Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Saturne, la planète aux anneaux
Par Michel Gravereau
Le ciel d’été arrive petit à petit et tous les astronomes amateurs ou amateurs d’astronomie guettent l’apparition de la merveille du ciel : Saturne.
Elle se lève encore un peu tard, vers 02 h du matin, mais jour après jour, elle avance son lever de 04 minutes, ce qui veut dire que dans le mois d’août, elle daignera se présenter à nous à des heures convenables et enchanter toutes nos nuits d’automne et d ‘hiver.
Merveille des merveilles du ciel, disais-je. Mais avec un télescope seulement car à l’œil nu, rien ne la distingue d’une étoile ordinaire.
Loin d’être aussi brillante que Vénus ou Jupiter, elle se trouve actuellement dans la constellation des Poissons.
Pour la trouver, vers le début d’août, regardez vers l’horizon SE et avec une carte du ciel, repérez le grand carré de Pégase, immanquable. Dans le prolongement des deux étoiles de gauche, Alpheratz en haut, Algenib en bas, légèrement sur la gauche, un point plus brillant que les quelques étoiles. C’est Saturne. Je vous ai joint une capture d’écran du logiciel Stellarium au 04 août. Saturne sera juste en-dessous de la Lune.
Pour la trouver, vers le début d’août, regardez vers l’horizon SE et avec une carte du ciel, repérez le grand carré de Pégase, immanquable. Dans le prolongement des deux étoiles de gauche, Alpheratz en haut, Algenib en bas, légèrement sur la gauche, un point plus brillant que les quelques étoiles. C’est Saturne. Je vous ai joint une capture d’écran du logiciel Stellarium au 04 août. Saturne sera juste en-dessous de la Lune.
Saturne est 10 fois plus loin du Soleil que ne l’est la Terre : 1,5 milliards de km et son diamètre est 9 fois plus grand que celui de notre planète. Nous pourrions mettre 770 fois la Terre dans Saturne. C’est la deuxième planète dans l’ordre de taille après Jupiter.
Par contre, ses anneaux représentent 22 fois le diamètre de la Terre pour une épaisseur variant de 10 à 100 mètres. Rendez-vous compte qu’ils sont plus fins d’un DVD en proportion.
Il semblerait, si l’on en croit les études faites par la sonde Cassini, que ces anneaux furent créés par une comète ou un astéroïde rentré dans le champ gravitationnel de Saturne et broyé petit à petit par les marées gravitationnelles.
Saturne, tout comme Jupiter, Uranus et Neptune, est une boule de gaz et il est donc impossible d’y poser le moindre engin dessus.
Elle met 29 ans à faire le tour du Soleil alors qu’il ne faut qu’un an à la Terre pour parcourir son orbite. Mais tout comme Jupiter, c’est une véritable toupie car elle tourne sur elle-même en 10 h 53 seulement. Comparaison avec la Terre : une rotation en un jour.
Alors qu’un seul satellite naturel tourne autour de nous, la Lune, c’est un fourmillement de petits objets qui gravitent autour de Saturne 274 recensés à ce jour. Un record.
Le plus gros, Titan, est la seule lune à posséder une atmosphère. Elle est plus grosse que Mercure, tout comme Ganymède, lune de Jupiter.
Profitant du voyage de la sonde Cassini, l’ESA l’a accompagnée d’un atterrisseur qui s’est posé sur Titan en janvier 2 004 : Huygens. C’est à ce jour, l’endroit le plus éloigné du système solaire où l’homme a posé un robot. Cet intérêt pour Titan repose dans son atmosphère de méthane qui interroge les scientifiques alors que la température avoisine les moins 200 ° C. On y trouve des hydrocarbures. Ne me faites pas dire que Total étudie la possibilité de l’exploiter par un pipe-line.
Une autre lune de Saturne retient toute l’attention des scientifiques qui préparent l’envoi d’une sonde sur elle : Encelade. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle présente de puissants geysers de glace et serait un habitat potentiel à une vie microbienne. Je ne serai hélas plus là pour voir le jour où cette sonde ira explorer l’océan sous cette couche glacée et qui pourrait receler, comme Europe, lune de Jupiter, des bribes de vie.
Si nous pouvons espérer trouver la vie biologique dans notre système solaire, ce n’est malheureusement plus que sur ces deux lunes.
Par contre, ses anneaux représentent 22 fois le diamètre de la Terre pour une épaisseur variant de 10 à 100 mètres. Rendez-vous compte qu’ils sont plus fins d’un DVD en proportion.
Il semblerait, si l’on en croit les études faites par la sonde Cassini, que ces anneaux furent créés par une comète ou un astéroïde rentré dans le champ gravitationnel de Saturne et broyé petit à petit par les marées gravitationnelles.
Saturne, tout comme Jupiter, Uranus et Neptune, est une boule de gaz et il est donc impossible d’y poser le moindre engin dessus.
Elle met 29 ans à faire le tour du Soleil alors qu’il ne faut qu’un an à la Terre pour parcourir son orbite. Mais tout comme Jupiter, c’est une véritable toupie car elle tourne sur elle-même en 10 h 53 seulement. Comparaison avec la Terre : une rotation en un jour.
Alors qu’un seul satellite naturel tourne autour de nous, la Lune, c’est un fourmillement de petits objets qui gravitent autour de Saturne 274 recensés à ce jour. Un record.
Le plus gros, Titan, est la seule lune à posséder une atmosphère. Elle est plus grosse que Mercure, tout comme Ganymède, lune de Jupiter.
Profitant du voyage de la sonde Cassini, l’ESA l’a accompagnée d’un atterrisseur qui s’est posé sur Titan en janvier 2 004 : Huygens. C’est à ce jour, l’endroit le plus éloigné du système solaire où l’homme a posé un robot. Cet intérêt pour Titan repose dans son atmosphère de méthane qui interroge les scientifiques alors que la température avoisine les moins 200 ° C. On y trouve des hydrocarbures. Ne me faites pas dire que Total étudie la possibilité de l’exploiter par un pipe-line.
Une autre lune de Saturne retient toute l’attention des scientifiques qui préparent l’envoi d’une sonde sur elle : Encelade. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle présente de puissants geysers de glace et serait un habitat potentiel à une vie microbienne. Je ne serai hélas plus là pour voir le jour où cette sonde ira explorer l’océan sous cette couche glacée et qui pourrait receler, comme Europe, lune de Jupiter, des bribes de vie.
Si nous pouvons espérer trouver la vie biologique dans notre système solaire, ce n’est malheureusement plus que sur ces deux lunes.
Quatre sondes interplanétaires l’ont approchée, comme Pionner 11, les Voyager 1 et 2, en 1979, et Cassini-Huygens en 2004.
Son atmosphère gazeuse connaît des vents d’une violence inouïe : 1 800 km/h. Un peu moins que ceux qui parcourent Neptune.
Les anneaux de Saturne.
Certes, si les trois autres planètes gazeuses, Jupiter, Uranus et Neptune possèdent aussi un anneau, seul, l’anneau de Saturne est visible depuis la Terre.
Ce sont des milliards de petits corps allant du micromètre à plusieurs mètres qui gravitent autour. C’est de l’eau glacée et même si depuis la Terre, nous voyons un disque continu, ces corps sont séparés et présentent même une vitesse orbitale propre. La sonde Cassini est passée à travers ces anneaux pendant sa mission autour de Saturne.
En 1 609, Galilée, avec sa lunette astronomique, avait observé Saturne et y avait vu deux excroissances de part et d’autre du globe de saturne.
Mais ce n’est qu’en 1 655 que Huygens, astronome hollandais, avec un télescope plus performant, a perçu la réalité des anneaux. Ces anneaux qui se balancent au fil du temps, sur une période de 15 ans.
Actuellement, ils sont en train de s’ouvrir alors qu’ils n’étaient visibles que par la tranche. Dans quelques temps, Saturne sera un véritable régal à observer.
Son atmosphère gazeuse connaît des vents d’une violence inouïe : 1 800 km/h. Un peu moins que ceux qui parcourent Neptune.
Les anneaux de Saturne.
Certes, si les trois autres planètes gazeuses, Jupiter, Uranus et Neptune possèdent aussi un anneau, seul, l’anneau de Saturne est visible depuis la Terre.
Ce sont des milliards de petits corps allant du micromètre à plusieurs mètres qui gravitent autour. C’est de l’eau glacée et même si depuis la Terre, nous voyons un disque continu, ces corps sont séparés et présentent même une vitesse orbitale propre. La sonde Cassini est passée à travers ces anneaux pendant sa mission autour de Saturne.
En 1 609, Galilée, avec sa lunette astronomique, avait observé Saturne et y avait vu deux excroissances de part et d’autre du globe de saturne.
Mais ce n’est qu’en 1 655 que Huygens, astronome hollandais, avec un télescope plus performant, a perçu la réalité des anneaux. Ces anneaux qui se balancent au fil du temps, sur une période de 15 ans.
Actuellement, ils sont en train de s’ouvrir alors qu’ils n’étaient visibles que par la tranche. Dans quelques temps, Saturne sera un véritable régal à observer.
Merveille des merveilles dans le ciel, Saturne vaut vraiment le détour et cette sixième planète du système solaire laisse un souvenir impérissable chez ceux qui ont eu la chance de l’apercevoir au fond de l’oculaire d’un télescope.
Tout cet été et l’automne qui suivra, elle présidera la voûte céleste et les différents clubs d’astronomie ne manqueront pas de tourner leurs instruments vers elle pour en faire profiter tous les curieux de l’Univers. Faites partie de ces curieux.
Tout cet été et l’automne qui suivra, elle présidera la voûte céleste et les différents clubs d’astronomie ne manqueront pas de tourner leurs instruments vers elle pour en faire profiter tous les curieux de l’Univers. Faites partie de ces curieux.