pas que notre galaxie, la voie lactée, a un diamètre d’environ 100 000 années-lumière.
Les limites de l’Univers sont fixées à 13,5 milliards d’années-lumière, c’est du moins la distance à laquelle le grand télescope spatial Hubble a photographié les galaxies les plus lointaines.
Si nous voulons revenir à des distances plus « humaines », je viens de me pencher sur le cas des sondes Voyager 1 et 2 lancées en septembre 1 977. La plus lointaine et la plus rapide est Voyager 1. Avec une vitesse de près de 17 km par seconde, elle se situe à 170,5 unités astronomiques. Une UA est la distance qui sépare la Terre du Soleil, soit 150 millions de km. Voyager 1 est à 25 milliards 575 millions de km de la Terre. Ramené à l’année lumière, il faut lire 26,64 heures-lumière. Réfléchissons un peu sur ce cas et alimentons nos connaissances lorsque viendra, l’hiver prochain, la longue conversation au coin de l’âtre sur l’existence ou non des extraterrestres.
Nous Terriens, nous avons lancé une sonde qui cherche à quitter notre système solaire. En 49 ans de voyage, elle a parcouru à peine un jour-lumière et je rappelle que la prochaine étoile est à 4,3 AL. Je vous laisse faire le calcul pour savoir dans combien de temps elle s’en approchera. Laissez le répondeur branché.
Cette sonde est toujours active et il faut presque un jour pour recevoir ses messages radio.
Il reste bien entendu à évoquer ce qui est dans l’esprit du plus grand nombre d’entre nous. Les étoiles sont si éloignées qu’il serait permis de croire que leur lumière met tellement de temps à nous parvenir qu’entre temps, elles sont mortes.
Dans l’absolu, cela est peut-être vrai, mais en réalité, du fait de la proximité des étoiles visibles à l’œil nu, c’est faux et toutes les étoiles de nos nuits d’été sont bien vivantes. Il nous faut nous munir d’un très gros télescope pour scruter le ciel profond et s’imaginer que nous admirons les fantômes du passé.
Outre l’éclipse solaire du 12 août, je vous invite à rendre visite à votre transat installé dans un endroit dégagé et à en prendre plein les yeux de ces myriades de petits points lumineux qui enchanteront vos nuits d’été.
Les limites de l’Univers sont fixées à 13,5 milliards d’années-lumière, c’est du moins la distance à laquelle le grand télescope spatial Hubble a photographié les galaxies les plus lointaines.
Si nous voulons revenir à des distances plus « humaines », je viens de me pencher sur le cas des sondes Voyager 1 et 2 lancées en septembre 1 977. La plus lointaine et la plus rapide est Voyager 1. Avec une vitesse de près de 17 km par seconde, elle se situe à 170,5 unités astronomiques. Une UA est la distance qui sépare la Terre du Soleil, soit 150 millions de km. Voyager 1 est à 25 milliards 575 millions de km de la Terre. Ramené à l’année lumière, il faut lire 26,64 heures-lumière. Réfléchissons un peu sur ce cas et alimentons nos connaissances lorsque viendra, l’hiver prochain, la longue conversation au coin de l’âtre sur l’existence ou non des extraterrestres.
Nous Terriens, nous avons lancé une sonde qui cherche à quitter notre système solaire. En 49 ans de voyage, elle a parcouru à peine un jour-lumière et je rappelle que la prochaine étoile est à 4,3 AL. Je vous laisse faire le calcul pour savoir dans combien de temps elle s’en approchera. Laissez le répondeur branché.
Cette sonde est toujours active et il faut presque un jour pour recevoir ses messages radio.
Il reste bien entendu à évoquer ce qui est dans l’esprit du plus grand nombre d’entre nous. Les étoiles sont si éloignées qu’il serait permis de croire que leur lumière met tellement de temps à nous parvenir qu’entre temps, elles sont mortes.
Dans l’absolu, cela est peut-être vrai, mais en réalité, du fait de la proximité des étoiles visibles à l’œil nu, c’est faux et toutes les étoiles de nos nuits d’été sont bien vivantes. Il nous faut nous munir d’un très gros télescope pour scruter le ciel profond et s’imaginer que nous admirons les fantômes du passé.
Outre l’éclipse solaire du 12 août, je vous invite à rendre visite à votre transat installé dans un endroit dégagé et à en prendre plein les yeux de ces myriades de petits points lumineux qui enchanteront vos nuits d’été.