Tout cela se passe au-dessus de nos têtes
Vénus, planète maudite.
Par Michel Gravereau
Vous ne pouvez pas rater Vénus dans le ciel en ce moment et dans les semaines qui viennent.
En effet, dès que le Soleil se couche, vers l’horizon ouest, apparaît un point très brillant pas très haut dans le ciel. Sa luminosité va dépasser largement celle des étoiles : c’est Vénus.
La deuxième planète de notre système solaire dans l’ordre d’éloignement par rapport au Soleil est là, tel un phare.
Si vous avez la possibilité de la regarder dans un télescope, la vision va vous étonner. Tous les soirs, en la montrant, j’entends cette réflexion : c’est la Lune. Non, ce n’est pas la Lune, mais elle apparaît telle une demi-Lune. A peu de chose près à la même distance du Soleil, elle est éclairée par moitié, comme toutes les planètes, et nous la voyons donc par la tranche. A droite, la partie ensoleillée, à gauche la partie dans la nuit.
Dans la mesure où elle ne se trouve qu’à 100 millions de kilomètres du Soleil contre 150 pour la Terre, elle va venir passer entre la Terre et le Soleil en novembre. Circulant plus vite que la Terre dans sa course autour du Soleil, elle va se rapprocher de nous, devenir, à nos yeux, de plus en plus grosse, mais toujours dans un télescope, apparaître comme un croissant de Lune. Elle va « descendre » sur la ligne d’horizon et rester de moins en moins longtemps le soir.
Vénus est souvent présentée dans certains livres comme la sœur jumelle de la Terre. Il lui est donné aussi parfois de nom de « Planète de l’Amour ».
Je vous laisse juge.
Vénus a subi, il y a bien longtemps, un énorme volcanisme qui a recraché dans son atmosphère une quantité considérable de gaz carbonique lui donnant ainsi un effet de serre comme nous n’en connaissons nulle part ailleurs. Cela a une conséquence que les humains devraient prendre en compte s’agissant du destin de notre brave Terre que nous martyrisons.
Deux fois plus loin du Soleil que Mercure sur laquelle nous enregistrons une température de 450 degrés, Vénus affiche 480 degrés. Uniquement par l’effet de serre. Nous ne pouvons pas nous empêcher de faire le rapprochement avec la Terre.
De plus, Vénus a une pression atmosphérique 90 fois supérieure à celle de la Terre. C’est-à-dire qu’à la surface de Vénus, nous aurions une pression équivalente à celle rencontrée à 900 m sous l’eau. Rappelons que les sous-marins ne dépassent pas 200 à 300 mètres à cause de la pression.
Ce fut la grosse surprise des scientifiques soviétiques, lorsque à la fin des années 1960, ils lancèrent les sondes Vénéra vers Vénus. En descendant dans l’atmosphère, elles furent écrasées par la pression. Il fallait construire plus costaud.
Depuis, des tas de projet ont vu le jour pour mieux comprendre cette proche planète. La NASA, avec Mariner, les Européens et d’autres tournent autour, analysent son atmosphère, scrutent au radar son sol.
Il y pleut sur Vénus. Mais c’est de l’acide sulfurique. Pas bon pour les poumons !
Je vous laisse juge.
Vénus a subi, il y a bien longtemps, un énorme volcanisme qui a recraché dans son atmosphère une quantité considérable de gaz carbonique lui donnant ainsi un effet de serre comme nous n’en connaissons nulle part ailleurs. Cela a une conséquence que les humains devraient prendre en compte s’agissant du destin de notre brave Terre que nous martyrisons.
Deux fois plus loin du Soleil que Mercure sur laquelle nous enregistrons une température de 450 degrés, Vénus affiche 480 degrés. Uniquement par l’effet de serre. Nous ne pouvons pas nous empêcher de faire le rapprochement avec la Terre.
De plus, Vénus a une pression atmosphérique 90 fois supérieure à celle de la Terre. C’est-à-dire qu’à la surface de Vénus, nous aurions une pression équivalente à celle rencontrée à 900 m sous l’eau. Rappelons que les sous-marins ne dépassent pas 200 à 300 mètres à cause de la pression.
Ce fut la grosse surprise des scientifiques soviétiques, lorsque à la fin des années 1960, ils lancèrent les sondes Vénéra vers Vénus. En descendant dans l’atmosphère, elles furent écrasées par la pression. Il fallait construire plus costaud.
Depuis, des tas de projet ont vu le jour pour mieux comprendre cette proche planète. La NASA, avec Mariner, les Européens et d’autres tournent autour, analysent son atmosphère, scrutent au radar son sol.
Il y pleut sur Vénus. Mais c’est de l’acide sulfurique. Pas bon pour les poumons !
De toutes les planètes de notre système solaire, Vénus est certainement la plus hostile par sa température, son atmosphère. Elle représente ce que pourrait, à long terme, devenir la Terre si nous continuons à balancer des gaz à effet de serre dans notre atmosphère.
Pour consolation, il nous reste à l’admirer tous les soirs à venir, dans les lueurs du couchant, et à comprendre par sa beauté pourquoi les bergers l’ont ainsi choisie comme « leur étoile ». L’étoile du berger n’est pas une étoile, c’est une planète, le troisième astre le plus lumineux du ciel, après le Soleil et la Lune.
Pour consolation, il nous reste à l’admirer tous les soirs à venir, dans les lueurs du couchant, et à comprendre par sa beauté pourquoi les bergers l’ont ainsi choisie comme « leur étoile ». L’étoile du berger n’est pas une étoile, c’est une planète, le troisième astre le plus lumineux du ciel, après le Soleil et la Lune.